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Vous hésitez à faire un 3e enfant? Vous êtes enceinte de bb3 et vous vous demandez quels changements vont intervenir dans votre vie? Voilà quelques aperçus 😉 

Enfin… plus nous serons nombreux, plus familles-nombreuses.ch pourra vous proposer de bons plans… ;-)

Au plaisir de vous lire!!!
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Est-ce que vous avez fini ?

Récemment, quelqu’un m’a demandé: “Vous allez faire un petit 7e ou vous avez fini?”

(bon, déjà, je ne fais pas de “petit” enfant, hein… surtout avec un mari mesurant plus de deux mètres… même si je sais qu’on me parle de petit en terme affectueux…).

Mais ce mot: fini… La fin. La fin de la maternité… Pendant longtemps, impossible de répondre.

Mais maintenant, cette question, je ne la redoute plus. “Non, c’est fini. On va s’arrêter à 6 enfants.” Quel chemin pour arriver à le prononcer, à le comprendre, à l’accepter et à le réaliser. C’est un cheminement propre à chaque femme, chaque couple.

Alors, j’ai cherché à en savoir plus. Je me demande si c’est plus difficile lorsqu’on a connu beaucoup de grossesses ou non. J’ai posé la question à beaucoup de mamans de familles nombreuses. J’ai récolté énormément de réponses, preuve que le sujet est vaste… (Je profite d’ailleurs pour remercier toutes ces mamans pour leur sincérité et leur humour!)

Eh oui… Lorsqu’on décide d’avoir un enfant (a priori, le dernier), des doutes, autres que l’aspect financier, logistique ou physique, surviennent, même après avoir discuté de manière sereine en couple.

Est-ce vraiment la dernière fois que j’appréhende cette attente du retard?
Est-ce vraiment la dernière fois que je fais un test positif?
Est-ce vraiment la dernière fois que je vois mon ventre s’arrondir et sentir les coups de pieds?
Est-ce vraiment ma dernière grossesse?
Est-ce vraiment la dernière fois que je vais donner la vie?
Est-ce vraiment ma dernière rencontre avec une (ou plus) petite vie qu’on aura portée?
Est-ce vraiment le dernier enfant que je vais créer, voir grandir et accompagner dans la vie?

Est-ce vraiment LE dernier?

@familles-nombreuses.ch
Le dernier?

Lorsque ce dernier-né est là, qu’on le caresse, qu’on le nourrit, qu’on le regarde dormir… Alors, toujours, se pose toujours la question : “Vais-je revivre une fois tout ceci, ou est-ce FINI?”

La maternité, et sa fin, est quelque chose qui relève de son propre vécu, de ses représentations, de sa propre enfance, de ses attentes et de beaucoup de sentiments et ressentis, très personnels. Parce que, ne plus avoir d’enfants, cela signifie que cela ne reviendra plus. Que cette expérience est derrière. Elle renvoie au temps qui passe, à la fin de la maturité, au début de la vieillesse… Nous sommes toutes confrontées, en tant que maman, a la fin de la maternité, voulue ou subie. C’est un deuil à faire, rempli de beaucoup d’émotions aussi. Faire le deuil d’avoir un nouvel enfant, c’est faire le deuil de toute cette expérience féminine, très intime… Et puis, ce moment est très personnel. Chaque maman (et chaque papa) a ses raisons, son ressenti et ce moment peut être la conséquence de différents éléments.

Suite à des drames familiaux, plusieurs mamans m’ont confié qu’il était devenu impossible de penser à un autre enfant. Une séparation, par la force des choses, peut amener aussi prématurément (ou non) à la fin de maternité. Enfin, parfois, la nature se charge seule de mettre un frein à la maternité.

Parfois, le papa a imposé sa décision. Quelques-unes m’ont confié que c’était plus facile lorsque c’était le papa qui choisissait, car finalement, les mamans n’avaient pas à prendre LA décision…

D’autres mamans ont connu des grossesses compliquées ou des accouchements traumatisants. La fatigue, la charge mentale, la dépression post-partum, tous ces aspects (souvent tabou) de la maternité ont contribué à la fin de la maternité chez plusieurs mamans. Le burn-out maternel existe, et il devient essentiel de penser à soi, de prendre du temps pour soi, de travailler à nouveau,… Envisager un nouvel enfant n’est alors plus possible. Lorsque l’on atteint ses propres limites physiques ou mentales, il est vital de les respecter, pour son propre bien-être mais aussi pour celui de toute sa famille.

De nombreuses mamans ont parlé aussi du ressenti de plénitude, de se sentir complète. L’exemple de la chaise vide autour de la table a été évoquée plusieurs fois (chez moi aussi, d’ailleurs!). J’en rigole avec mon mari en disant : “Heureusement que nous n’avons pas une table plus grande ;-)” ! Une fois les places remplies, le désir d’enfant s’est éteint gentiment, pour ne plus réapparaître. Certaines mamans ont SU. Tout de suite, dès leur test de grossesse, après avoir accouché. C’était le dernier, elles ne sont jamais revenues sur leur décision. D’ailleurs, elles ne ressentent plus aucune nostalgie, aucun manque ni aucune envie lorsqu’elles voient d’autres ventres ronds, sont heureuses de profiter de petits bébés mais encore plus de les rendre après quelques heures … Ce sont aussi elles qui vont paniquer si elles ont du retard… 😉

Des considérations plus “matérielles” sont aussi évoquées. En effet, lorsque le dernier bébé arrive avec un autre, par exemple ;-), voire lorsqu’il arrive alors qu’il n’était pas spécialement attendu… L’âge est un élément important: soit l’âge élevé, soit la limite fixée par la maman elle-même, de manière tout à fait arbitraire… L’écart entre les enfants peut également être déterminant pour certains couples. Certaines m’ont dit que lorsqu’elles contemplaient leur compte en banque, l’état de leur salon ou du panier de linge sale, l’envie d’enfant disparaissait comme par magie 😉

Quand l’idée de repasser par l’étape des couches, des compotes, quand l’envie de “redevenir” plus une femme qu’une maman, quand l’envie de profiter des plus grands ou de son couple est plus forte que l’envie d’avoir un autre enfant, quand finalement, la maternité est plutôt envisagée du côté négatif (le corps qui change beaucoup et qu’il faut se réapproprier) alors, le désir d’enfant se tarit et disparaît. De même, lorsqu’elles réalisent qu’elles auront toujours envie d’être enceinte, d’accoucher, de profiter des premiers mois très fusionnels, d’allaiter… mais qu’elles ne veulent pas d’un enfant, juste d’un bébé… La raison prend le dessus, et le deuil peut se faire. Le fait d’avoir des enfants plus grands, avec toute l’énergie et le suivi que certains demandent, calment les ardeurs de beaucoup de mamans aussi.

Enfin, pour d’autres, l’acceptation et le deuil sont intervenus après plusieurs années, parfois après avoir attendu que le dernier ait franchi certaines étapes, comme la propreté, l’entrée à l’école ou le fait de voir que l’on peut faire plein de choses sympa sans un bébé! Un grand voyage, un changement de vie, une entreprise, bref… la maternité est souvent remplacée par un projet personnel.

Et puis… il y a celles qui n’ont pas connu ce moment… ou pas encore…

Personnellement, le choix des mots a été important. Quand on me demandait si c’était le dernier, je répondais que c’était le plus jeune.
Mais là, je peux le dire, punk6 est bel et bien mon dernier enfant <3, mon p’tit dernier!

Et vous, avez-vous … “fini”?

Attrape-rêves

“Dormir, c’est pour les faibles”, “trop de sommeil tue le sommeil” ou encore “on dormira quand on sera mort” sont les 3 devises que nous avons fait nôtres depuis que nous avons des enfants.
Quoique… nous pouvons nous estimer plutôt chanceux, car mine de rien, nous dormons quand même facilement plusieurs nuits par semaine sans interruption (OK, peut-être un peu moins que “plusieurs”).
Quand tout se passe bien.

Alors, avant que vous ne me parliez d’injustice, il faut juste savoir que punk2 nous a réveillés pendant plus de 19 mois, entre 1 et 7 fois par nuit… (et j’étais enceinte puis ai accouché de punk3… je vous laisse imaginer mon état neurologique…). Heureusement, à un moment donné, la roue tourne. Si, si! Bon, parfois, ça prend plus que 19 mois… ou pas… ^^

Donc, quand tout se passe bien, nous dormons plutôt pas mal.
Et il y a les autres fois: les maladies, les orages, les feux d’artifice, l’alarme qui se déclenche toute seule, les pipis nocturnes, les gourdes vides (qui sont peut-être à mettre en relation avec la cause précédente), les terreurs nocturnes et les cauchemars…

Concernant ces derniers, j’ai essayé plusieurs choses: de faire dessiner ou écrire leur cauchemar, mais généralement, ils préfèrent la parole (ou les cris); dessiner un panneau “Interdit aux fantômes” ou “Interdit aux cauchemars” sur leur porte, mettre des veilleuses, les faire dormir à plusieurs, parfumer leur oreiller de gouttes d’huile essentielle, mettre de la musique, leur parler avant le sommeil… Je sais que ce n’est que par phase… mais quand même… n’étant pas une couche-tôt, mes nombres d’heures de sommeil ne sont pas extensibles… Bref, tout ça pour dire que j’ai essayé plusieurs choses.

Punk2 a presque toujours eu un attrape-rêves (ou attrape-cauchemars). Cette “déco” l’a toujours bien aidé, lui qui est facilement angoissé. Donc forcément, punk 4, faisant pas mal de cauchemars ces derniers mois, m’a dit vouloir aussi un attrape-cauchemars.
Pétrie de bonnes intentions, confiante en ma capacité artistique, je décide de le faire nous-mêmes!  (J’avais oublié, sûrement inconsciemment, l’épisode du bricolage des chauves-souris… ^^… Ah, vous aussi, vous aviez oublié? Pas grave, je remets le lien… hein… ).

Je demande à ma maman des chutes de laine (je ne tricote pas… le côté manuel et moi, ça fait 2… oui, mais je peux sûrement m’améliorer… hein… on y croit! J’y crois!), je passe commande des cercles en métal, de plumes, de petites étoiles et coeurs brillants… Et j’attends. Je procrastine à fond parce que je sens que ça va arriver… Comme un sentiment de déjà-vu… Sans pouvoir vraiment me rappeler pourquoi… Tous les prétextes sont bons pour éviter de NOUS mettre à la tâche.

Sauf que là… c’est les vacances, il y a du brouillard, les punks tournent comme des fauves en cage (je suis fatiguée – étonnamment – et vraiment pas envie de sortir… ). Plus question de repousser ce sympathique partage familial!

Déjà, il faut faire des recherches sur internet. Trouver le bon modèle. Ne surtout pas se souvenir de mes tentatives de fabrication de cette invention de génie, le slime. Surtout pas ne pas se souvenir du nombre de tentatives… Ne pas céder à la tentation d’en acheter tout fait (tu es forte, tu es capable de résister… si si… ouais mais bon, ils sont super jolis… Non, on a dit qu’on passait un moment sympa en famille… ferme la page immédiatement!), trouver LE TUTO sur Yout*be. Re-regarder la démo sur Yout*be. Et encore car j’ai des doutes sur la langue (ah non, ce n’est pas du chinois??). Se dire que ça n’a pas l’air compliqué, (merde à la fin, je ne suis pas plus bête qu’une autre!), et… se lancer!

Les 2 punks présents à la maison sont à un niveau d’excitation telle qu’on se croirait… à Noël… ^^. Ils choisissent les couleurs, les décos, je leur montre comment faire. Ils commencent le pourtour du cercle.

Attrape-rêves fabriqué par mes petites mains .
Familles-nombreuses.ch

Ma fille a tout de même beaucoup persévéré puisqu’elle a terminé son cercle en 30 minutes (elle avait une laine épaisse… et le cercle était plutôt grand. Pour ma part, j’ai mis… 45 min… mauvais choix tactique… laine trop fine… j’ai retenu la leçon!). Mais lorsqu’il a fallu s’attaquer au tissage de la toile, après avoir regardé encore 3x la démo sur Yout*be (franchement, même après 10 fois, je ne comprends tjs pas!!! Je commence à douter de mes capacités intellectuelles…), le cercle a volé à travers la pièce, accompagné de jurons très charmants, sitôt répétés par punks 5 puis 6 (dans son langage à lui, bien sûr). Mon fils, punk2, 10.5 ans, trouve que les filles se donnent trop de peine. Il termine donc le pourtour du cercle et le tissage en 15 minutes chrono, car “quand même, je suis créatif, j’ai trouvé une technique qui va bien plus vite”. Il décide qu’il donnera son oeuvre à un de ses frères…

Voilà. Ce fut notre moment bricolage en famille.
Les 3 heures qui ont suivi (en 2 fois, je vous rassure), ce fut MON moment créatif. Punk6 était très content de me donner un coup de main, en venant placer ses mains dans la toile, en tirant les pelotes de laine, en bouffant des coeurs en plastique, en jouant avec les rubans, en renversant les sachets d’étoiles…

Vous dire que j’ai gardé mon calme serait vous mentir… Je vais donc juste vous dire que finalement, les punks ne sont pas trop regardants aux détails, qu’ils sont tout contents de leur attrape-rêve et que depuis 2 jours… JE DORS!
Enfin, pas hier soir, car il y a eu un feu d’artifice…^^

 

Joyeuses fêtes!

vitrail en papier, fait par punk 4

En cette veillée de Noël,

A toutes et à tous, je souhaite de très belles et douces fêtes de fin d’année, rempli d’amour et de partage(s).

Que les tensions s’apaisent, que les coeurs se réchauffent et que les sourires illuminent le visage de vos proches.

Je vous embrasse.
A bientôt!

Sophie, 18e maman formidable

Bonjour,

En ce mois de décembre, et avec un peu de retard dû à un début de mois placé sous les microbes, je vous présente enfin ma 18e maman formidable, Sophie. Agée de 48 ans, mariée depuis 25 ans à John, 56 ans ; ils ont quatre enfants : un garçon de 19 ans, deux filles de 14 et 12 ans, et un garçon de 6 ans et demi. Leur fils aîné travaille dans l’armée navale en Angleterre depuis ses 18 ans ; il retourne chez eux pour ses vacances, au gré de ses permissions, environ tous les 3-4 mois. Particularité chez cette famille: leurs enfants ne vont pas à l’école, et Sophie s’occupe beaucoup de son papa, malade, qui habite à deux pas de chez elle.

Je la remercie vraiment pour son témoignage touchant, sincère et sans filtre.

Est-ce que toi ou ton mari êtes issus d’une famille nombreuse ?
Mon mari, oui – il est le deuxième de quatre garçons. Pour ma part, je n’ai qu’une soeur.

Et fonder une famille nombreuse, c’était un rêve de petite fille ?
Oui! J’ai eu une enfance et une adolescence très difficiles; mes parents ont divorcé quand j’avais onze ans et je l’ai très, très mal vécu. Je rêvais tout le temps de vivre dans une grande famille heureuse, et comme ce n’était pas le cas, j’imaginais tout le temps comment je fonderais ma propre famille nombreuse – et heureuse.

Comment a réagi ton entourage, ta famille, à l’annonce des tes 3e puis 4e grossesses ?
Déjà à l’annonce de ma troisième grossesse, ma famille était mitigée. Nous avons un garçon en premier, et en fille en deuxième… lorsque j’ai annoncé que j’étais de nouveau enceinte, beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi nous voulions un troisième, alors que nous avions déjà “un de chaque”!!! Ma mère était inquiète et m’a plusieurs fois demandé si ce n’était pas trop, un troisième…
Mais ces réactions n’étaient rien par rapport à la déferlante de remarques négatives quand je suis tombée enceinte de notre quatrième! Lorsque nous avons annoncé la nouvelle (très heureuse pour nous!) à ma mère et son mari, nous les avons vu pâlir comme si nous leur annoncions que nous avions une maladie grave. Ma mère s’est exclamée, lorsqu’elle a retrouvé la parole: “J’espère que c’est une plaisanterie!”… Tout au long de la grossesse, elle est restée très négative sur ce nouveau bébé à venir, à tel point que nos autres enfants ne voulaient plus aller la voir, pour ne plus entendre ses propos blessants sur le bébé. Encore aujourd’hui, nous restons tous marqués par cette réaction horrible et avons de la peine à pardonner.
La plupart des gens autour de nous, lorsqu’ils ont appris que nous attendions un quatrième, nous demandait ouvertement si c’était “un accident”. Nous avons finalement eu peu de réactions positives – seule ma belle-mère, qui a eu quatre enfants elle-même, était véritablement ravie.
Après notre quatrième, je suis retombée enceinte trois fois d’un petit cinquième, que j’ai perdu chaque fois. Notre deuxième perte, à 12 semaines, a été particulièrement douloureuse, et du coup j’en ai parlé à ma famille – j’aurais mieux fait de me taire, car je n’ai eu aucun réconfort, tant l’idée que nous pourrions avoir un cinquième enfant leur paraissait déraisonnable…

@familles-nombreuses.ch

Raconte-nous une journée type de ta semaine.
C’est difficile de raconter une journée type, parce que chaque jour est différent ! Par contre je dirais que j’ai une espèce de « cadre » qui est à peu près comme ça :
6h : je me lève avant tout le monde, je travaille sur l’administratif et l’intendance.
8h : tous les enfants sont debout, nous faisons du travail scolaire.
12h : pause repas
Après-midi, environ entre 13h et 16h : activités ensemble à l’extérieur.
16h : moment libre pour les enfants, administratif/courses/aide à mon père/préparation du repas/etc pour moi.
19h : routine du coucher pour le petit
20h : le petit dort, les grands s’occupent tranquillement, moment de travail divers pour moi.
22h : dans l’idéal je vais au lit et passe un moment à discuter avec mon mari et à lire un bon livre.
23h : dodo
Bon… ce cadre-là, c’est en très gros… là-dedans il faut caser mille choses : en plus de l’instruction des enfants, je m’occupe de la comptabilité de mon mari indépendant, de 80% des affaires administratives de mon père et de la coordination de ses divers traitements, soins, etc., je suis impliquée dans la défense du droit de faire l’instruction hors école, j’essaye de monter une petite entreprise en ligne, et je gère tout l’administratif de notre famille. Il faut aussi, bien sûr, caser les divers rendez-vous de médecin – pour nous et pour mon père – , faire les courses – aussi pour nous et lui -, passer du temps au téléphone avec notre fils aîné, organiser les anniversaires et fêtes de famille, etc… la liste pourrait être très longue, mais je m’arrête là ! Certaines semaines j’assure à 200%, d’autres semaines, un peu moins !
Ce qui m’aide, ce sont certaines routines assez immuables : me lever avant les enfants, mettre une lessive tous les matins (que les enfants plient et rangent en fin de journée), préparer ma liste de menus et de courses une fois par semaine, préparer un bout du repas du soir le matin déjà, etc. J’essaye aussi, tous les jours, de prendre ne serait-ce que cinq minutes pour méditer, respirer et me centrer.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi dans la gestion d’une famille nombreuse ?
Pour moi, clairement, le plus difficile est de ne jamais avoir aucun relais, aucun temps de respiration. J’aurais vraiment besoin de famille autour de moi – grand-parents ou oncles/tantes – qui, une fois de temps en temps, prenne les enfants une journée pour que je puisse juste être seule un moment. Je trouve parfois aussi assez difficile d’être tout le temps sollicitée d’une façon ou d’une autre – avec quatre enfants, il y a forcément presque toujours l’un d’entre eux qui a un besoin, une demande, une maladie… bien sûr ils ont appris à attendre, à patienter, mais pour moi, parfois, j’ai l’impression que ça ne finit jamais !

Est-ce que tu as de l’aide ?
J’ai Andreza, que j’appelle ma fée du ménage, qui vient deux heures par semaines. C’est tout. Si nous avions plus d’argent, je la paierais sans hésitation pour venir plus. Ces deux heures sont un luxe, vraiment, théoriquement dans le budget c’est une dépense de trop, mais je me suis forcée à m’autoriser ça depuis que je m’occupe beaucoup de mon père.
Pour le reste, je n’ai aucune aide, et je veux vraiment dire aucune. Ma famille ne prend jamais, jamais nos enfants. Les dernières 24 heures que mon mari et moi avons eues seuls, c’était en 2012, avant d’avoir notre quatrième, quand une amie qui a elle-même quatre enfants nous avait pris nos trois pour une nuit.

Qu’est-ce qui te manque le plus depuis que tu as 4 enfants ?
Honnêtement, rien vraiment ! J’adore avoir les quatre ! Ce qui me manque, c’est de temps en temps d’avoir du silence, un moment où je n’ai pas besoin de parler… mais ça me manquerait aussi si je n’avais que deux enfants, ce n’est pas spécifique à la famille nombreuse je crois !

Si tu avais une baguette magique…
… ah là, sans hésiter, je demanderais des grand-parents, des vrais ! Qui auraient envie de prendre de temps en temps les enfants une journée, passer des moments supers avec eux, et nous donner du coup aussi un peu de relais !

Pourrais-tu partager avec nous de beaux moments de grossesse ou d’accouchement ?
Il y en a tellement… difficile de savoir que choisir ! Notre deuxième a mis des années à venir et nous croyions que nous n’aurions qu’un enfant… le moment où j’ai découvert que j’étais enceinte d’elle était juste merveilleux !
Et bien sûr, chaque naissance était magique, merveilleuse… cette rencontre avec ce nouvel être, ce petit humain si vulnérable et si parfait en même temps… j’en ai les larmes aux yeux rien que d’y penser !
Une chose qui m’a énormément touchée, c’est l’émotion de mon mari aux naissances. Ce n’est pas un homme qui montre beaucoup ses émotions. Mais je n’oublierai jamais comment, à la naissance de notre quatrième, il n’arrivait plus à parler… puis quand il a retrouvé sa voix, il m’a dit en français : « c’est un petit garçon » – alors que nous parlons toujours, toujours, toujours anglais ensemble ! C’était très émouvant, je ne sais pas vraiment pourquoi – mais de l’entendre si remué qu’il en oubliait sa propre langue, c’était fort.

Qu’as-tu appris avec ces nombreuses maternités ?
Incontestablement j’ai appris à lâcher… Peu s’est passé comme je l’avais imaginé ou désiré, et ça a été douloureux parfois, mais ça m’a appris à lâcher, à prendre la vie comme elle est, à apprécier les bonheurs, à arrêter de tout vouloir contrôler et planifier. J’ai appris à regarder et à vivre l’essentiel, à être dans le moment présent, à faire confiance. J’ai découvert aussi que j’ai une force inouïe, que je ne soupçonnais pas !

Que conseillerais-tu à une maman qui hésite à se lancer dans l’aventure « famille nombreuse » ?
Si c’est un rêve pour elle et son conjoint, je lui dirais d’y aller, les yeux fermés, avec confiance !

Penses-tu à un autre « petit dernier » ?
Je rêve toujours d’un cinquième, oui ! La porte est ouverte s’il veut venir… Maintenant le corps bien sûr a son programme à lui, et je travaille à l’accepter.

Quelque chose d’autre à ajouter ?
Oui, je voudrais juste rajouter que je ne me lasse pas de voir les enfants grandir et devenir des « personnes », avec leurs projets, leurs désirs, leurs vies à eux qui se dessinent. Si j’ai trouvé absolument merveilleux de les avoir petits, de porter mes bébés, de les allaiter, d’être complètement fusionnelle avec eux, je trouve au moins aussi merveilleux de les avoir maintenant plus grands. Je regarde en arrière et me dis que notre immense investissement, à mon mari et moi, a vraiment valu la peine.

Noël sans jouet mais féerique…

Pas envie d’un Noël trop commercial?

Personnellement, j’adore Noël: faire le sapin, les décorations, cuisiner les biscuits avec les enfants, se faire tout beaux pour un bon repas de familles, les poésies récitées avec les yeux qui brillent devant le sapin…

Par contre, je dois avouer que 2 choses me chiffonnent: le fait de couper des milliers de sapins juste pour 2 semaines alors qu’il existe d’autres alternatives (louer un sapin, en prendre un synthétique qui vous restera plusieurs années (le mien a 21 ans, toutes ses branches et toujours verdoyant) ou en créer un symbolique) et la deuxième chose, cette course effrénée aux cadeaux, avec tout le marketing commercial qui en découle (et commence légèrement (bon ok… gravement) à me gonfler).

En plus de ça, j’en ai marre de ces jouets qui traînent et deviennent vite obsolètes, chinois pour la plupart et certains très bruyants 😉

Et ça commence fin octobre, avec les rayons des magasins qui proposent des décos de Noël, pléthore de chocolats, les rayons jouets et vêtements de fête qui grossissent à vue d’oeil… Puis, fin novembre, le “Black Friday”… Et toutes les pubs pour vous faire acheter des parfums, des chocolats, des jouets…

Enfin, il y a le calendrier de l’Avent… où les enfants reçoivent déjà 24 petits cadeaux (suivant les modèles)… Quand on a 6 enfants, ça en fait un sacré paquet d’idées (et d’achats futiles) à faire… pas envie donc. Il existe, comme dans notre enfance, les vrais calendriers avec une image à découvrir le 24… Ou alors, vous pouvez leur proposer l’idée suivante: le calendrier de l’Avent inversé: mettre chaque jour un petit quelque chose dans une boîte, et offrir cette boîte à Noël à une association (futures mamans, 2x Noël ou autres, les cartons du coeur, …) ou à des gens dans le besoin. Les enfants apprennent ainsi aussi à donner, et pas qu’à recevoir… Ou alors, fabriquer un calendrier où vous glisserez un bon pour une activité à faire avec l’un d’entre eux. J’ai mis, par exemple, “soirée pyjamas avec popcorn”, “patinoire avec maman”, “balade avec papa”, “fabrication des biscuits de Noël” ou “décorations du salon et du sapin”… A vous de choisir, mais c’est très sympa aussi!

 

Quelques idées de cadeaux

Si cette démarche vous plaît et que vous voulez bannir les jouets, voici quelques idées de cadeaux qui pourraient convenir… utiles et peu encombrants, faisant peu de déchets, faciles à ranger (!) et originaux…

1. Offrir une participation ou la totalité des des cours annuels: des activités manuelles, de sport, de musique, de cuisine… c’est une bonne façon d’encourager les enfants dans leurs intérêts.

2. Des abonnements : pour des centres de loisirs, des zoos, des musées, des cinémas, des piscines ou alors, pour des journaux / revues pour enfants.

3. Un billet pour un événement : un spectacle, un concert ou un événement sportif…

4. Passer une journée avec un enfant : planifier une journée avec un seul enfant et faire des activités que vous ne faites pas d’habitude: accrobranche, bowling, mini-golf, équitation, journée de ski etc. avec restaurant ou autre! Tout ce que vous ne pouvez pas faire avec 3-4 enfants ou que vous ne faites pas d’habitude!

5. Les coupons: offrir à ses enfants une enveloppe avec plein de coupons qu’ils peuvent utiliser à tout moment: « je vais faire une corvée sans poser de questions », « une soirée cinéma avec popcorn, tu choisis le film! », « une partie de foot / basket / badminton / scrabble… », « lis un livre avec moi », « permission de rester debout 1h de plus », Laissez libre cours à votre imagination!

6. Un calendrier: certains enfants n’aiment pas trop la spontanéité. Vous pouvez leur proposer un calendrier avec des photos, où ils (ou vous) peuvent écrire leurs activités, l’anniversaire de leurs copains, leurs vacances, leurs rendez-vous et prévoir des journées « spontanées » ou « surprise », qu’ils puissent apprendre à gérer les imprévus 🙂

7. Les objets technologiques sont très tendances, mais parfois fragiles et entraînent vite une certaine “dépendance”. Cependant, en établissant des règles claires dès le départ, les tablettes ou autres peuvent devenir un soutien intéressant! A suivre les indications des âges pour leur utilisation…

Restent les intemporels:

8. Les livres sur tous les sujets, pour tous les âges… (ou une bibliothèque pour les ranger!!) ou un CD… La boîte à histoire Luuni fait un tabac chez les 3 ans et plus.

9. Les costumes / les vêtements / pyjamas (pour un sport ou pour une fois, avec l’effigie d’un super-héros ou de leur marque préférée). Quand on a plusieurs enfants, les habits se passent facilement. Parfois, c’est sympa aussi quand le 5e reçoit un pyjama rien que pour lui 😉

10. Matériels de bricolage / créations: jolies boîtes de crayons couleurs, peinture, tricot, …

11. Un gros cadeau commun: un vélo, une trottinette, des rollers, une machine à coudre, un instrument de musique, un bijou, un voyage, matériel de sport, un animal (bon, c’est après une grosse discussion familiale et aux enfants responsables) …

Si malgré tout, vous souhaitez offrir des “jouets” ou jeux, il reste des idées:

12. Des jeux et des casse-têtes: jeux de mémoire, de société, de stratégies, il en existe des centaines… parmi lesquels figurent les indémodables « Monopoly », « Scrabble » ou autres jeux de l’oie… La gamme « Smart games » permet de développer des stratégies, et la marque Haba convient déjà aux tout-petits dès 2 ans…

13. Les jouets 2e main… une façon de consommer juste et c’est souvent l’occasion de faire de super économies!

Si vous entrez dans cette logique de consommation responsable ou juste, n’hésitez pas à montrer l’exemple, et leur dire que les cadeaux faits maison et personnalisés valent beaucoup plus que les cadeaux que l’on trouve par centaine.

14. Offrir un bon pour un repas. Aller chez un parrain, une tata, une future maman pour préparer un repas pour la famille est un cadeau bien apprécié, surtout que les enfants adorent participer à la confection d’un repas… Ce qui me fait penser directement à l’idée suivante…

15. Offrir des bocaux SOS: sos cookies, sos risotto, sos tarte de linz… Bref, il existe plein de variantes sur internet avec de délicieuses recettes. Comme je le disais, les enfants adorent cuisiner, et là, ils auront tous les ingrédients et pourraient cuisiner pour leur famille ou leurs amis. Ils peuvent aussi participer à la confection de ces bocaux pour les offrir à quelqu’un de leur choix.

16. Vous pouvez aussi vous offrir la carte familles-nombreuses 😉 à une famille de 3 enfants ou plus.

17. J’ai récemment reçu ces petits billets donnés par ma fille. Honnêtement, ça m’a fait tellement plaisir que j’ai envie de lui faire la même chose, mais à un moment où elle ne s’y attend pas 🙂 Vous pouvez préparer des petits billets comme ceux-là pour les offrir aux grands-parents, tonton, parrain, cousin, etc…

18. Offrir un kid-sitting ou baby-sitting: vous organisez une journée chez vous où vous gardez les enfants de votre soeur, cousin, … afin de permettre à ceux-ci de passer une journée ou une soirée en amoureux, par exemple  🙂

J’espère que ces idées vous plairont… et si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à partager 🙂
Bonnes Fêtes!!

Eco-Tsapi, emballage réutilisable

Aujourd’hui, familles-nombreuses.ch a le plaisir de vous annoncer un nouveau partenaire, Eco-Tsapi.

Ce produit suisse, 100% fait main en Gruyères et à base de produits naturels et biodégradables, est un emballage réutilisable. Si vous êtes sensibles à l’environnement et vous vous sentez concernés par produire moins de déchets, alors, c’est pour vous!

Adieu film plastique et polluant! Bienvenu coton bio, cire d’abeille et huile de jojoba!

J’ai testé. J’ai eu un peu peur, au début, que mon délicieux gruyère prenne l’odeur de la cire d’abeille. Mais en fait, pas du tout. J’aime bien utiliser ce tissu tout doux et quelque peu rigide pour emballer mes fromages ou pour mettre sur mes plats qui n’ont pas de couvercle. Les couleurs sont sympas, il y a plusieurs tailles et 2 formes, rondes ou rectangulaires.

 

Pour le nettoyer, c’est très simple. Il suffit de la passer sous l’eau froide, éventuellement y mettre une goutte de produit vaisselle (sans alcool!) et de le sécher (à l’air libre ou non). Puis, vous le mettez à l’abri de la lumière jusqu’à la prochaine utilisation. Et au bout de 6-12 mois, selon l’utilisation que vous en faites, vous pouvez l’utiliser comme allume-feu ou le jeter dans le compost (entièrement biodégradable). D’ailleurs, même le carton et le film plastique dans lequel il est livré sont entièrement recyclables dans le papier…

Vous avez une carte familles-nombreuses.ch et voulez commander cet emballage écologique? Vous avez 10% de réduction (un code à demander) sur tous les produits Eco-Tsapi (hors bon cadeaux).