Ami de la moufle et du bâton de ski, bonsoir !

Tu avais laissé, lecteur avide et néanmoins jovial, Le Père en proie à des questionnements quant aux bonnes relations à venir avec ses parents… Mais nous allons y revenir, lecteur adoré, patiente toi un peu !

Le Père a fini sa semaine comme il l’avait commencé : chez le médecin, le sien, pas la remplaçante qui lui a refusé son certificat « bon à courir » (oui, aussi étonnant que cela puisse sembler, le doc travaille de temps à autre et n’est pas toujours absent lorsque Le Père a besoin de lui !)… Oui, futur jeune père et néanmoins coureur, c’est une triste réalité de ta nouvelle dépendance au sport, avant d’aller voir ton médecin, tu te demandes forcément s’il n’est pas à nouveau temps de lui réclamer ton attestation de santé, sésame pour qui veut courir dans les pays émergents, donc en France…

Et là, malgré un suspens à peine soutenable, le temps est arrivé de réaliser une brève pause, lecteur impatient ! Tu cours bêtement dans les montagnes, habillé ou non, avec ou sans chèvre, ours ou orignal… Tu t’inscris à une course, ce n’est pas malin compte-tenu de ta bedaine qui cache le speedo, mais passons ! Tu t’inscris donc à une course, on te réclame des points ITRA (délicieuse association qui juge tes performances de manière totalement arbitraire simplement sur les parcours, dénivelés et autres détails… Pour ceux qui veulent se cultiver, commencer un trail dans leur jardin ou sont simplement curieux : https://itra.run/page/292/Race_evaluation.html) pour juste avoir le droit de t’inscrire ! Tu n’as pas encore couru, on connait la moitié de ta life et un groupe de coureurs intrépides se fout déjà de tes ridicules performances à distance (en tous cas c’est ainsi que je l’imagine !) : OOoooooohhhhhh !!!!!! Nan, mais celui-là, il va mourir à la 2ème montée… Dans le meilleur des cas… Non mais je ne pensais pas que, hormis mon neveu de 9 ans, on puisse avoir aussi peu de points !? Mais passons, Le Père n’est pas là pour briller ou être populaire… Tu as montré que tu avais déjà couru, sur des bosses ou des montagnes, souvent plus de 50km, en une fois…

Et là, pour faire plaisir à 1-2 pelés de la fédération ou un juriste expert en ass covering contest, on te demande un certificat médical… Eh !? Le Père a couru 90km l’année dernière lors de sa dernière course, tu lui as demandé de le prouver, ce qu’il a fait… Mais tu fais plus confiance à un médecin, qui le voit 15 minutes tous les 3-4 ans ? Surtout qu’il pourrait être acheté, le médecin, ou simplement falsifié (non, pas le médecin, le certificat ! Reste concentré futur jeune père, c’est lourd…) !

Enfin, reprenons… Le Père est joueur et, malgré un pragmatisme prégnant, ça reste un indécrottable optimiste… La veille d’aller chez le médecin, il s’équipe donc pour aller courir, sous l’œil réprobateur de Madame… « Quoi ?! Ca va déjà beaucoup mieux et je veux savoir si je suis en état d’aller travailler demain ! »

Cher Lecteur fidèle, force est de reconnaître que Le Père te ment rarement… Il exagère, embellit, déforme mais n’oserait mentir ! Quelle horreur ! La simple pensée d’un mensonge le rend triste et déprimé… Mais là, Le Père est obligé de concéder, du bout des tongs, que Madame avait un peu raison quand même… Après 500m, il regrette son idée, après 1 km, il regrette de courir, après 1.5km, il regrette de vivre et d’être né, toussant à en cracher ses poumons… Il fait nettement moins le malin avec ses Five Fingers et sa petite frontale, mais heureusement, personne n’est dehors à cette heure-là pour assister à cette déchéance pathétique d’un géant, que dis-je, d’un monument du trail…

Mais revenons aux vacances et à la joie des retrouvailles avec ses parents…

Il est médisant ! Franchement, ça s’est passé pas trop mal…

… Le premier soir ! En même temps, on a juste couché les punks et on est allé se coucher avec les poules… Oui, Le Père est du soir, ses parents ont une autre conception du soir : à 20h ils baillent et à 21h ils songent aller se coucher, sauf le père du Père (le Père²) qui regarde béatement des films sur Facebook, enfin des films… Un gars qui monte un mur super vite, un chalutier dans les vagues en train de remonter son chalut, … Le Père se fait une note mentale d’insulter sa petite sœur qui œuvre dans l’art et les films : là, ce n’est clairement pas du cinéma américain qui tache ou le film d’auteur (dans lequel un gars flingue la moitié du pays pour sauver le monde, avec 2 chargeurs, seul contre tous) que regarde Le Père sur son temps de sommeil, si par hasard les punks lui laissent un moment de répit… Donc c’est forcément l’influence sœuresque, ça ne peut être que ça !  

Là, Le Père, qui déteste la critique plus que tout, tu en es témoin à chaque chronique, lecteur adoré et néanmoins objectif, est obligé de se poser des questions… Mais alors, il aurait été adopté ? Trouvé sur une planète lointaine peuplée de gens beaux, intelligents mais tout de même d’une modestie incommensurable et apporté sur Terre par un moyen ou un autre ? Le Père veut bien ressembler un peu, de loin, à ses parents (les défauts en moins !), mais à ce moment-là, le doute n’est plus permis… En plus, c’est l’époque où les échanges étaient fréquents dans les hôpitaux français… Ca expliquerait bien des choses… Mais laissons le Père² vaquer à son lavage de cerveau…

Père Indigne @familles-nombreuses.ch

C’est le lendemain, en bas de la piste de luge, que commencent les hostilités, le Père² critiquant les choix du Père et de Madame et faisant des reproches… L’ambiance s’échauffe et 2-3 parents sourient pendant que les mâles de la famille qui ne lugent pas s’apostrophent chaleureusement… Enfin, se gueulent dessus dans la nature, pour être exact…

Retour au logement en fin de journée. Repas et soirée habituelle : on fait quelques jeux de société avec les punks, certains lisent, on couche tout le monde petit à petit. Sans oublier les gouttes magiques et l’humidificateur dans la chambre dans laquelle no 4 dort, il tousse toujours et sa respiration est parfois un peu sifflante encore…

Le Père dort avec 1 et 4, 2 et 3 étant dans une autre chambre au même étage… Le Père mesure toujours 2m01, l’étage du haut est prévu pour des enfants chinois cul de jatte, il ne tient debout que dans la douche (et encore), profite de se taper partout, mais doit garder ses jurons pour lui, ce qui ôte tout le charme des jurons…

Les punks sont naturellement très matinaux pendant les vacances… Alors qu’il faut les tirer du lit à coup de latte pendant l’école, là, ils sont debout à 6h45, parfois avant !?

@familles-nombreuses.ch

Le Père explique à no 4 qu’il doit re-dormir et finit par le laisser descendre vers 7h30, lorsqu’il entend que ses 2 frères sont déjà réveillés. Le Père larve un peu et profite que no 1 dort, elle, pour se reposer. Les parents du Père sont plus vieux que lui, ce qui est un peu normal, futur jeune père, si tu y réfléchis… Ils n’ont pas le sommeil lourd et ne sont pas épuisés depuis la naissance des punks, vu que les leurs sont partis de la maison depuis longtemps !!! Donc Le Père les laisse prendre le relais et s’énerver un peu le matin et fait la grasse matinée jusqu’à 20h15 du mat, enfin 8h15 !

Entre le positivisme légendaire de ses parents et les punks, Le Père regrette très vite d’avoir pu penser, imaginer voire espérer que cela pût se passer bien ! Là aussi, malgré la pratique et l’expérience, on a toujours envie de croire que tout va bien aller… C’est marrant cette propension de l’être humain, cette sorte d’optimisme inné, qu’il conserve toute sa vie…

Lundi, préparation d’un pique-nique… Les punks se font ramasser parce qu’ils ne font pas assez vite leurs sandwiches, lisent, ne sont pas prêts, font du bruit (no 3), ne sont pas assez indépendants, ne devinent pas ce que la mère du Père voudrait qu’ils fassent, … Tout le monde est finalement prêt et nous partons pour le funiculaire… Petite marche et montée dans une boite à sardines penchée avec des fenêtres.

Le Père ayant déjà réservé et payé le matériel, il ne pleure pas au moment d’équiper tout le monde. Le budget est pourtant conséquent et il se réjouit que les 2 derniers punks ne soient pas en âge de skier… On se change, laisse tout ce qu’on peut au casier et on va trouver une place pour pique-niquer au soleil… Il fait chaud et beau, les punks se sustentent ! Le repas disparaît assez vite, après les quelques désagréments : les grands-parents forcent un des punks à manger quelque chose qu’il n’aime pas, no 4 pleure, Le Père le calme et essaie de calmer no 3 qui est agité comme à son habitude.

Le sac est rangé, les affaires prises, il faut traverser la station de ski pour se rendre sur le lieu des cours de ski. Une fois tout le monde équipé, Le Père abandonne lâchement no4 à sa mère et part avec le Père² faire skier les plus grands. No 1 s’énerve dès que tout n’est pas parfait ou comme elle le souhaite, no 2 est le meilleur et se demande pourquoi on veut le mettre en cours (à l’entendre), no 3 n’a peur de rien et veut faire du cross (hors-piste), alors qu’il maîtrise très moyennement sa vitesse, ses trajectoires, son équilibre ou ses skis…

Bref, ils survivent jusqu’à l’heure des cours. On décide de faire skier les 3 grands dans le groupe « première étoile » et no 4 reprend tout presque depuis le début avec des tout petits… Apporter les punks à la même heure en 2 endroits différents ne pose pas de problème vu que nous sommes 3 adultes. Une fois qu’ils partent avec leurs groupes respectifs, Le Père et le Père² partent profiter de 2h30 de ski sans les punks !

Balade dans de la neige rendue trop lourde par le soleil qui tape depuis plusieurs jours, retour pour attendre les punks, en regardant no 4 évoluer sur une mini piste de ski dans un cours avec trop d’enfants pour pas assez de moniteurs… Le cours des grands arrive enfin… Le moniteur localise assez vite Le Père, bien qu’il n’ait pas totalement le profil du lecteur fan, ni du lecteur tout court…

Il me regarde sérieusement. No 1 et 2 se sont battus pendant tout le cours et il parle de les séparer… No 3 a suivi le groupe, sans se battre, juste en skiant. Le Père est furieux ! Qu’ils se battent à 3 avec des inconnus, soit, ce n’est pas génial mais aurait pu exprimer une certaine solidarité… Mais qu’ils se battent entre eux !? Ca masse un peu pendant le retour et Le Père les sermonne avec menace appuyée de riposte nucléaire à la prochaine plainte du moniteur beau gosse mal rasé !

Les grands négocient une paix temporaire, pour éviter les foudres paternelles et promettent de se tenir correctement les jours suivants. Le soir se déroule sans accrocs. Le Père, en vérifiant son matos de course, s’aperçoit qu’il a oublié : ses chaussures (il n’a pris que ses Five Fingers, gants pédicuresques), un second accu pour sa frontale, le chargeur de sa frontale, un coupe-vent, son sac, de quoi s’hydrater, son bonnet, ses bâtons, … De toute façon, il n’est toujours pas trop en état de courir et tourne encore sur un demi poumon de fumeur militant…  

Mercredi, comme convenu, Le Père abandonne les punks pour repartir pour la Suisse. Il doit se lever à 4h le jeudi matin (si, techniquement 4h c’est déjà le matin…) pour se rendre à Berne, puis Zürich, pour son job. Il bénit, une nouvelle fois, mentalement sa délicieuse collègue qui n’a pas vérifié les dates des vacances vaudoises, en plus de celles de Berne et Zürich, au moment de décider de la date de l’événement planifié depuis des mois… Mais dans un sens, cela va peut-être diminuer temporairement ses envie de meurtre envers ses parents !

Le Père fait contre mauvaise fortune bon gré : il abandonne à regret les punks, espérant qu’ils n’en souffrent pas trop, et se sent soulagé de quitter cette ambiance pesante… Le hasard faisant bien les choses, il sera à la maison pour fêter ses noces de cristal avec Madame (la veinarde !) qui s’est débarrassée des 2 plus jeunes punks (quelle mauvaise mère, comment a-t-elle pu oser !?).

Je sais ce que tu penses, jeune futur père, et c’est bien compréhensible… Déjà qu’elle a d’habitude beaucoup de temps libre avec juste les punks et la maison à gérer… Mais là avec seulement 2 punks, Madame est tombée dans l’oisiveté la plus totale, entrecoupée par un peu de rangement (un hobby de Madame) … Le Père se fait une note de lui laisser une liste de tâches urgentes histoire d’éviter qu’elle ne s’ennuie !

Donc Le Père emprunte la voiture du Père² et suit naïvement ses recommandations quant à la route à emprunter… Je sais, lecteur critique, comment se pusse, te demandes-tu avec raison ?! La joie de partir, je ne vois que ça… Donc Le Père perd un peu de temps le long du lac d’Annecy. Ca lui laisse le temps d’avoir une pensée pour ceux qui font la maxi race sur les bosses environnantes… Il finit par arriver en fin de journée en terres vaudoises, heureux de retrouver la civilisation !

Parce qu’ils n’ont pas de punks, Madame et Le Père sont totalement désemparés… Mais non, lecteur naïf, c’est au contraire la fête !!! Donc ils décident d’aller au restaurant pour fêter ces noces. Comme Le Père doit partir, ils arrivent tôt au restaurant morgesque… Qui est plein de monde !? On est à Morges, en semaine, pendant les vacances, la tenancière elle-même est surprise par le monde, du coup le cuisinier traînasse et les sushis arrivent avec plus de 30’ d’attente, complètement froids !

Ok, c’est normal, mais ce fut vraiment très, très, très long !

Retour au logis, toujours aussi calme et vide, ce qui est tellement rare que Le Père peine à se remémorer à quand remonte une telle quiétude… Coucher à plus de minuit, c’est avec la tête au fin fond du c… que Le Père aborde ce jeudi de travail… Premier à Berne, il veille à ce que tout soit en place lorsque son collègue, puis le patron et le gérant du groupe de placement le rejoignent.

Roadshow sans histoire : pas de désistement de dernière minute pour une fois (ce qui est agréable car il n’y avait pas non plus foule, niveau inscription), les gens jouent le jeu et restent longtemps après la fin de la présentation, ce qui est sympathique et extrêmement rare. Lorsque la seconde séance, à Zürich, prend fin, Le Père court attraper son train, évitant soigneusement ses collègues, histoire de pouvoir profiter du retour pour chroniquer tel l’indigne qu’il est !

Le Père est toujours optimiste lorsqu’il s’agit de faire des stupidités… En rentrant à 17h30 chez lui, il se dit : il fait encore jour, je pars aérer ma saleté de vélo ! Aussitôt dit, aussitôt fait : le voilà en route pour Morges, par la route du lac, le VTT vif, le short cycliste moins moulant du fait des kilos perdus, avec un peu d’eau et une barre de céréale… Comme c’est un sportif accompli et qu’il a l’expérience du terrain, il a pris une 3ème couche (coupe-vent) et même un téléphone (mais pour appeler qui ?! Madame est partie pour Genève, l’abandonnant à son triste sort ou à une mort certaine…) !

Moins de 44’ plus tard, il est frais et pimpant sur le parking de Morges, mange sa barre et prend la direction du retour… Et là, c’est le drame ! Le léger vent qui l’avait tantôt accompagné, tantôt ralenti à l’aller se transforme en quasi typhon tropical énervé ! Le Père doit pédaler de toutes ses forces, ce qui lui permet de tenter de se réchauffer car entre le vent et la fatigue (tu te souviens sans doute, lecteur hypermnésique, que Le Père a dormi moins de 4h, complété avantageusement par une petite sieste de 30’ dans le train), il fait nettement moins le malin.

Heureusement dans un sens qu’il y ait autant de vent, car il a trop de mal à bouger encore ses doigts pour songer à freiner… Même les descentes n’avancent pas et il doit pédaler, en petites vitesses, la plupart du retour. C’est donc long, long, long, long et il finit par mettre plus de 1h15 pour faire le chemin inverse ! La douche chaude pique, tellement il s’est refroidi, il se jure pour la 6’798’234’526ème fois de ne plus se lancer dans ce genre de sortie, surtout quand il doit encore partir après pour 2h20 de route…

Point positif : en partant à 21h de Vaud, il va pouvoir bombarder tel le gorane en rase campagne en retournant en France émergente, il ne risque pas être enquiquiné par un bouchon… Grave erreur…

Entre l’aéroport et la douane, des travaux font passer tout le monde sur une seule piste… Et entre les frontaliers et les Genevois, tous plus pressés que les autres et beaucoup plus importants, Le Père se retrouve a attendre une vingtaine de minutes sur place… Il se dégourdit les jambes sur l’autoroute, ce qui est rare !

Autant te dire, lecteur adoré et empathique, que Le Père est chaud bouillant une fois relâché de ce bouchon fourbe… Il se tient à peu près sur l’autoroute, oscillant entre la contravention légère et la délinquance routière, mais finit par perdre son calme et ses bonnes résolutions une fois les voies expresses atteintes… Il connait la route comme sa poche, c’est la 4ème fois qu’il la fait en une semaine et il passe par là depuis sa plus jeune enfance (Le Père n’est pas très motivé à parler de tendre enfance… pourquoi devrait-il mettre de la tendresse ou de la mièvrerie partout, après tout !? Nous vivons dans un monde de brutes et l’enfance n’est pas tendre pour tout le monde, en tous cas le souvenir qu’on s’en fait…).

Il parvient à destination sans amende (véritable tour de force, il a essayé d’enfreindre toutes les règles de la circulation routière – enfin celles qu’il connaît !?) et sans encombre, fait le plein du véhicule du Père² qui n’est pas totalement désagréable à conduire, bien que ce soit le rejeton bâtard d’une micro citadine et d’un SUV, et le remet là où il l’avait pris : dans le garage de l’immeuble qui les abrite en Savoie…

Le coucher est un brin tardif, mais le mauvais temps du lendemain lui permet de trainer un peu car il n’est pas nécessaire de monter les punks plus tôt pour qu’ils aient froid et se mouillent sous la neige battante !

Le lendemain est le dernier jour des cours, les punks doivent passer leurs examens respectifs et c’est la tempête de neige. Le Père propose au Père² de ne pas monter, compte tenu de la météo exécrable. Sa mère reste finalement en plaine au chaud et les deux mâles accompagnent les punks à leurs cours, puis le Père² redescend et Le Père va baffrer des gaufres en finissant sa chronique 104, au chaud dans un café.

Le Père est aussi heureux de ne pas aller skier en raison d’un solide et persistant mal au u force 7 ! Oui, futur jeune père, le vélo est un sport de tordus masochistes qui laisse souvent des traces ! Là, non seulement la selle d’une épaisseur millimétrique se fait sentir, mais beaucoup plus, 2 muscles fourbes de part et d’autre du derrière majestueux du Père ! Forcément, sa dernière balade en vélo datant de plusieurs mois, il n’a pas ressorti lesdits muscles avant… Grave erreur !

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Lorsqu’il récupère no4, sa joie se lit à 100m… Il a reçu son ourson et est très fier ! Le Père le félicite et ils vont attendre les 3 autres. Lorsqu’ils arrivent, Le Père remarque rapidement qu’un drame est intervenu… La princesse pleure, cachée par son masque, no 2 s’éloigne rapidement. En parlant avec le hipster-moniteur, Le Père comprend la source du problème : no 2 a obtenu 2 étoiles, alors que no 3 et la princesse n’en ont eu qu’une… La princesse est fâchée et extrêmement déçue, criant à l’injustice.

Le retour est morose, accompagné par une météo idoine. Remarque de la reine mère lorsque Le Père lui explique le drame : « les échecs ça fait partie de la vie, faut qu’elle s’y fasse ! »

Voilà, je crois qu’on a enfin trouvé la source de l’empathie, au niveau familial, inutile de chercher plus loin…

Le Père est devenu ceinture noire en gestion de crises internationales… La princesse est calmée et félicite même son frère le lendemain.

Ce même vendredi soir, la sœur du Père arrive à son tour, avec famille et bagages. Ils vont rester une semaine pour skier mais ont l’intelligence de ne croiser les parents (et Le Père) que pour une journée et un soir. Le Père doit rester jusqu’à dimanche pour skier avec sa sœur, ce qui n’est plus arrivé depuis l’époque où Napoléon apprenait à écrire son nom en urinant dans la neige, quelques années avant qu’il ne soit connu pour son goût douteux en chapeau et des envies d’expansion probablement en rapport avec un complexe lié à sa taille… Il veut aussi éviter d’être sur la route le samedi, jour des débuts/fins de locations et donc de chassé-croisé !

L’idée était aussi de faire skier les cousins (la sœur du Père ayant 2 enfants) qui sont déjà des skieurs et surfeurs confirmés avec les punks pour qu’ils aient des souvenirs, comme Le Père et sa sœur en avait avec leurs cousins et cousines des années avant…

Malgré ses craintes, Le Père doit reconnaître que la journée est parfaite : son beau-frère et sa fille sont allés skier déjà un moment le matin et ne sont donc pas frustrés d’attendre les punks. Nous montons avec des forfaits de 4 heures pour les punks, offerts par la sœur !

La neige tombée en quantité est parfaite et il fait beau, avec juste un petit moment de brume locale. No 3 skie avec sa marraine et adore ça, essayant toujours de faire du cross (sa manière de nommer le hors-piste). No 2 suit son cousin, à ses risques et périls. Le cousin ne va pas à fond, mais le rythme est soutenu. Quant à la princesse, elle bénéficie d’une leçon particulière de sa cousine !

A la fin de la journée, les 3 plus grands punks ont progressé presque autant que pendant toute la semaine de cours ! La sœur et Le Père sont contents. No 4 est resté avec sa mamie et a pu aller voir les TGV qui repartent avec les touristes.

En cette fin de journée, Le Père profite du temps clément pour aller à la Chapelle St-Michel, petite chapelle qui n’est plus utilisée et domine Bourg-St-Maurice de 503m, pour une distance de 3,8km. Il part avec sa frontale, de jour (ce qui est plus prudent, comme mentionné, il n’a pas de batterie de rechange et quand tu es dans la pampa, loin de tout, finir à tâtons ou à la lueur de ton mobile (qu’il n’a pas pris) risque rapidement de te faire perdre du temps…), ses bâtons de ski, un reste de snack dans une poche et ses Five Fingers prévues pour la route…

En montant, il longe le cimetière et aperçoit une tante qu’il salue.

« Je ne t’avais pas reconnu, habillé comme ça ! Tu vas où ?

« A la chapelle.

« Ah ben oui… Mais tu y vas quand ?!? »

Le Père est en haut en un peu moins de 35’, malgré les 2-3 passages dans la neige… Il faut dire que les Five Fingers ne sont pas prévues pour le terrain, encore moins lorsqu’elles sont usées, comme c’est le cas, et vraiment pas du tout pour la neige. Le chemin étant large, ça passe sans trop de souci, mais la descente est un peu acrobatique par endroit !

Arrivé en bas, Le Père se dit qu’il ne peut décemment pas rentrer après une distance si courte et décide de tourner un peu dans le village pour compléter sa sortie. Il monte et passe à côté du Bus, garé dans une zone gratuite. Il a un choc en voyant qu’il n’est pas fermé !? Il décide de revenir avec la clé pour le fermer.

Passage à l’appartement pour prendre la clé, Le Père remonte au MPPT2, le ferme et redescend, toujours en courant… C’est malheureusement au bas de la rue, juste avant d’arriver, qu’il réalise que le lendemain est dimanche qu’il aurait donc pu ramener le Bus et le garer juste à côté de l’appartement… 3ème montée, donc !

Le lendemain, les parents du Père et Le Père font leurs bagages. La famille de sa sœur part skier pendant que Le Père fait les courses… Quelques paires de chaussures pour no 1 et 3, des livres et certains produits. Le Père veut aussi rapporter des religieuses (pas la nonne, lecteur innocent crédule, la pâtisserie !?) et des éclairs au chocolat. En se garant près de la pâtisserie, Le Père et les 2 punks croisent une tante et la femme d’un oncle décédé. Embrassades avant de poursuivre…

La première boulangerie n’a plus qu’une religieuse au café (une hérésie pour Le Père qui vaudrait une exécution sommaire au tenancier), Le Père traine les punks à la seconde qui est blindée de monde ! Après une attente interminable, Le Père commande la religieuse à la vanille restante pour la princesse et 5 éclairs au chocolat. Comme no 1 et 3 font les sacs et qu’il doit s’occuper d’eux, Le Père ne prête pas attention à la dame qui prépare sa commande.

Le Bus est descendu dans le sous-sol de la résidence, chargé à ras bord et rempli de punks, avec des places attribuées par Le Père pour éviter les habituelles bagarres. Le départ est donné et on repart des vacances heureux…

Ce n’est qu’une fois arrivé que les punks ouvrent le paquet de pâtisseries pour s’apercevoir que les éclairs sont tous au café ! Le Père se fait une note mentale d’aller piéger la boutique ou d’envoyer une tante exercer une digne vengeance ! On ne s’en prend pas au Père sans être puni dans son propre fief !

Va dormir, lecteur fidèle, une nouvelle semaine va commencer bientôt et tu as l’air fatigué !