Amis des ampoules et des courbatures, bonsoir !

Nous nous connaissons déjà depuis des années, tu as suivi l’incroyable ascension du Père et de sa notoriété, que dis-je, son succès retentissant… Tu y participes, lecteur avide et fidèle et sois en remercié !

Or, je t’avais indiqué que samedi était le jour du Trail de la Pierre à Voir, TPAV pour les intimes… Ok, les plus observateurs ou ceux qui étaient dans la région samedi sont déjà en train de se marrer en repensant à la météo ce jour-là, c’est moche de se gausser, mais compréhensible…

Mais reprenons… La veille d’un trail, tu dois te préparer… Non, lecteur innocent, tu ne vas pas te rouler tout nu dans un tas de feuilles mortes pour entrer en communion avec la nature, tu dois faire ton sac et prévoir ce dont tu vas avoir besoin le lendemain. Les départs ont souvent lieux pas trop tard (quasiment en pleine nuit !) et tu préfères préparer tout la veille afin de ne pas finir à courir avec les chaussures de junior et les chaussettes de ta fille en raison d’une immense TDC (tête dans le… enfin vous avez saisi l’image !) !

saxon4Le pote qui m’a convaincu (il ne faut jamais beaucoup me pousser pour que je fasse une connerie… je ne regrette quasiment jamais avant qu’il ne soit trop tard !) de m’inscrire m’envoie vendredi une photo de son sac et de ses affaires toutes prêtes… Je me dis tout naturellement que je préparerais tout ça le soir, avant de me coucher au plus tard vers 22h, pour éviter d’être trop fatigué pour ma course… Eheheheh !

Le temps de coucher les punks et de manger, répondre à 2-3 emails (de fans éplorés ou d’admirateurs éperdus, cela va de soi), je commence à faire mon sac à plus de 22h… Ok je me coucherai à 23h, ça laisse 6h de sommeil jusqu’à 5h et j’aurai le temps de manger un bout et de la marge pour le trajet jusqu’à Saxon.

Dernier coup d’œil à la météo, qui annonce toujours un temps maussade pour la journée du lendemain, je prépare mes boissons iso et regarde ce que je vais manger durant la course, et commence à tenter de tout faire rentrer dans mon sac… Ayant choisi un grand modèle, ça rentre, mais il n’y a pas de place en trop tout de même. Je continue à me dire que je ne serai pas assez débile pour aller courir sous une pluie battante, mais poursuis les préparatifs.

Je charge déjà la bagnole, avec chaussures, et tout ce qu’il faut pour être prêt rapidement le lendemain. Après une interruption (un gros « boum » venant de l’étage m’indique que numéro 4 s’est probablement une fois de plus endormi trop près du bord de son lit) et un passage dans la chambre de numéro 5 qui s’est mis à hurler, je finis mes préparatifs.

Vérification que tout le monde est dans un lit, les punks dorment tous (quel bonheur !), je passe voir et recouvrir les 5 et fais le 2ème biberon de numéro 5. En rentrant dans la chambre de numéro 4, devenue aussi celle dans laquelle dort numéro 1 (elle y a remplacé numéro 3, monté dormir avec numéro 2… reste concentré, lecteur assidu, sinon on va se perdre !) depuis quelques nuits, je manque de peu la déchirure de ligament en marchant sur son tapis de jeu !

Numéro 4, toujours assez facétieux, a décidé, afin d’ajouter un soupçon de réalisme et de piquant à son tapis Micasa représentant une sorte de ville avec ses rues et places de parc, d’ajouter des aïe-aïe… Ben si, des aïe-aïe !? Vous savez, les bosses et autres gendarmes couchés sur lesquels on passe avec le Bus en faisant « aïe » à la montée et « aïe » à la descente !

Donc le jeune s’amuse à mettre sous son tapis des objets divers et variés pour donner du relief… Il faut traverser ledit tapis pour atteindre les deux punks qui dorment dans cette chambre… La veille d’une course, j’ai failli me flinguer une cheville et un genou (sans parler du fait que j’aurais alors probablement perdu numéro 4, disparu trop jeune aux abords d’un camp de manouches…) en marchant dans la chambre de junior…

Tu ne vas pas me croire, lecteur fidèle et nombreux, mais si cela était arrivé, je ne te l’aurais pas dit ! Il y a des limites à l’introspection et à la modestie !

Il est près d’une heure du mat, je me prépare enfin à aller me coucher et sors les affaires que je vais mettre sur moi. Vérification que ma montre est en charge, dernier check de tout mon matos et au lit.

Comme prévu, je mets le réveille à 5h… enfin 5h30 histoire d’avoir au moins 4h de sommeil… et m’endors assez rapidement.

Premier réveil à 4h… je me demande pourquoi ma stupide horloge biologique m’a tiré des bras de Morphée ! Je dois être stressé ou avoir peur de ne pas me réveiller !? Je me rendors… jusqu’à 5h ! Après avoir encore un peu essayé de fermer l’œil, je laisse tomber et me lève à 5h15 avec les cheveux qui poussent.

Je sais qu’à voir mon mental d’acier et mon corps d’albâtre, on peut penser que ma résolution est inflexible, quoi qu’il arrive, comme lorsqu’il s’agit de recadrer les punks… Mouais, bon, je n’ai pas assez couru et ne suis pas vraiment prêt pour cette course, naturellement. Vu qu’il pleut des cordes et que la température est plus propice au manchot royal qu’au pangolin, je traîne mes tongs jusqu’à la cuisine, prends de quoi manger et pars, très en retard par rapport au programme.

Il pleut effectivement des baignoires et je regrette déjà mes idées à la con (courir dans les montagnes, par un temps pourri, en payant pour ça, sans être préparé… faudrait que je me fasse analyser !). La météo sur la radio locale annonce un temps couvert dans la matinée et des précipitations dans l’après-midi… Je me fais une note pour plus tard d’aller uriner contre le bâtiment de la météo locale… C’est peu courtois, mais ça évite la violence !

Force m’est de constater que, en sortant du dernier tunnel avant la sortie de Saxon, il ne pleut plus !!!!!

Pour nos lecteurs les plus jeunes ou innocents, c’est simplement un stratagème de météorologue pour te faire sortir en manche courte et te choper un orage violent sur le coin de la tronche, plus tard, alors que plus rien ne peut te protéger et que tu ne t’y attends plus… Méfie-toi du météorologue, lecteur adoré, il est fourbe comme l’accipitriforme (si, si, ça existe…) et, malgré une voix souvent amène, ne cherche qu’à te nuire !

Je me gare à 2km de la ligne de départ… on ne va courir que 35km, c’est toujours mieux de commencer un peu avant, surtout quand on est déjà passablement à la bourre, fatigué et pas vraiment prêt… Je retrouve facilement mon pote qui a dormi dans la région et a eu la bonté de prendre mon dossard, me laissant le temps d’aller aux toilettes une dernière fois avant de le rejoindre sur la ligne de départ… Toilettes décents et en dur, le luxe !

Ca fait partie des trucs sympa, dans les courses, en montagne ou ailleurs, les toilettes ! Soit tu arrives 4h avant la course, et là c’est un peu tôt pour y aller ou tu t’es levé à 2h du mat et t’as trop la tête dans le cul pour le poser sur le trône, soit tu fais la queue pendant 20-45 minutes, en fonction du nombre de participants. Il y a aussi les cabines en plastique…

Pour les événements avec plus de monde, les organisateurs prévoient un peu plus de toilettes que 1 pour 200 personnes et font donc appel à des professionnels… Ca a donné les ToiToi et autres charmantes cabines en plastique… Donc c’est une boite, à l’odeur ça sent plutôt le vieux Tupperware dans lequel tu as oublié un reste de Thioff et de l’époisses pendant une semaine en plein soleil, pas trop classe, pas prévu pour les grands, avec des toilettes sèches à l’intérieur… On fait du trail, on en a vu d’autre, mais merde à la fin, ce n’est pas une raison pour nous traiter comme les poulets dans la grande distribution !

Trêve de militantisme ! Je rejoins le départ. Briefing dont je ne profite pas (trop loin et un collègue parle trop fort derrière moi) et coup de feu ; tout le monde part.

saxon1Tu as deviné, lecteur fidèle, il a recommencé à pleuvoir dès que j’ai mis le nez hors de ma voiture… Et ça ne semble pas vouloir s’arrêter ! Nous partons, après quelques mètres de descente, directement à flan de coteaux, dans des champs d’abricotiers… Ce n’est vraiment pas plat et ça ne risque pas s’arranger tout de suite. Le sol est gras…

Ok pour les non trailers, il faut savoir qu’il y a un langage propre au trail… Ce n’est pas qu’un hobby, c’est un art de vivre… Comme le footballeur apprend dès le plus jeune âge à tomber et feindre la douleur, le trailer n’a jamais peur, jamais mal, ne souffre pas et n’escalade pas de montagne… il passe tout au plus quelques bosses ! Donc pour t’aider à comprendre les conditions de base d’un trail, voici le lexique du petit trailer :

Sol gras : la boue épaisse ou liquide dépasse assez régulièrement le niveau de flottaison de ta godasse qui pourtant à une semelle épaisse comme un rugbyman. Il y a naturellement des degrés dans la grassitude : légèrement gras (tu vas rentrer moucheté de la tête aux pieds), gras (brun jusqu’aux genoux, du mal à tenir debout et des descentes à fond, par peur de te viander sévèrement si tu tentes un freinage ou fais mine de ralentir) et très gras (là, c’est le drame, plus personne ne tient debout hormis un bouquetin local, tout le monde revient brun de la tête aux pieds en ayant mangé des fougères assaisonnées à la boue avec un peu d’eau froide – c’est du ruisseau d’altitude !).

Je compléterais ce fabuleux lexique dans des chroniques ultérieures, je ne veux pas saouler les profanes de mes lecteurs qui ne sont pas avides d’aventures montagnardes…

Nous montons, et nous montons, puis nous montons, enfin ça monte quoi… parfois j’essaie de trottiner un peu, histoire de dire que ce n’est pas juste une balade en touriste, mais assez vite je ralentis. Mon pote, nettement mieux préparé que moi, prend assez vite un peu de distance. L’expérience me fait ralentir avant de me mettre dans le rouge… ou presque !

Cher lecteur, et néanmoins ami, il faut faire une brève incursion dans la technique du sport… Tu as encore la vision d’Epinal du sport pratiqué en simple short et tee-short, ou dans le plus simple appareil, à la grecque, dissimulé derrière une simple feuille de vigne ou d’abricotier… Le sport est entré dans le XXIe siècle depuis longtemps ! La majorité des coureurs a une montre et sait que s’ils démarrent trop vite, même sur une distance relativement courte comme 35km, ils vont la roter massivement pendant les heures suivantes !

Oui, ami lecteur, c’est une triste réalité, courir un trail de 35 km, bien que cela soit un exploit personnel dont tu es fier et que tu veux mettre en avant par une simple plaque commémorative à côté d’une statue d’albâtre de 7 mètres, au centre de ton village ou dans ton jardin, c’est une distance pour enfant pour les trailers, les vrais… Comme pour mes anciens collègues de la banque qui font soit un marathon, soit un Iron man, sans pour autant dénigrer le peuple qui pourrait se contenter de distances plus accessibles…

C’est vrai qu’on n’est pas sur de l’ultra, du 160km ou plus, avec des dénivelés incroyables… Mais il doit y avoir de la place pour chacun et le trailer est plus tolérant que la moyenne : tu ne te feras normalement pas wencher sous la douche ou humilier si tu n’as jamais fait un trail de plus de 100km, et peu se permettront de te juger… Pour les autres qui ne courent pas, invite-les à se joindre à toi pour le prochain, ça va calmer les ardeurs…

Il faut ajouter, sans se voiler la face et malgré l’incommensurable douleur à la fierté que cela me coûte, que je ne me bats pas pour finir parmi les premiers… Je reste donc assez prudemment vers l’arrière de la course pour éviter de me faire entraîner par le rythme des premiers… Ce sont probablement des sales jeunes, des gens qui n’ont pas forcément 5 punks à la maison, qui s’entraînent beaucoup et font la moitié de ma taille, voire de mon poids… Je me contente de les détester à distance ! De toute façon les premiers prix ne sont pas suffisants pour que je me donne de la peine, c’est ce que je me dis toujours !

Premiers ravitaillements, les bénévoles demeurent très accueillants et souriants malgré le froid, le vent et la pluie, bravo à eux ! Nous, au moins, on se réchauffe en marchant ou en courant, eux ils ne peuvent pas trop bouger et ont peu de protection… Respect !

On continue dans la pluie et parmi les nuages, toujours vers le haut… Je surveille avec impatience mon altimètre qui calcule combien j’ai déjà monté… Mais il me reste pas mal de chemin à parcourir !

Je croise un photographe et tente de sourire… Bon, avec une casquette, un sac à dos, des bâtons et rouge comme Boris Eltsine à la grande époque, même moi j’ai du mal à avoir l’air classe ou détendu, mais au moins il y a une preuve que j’y étais !

Les premiers redescendent. Ce ne sont pas les coureurs de l’élite, ce sont les premiers qui abandonnent… ça arrive aussi et il ne faut juger personne, je les encourage et me dis que, finalement, je ne vais pas si mal.

Nouveau ravitaillement. Bien qu’ayant envie de mourir, d’appeler la cardio mobile, de me faire évacuer par hélico et de vomir, je trouve la force de crier aux 2-3 coureurs et bénévoles présents : « alors les jeunes on est déjà à l’apéro ? Faut que vous courriez un peu, là ! On n’est pas encore arrivé ! Vous allez pas gagner à ce rythme-là ! »

Ok, les premiers sont déjà loin… Peut-être pas encore arrivés, mais déjà très très loin, on peut se permettre de rigoler un peu, au moins. Je reremplis un de mes bidons, vide depuis quelque temps, et ajoute un sachet de poudre iso.

Note pour le coureur débutant : j’ai essayé les comprimés isostar effervescents et, bien que cela soit très ludique et pas si mauvais, j’ai failli une fois ou deux avoir une explosion de bidon (effervescent + secoué pendant 4 km par un couillon qui trottine, pas bien pour un bidon étanche !) ou mourir noyé lorsque j’ai voulu boire et qu’un jet d’isostar m’a gonflé les joues risquant de me submerger… Je comprends mieux maintenant ce que ressent le hamster lorsqu’il remplit ses bajoues d’une noix de coco ou une pastèque à la place des noisettes habituelles !

Après quasiment 4 heures de course, je suis seul, plus ou moins, rattrapant de temps à autre quelques concurrents (habituellement des vieilles dames qui promènent un yorkshire ou marchent avec un déambulateur, ou un participant de l’année dernière qui se serait perdu…).

Je suis suivi de près par deux dames, dépassées lâchement au profit d’une descente. Il ne pleut plus et le temps commence franchement à se découvrir. Ce qu’on voit par endroit est très beau. Nous sommes sur les sommets ou juste en-dessous. Ravitaillement, tucs et coca, blagues, remplissage de bidon, je repars.

C’est à ce moment-là que je regrette vraiment les manchons oubliés dans la voiture… Contrairement à certains collègues de course, je ne pense pas que ça ait une réelle utilité… Mais ça protège bien des coups de soleil (le Père adore le soleil, qui le lui rend bien : il passe de la teinte du cachet d’aspirine ou du lavabo scandinave au doux nuancier du britannique après une journée de bière-plage : cramoisi), de la pluie, des branches et autres drôleries… Pas grave, si je survis au trail je peux bien mourir d’un mélanome !

Belle traversée, avec des parties qui montent puis descendent légèrement, un peu gras et il faut faire attention ou l’on met les pieds… Malgré tout, la vue sur Verbier est splendide… pour un peu j’aurais presque envie de revenir une autre fois dans des conditions plus dégagées pour bien profiter !

saxon2Nous atteignons un plat descendant légèrement enneigé… Bon ok c’est du langage trail… Donc nous arrivons en haut d’une falaise couverte de neige. Pas assez de profil sous mes godasses pour faire le malin, j’opte pour la descente « trailer non expérimenté numéro 8 » : sur les fesses et à fond, en essayant de ne tuer personne et de ne pas mourir bêtement, en bas de la pente, écrasé contre une pierre, assez mal placée je le concède !

Je note au passage que les organisateurs ne se sont pas contentés d’omettre de faire le ménage, laissant de la boue et de l’eau partout, ils n’ont en plus pas fait attention à la position des rochers sur le parcours… quelle négligence !

 

La descente se poursuit en douceur… enfin… saxon3Le chemin fait 2 mètres de large et est sous 4 centimètres d’eau sur une largeur de 10 mètres ! Oui, en fait le ruisseau déborde de chaque côté du chemin et tout est trempé. L’eau est assez fraîche (gelée !) ce qui anesthésie agréablement les cloques acquises durant la montée.

Je croise un valaisan local et néanmoins bénévole sur la course… A ma question : « c’est encore long ? » Il me répond tout naturellement : « il n’y a plus que de la descente, normalement je mets 1h15, donc tu dois pouvoir le faire en 1h30 ! »… Nous en sommes à 4h de course…

Jeune père et surtout toi, trailer novice, il est temps de marquer une nouvelle pause dans notre captivant récit… Je ne sais pas si vous avez déjà fait l’expérience douloureuse d’avoir demandé à des bénévoles, que je salue et remercie une nouvelle fois de tout cœur, la distance ou le temps avant l’arrivée… Donc il doit me prendre pour le cousin de Kilian Jornet ou un de ces gars qui pèsent 50kg pour 1.70m et courent 12 fois par semaine… Parce que même en jeep je ne le ferais jamais en 1h15 ou même 1h30 ! Naturellement aussi, ce n’est pas de la descente tout le long, tu t’en doutes, mais nous n’en sommes plus à ça prêt ! Je ne m’offusque pas d’arriver bien après, le Père est contre la violence et l’autochtone est fort loin de toute façon !

Et donc, ça descend, ça descend et ça descend… On passe le long de bisses ombragés et splendides, mais c’est plus ou moins plat (c’est mal plat, comme dit un pote) et c’est un peu longuet. Et on descend encore. Le sol est trempé, il y a des parties tellement boueuses qu’on essaie pas de ralentir sous peine de se faire un masque intégral de boue. Un ou deux coins où le petit sentier semble très étroit et où il faut éviter de tomber (sous peine de prendre un léger raccourci de 40 mètres avec freinage sur les dents !).

La descente paraît interminable. J’ai depuis longtemps enlevé mon coupe-vent, car il fait assez chaud maintenant et la pluie est définitivement partie. J’ai l’impression qu’on descend plus que ce qu’on a monté ! J’aperçois enfin l’arrivée à travers une trouée dans les arbres et accélère un peu histoire de terminer sous la barre des 6h15 et de faire comme les grands…

Ligne d’arrivée passée, on me propose une bouteille. Sur la table trônent 2 bouteilles d’eau et 20 bouteilles de vin valaisan, le prix pour avoir fini la course… Je repars avec une bouteille d’eau, à la surprise générale, m’identifiant immédiatement comme étant une saleté de touriste !

Je réalise, bien que content d’avoir fini cette course, que j’en ai une autre dans un mois et qu’il va falloir s’entraîner un tantinet ! Je me fais une note de contacter de toute urgence mon coach et de lui demander si le dopage peut me sauver la vie…

Départ pour la douche en bus, le vestiaire prévu initialement ayant brûlé la semaine précédant la course (je promets qu’il ne s’agit pas d’un acte de malveillance de ma part, tu le sais bien, cher lecteur, ce n’est pas mon genre !). Le bus me pose devant une école, je boîte jusqu’aux vestiaires. La douche est rapide…L’absence d’eau chaude aide à ne pas trop traîner !

La navette fait un détour pour me reconduire au parking, par pitié (je n’ai pas une sale gueule, je suis toujours comme ça !), j’apprécie le geste car il repleut et je dois rejoindre les terres vaudoises au plus vite pour retrouver les punks. Malgré le temps, ce trail vaut vraiment la peine et je garde un excellent souvenir des bénévoles qui, malgré le temps frais, venteux et pluvieux du matin, sont restés souriants et accueillants.

Reposez-vous, allez courir ou brimez vos enfants : le weekend arrive, il va y avoir du sport !

Photos de Mark H.