Amis des weekends prolongés et des batraciens, bonsoir !

Le Père n’est pas du genre à se laisser abattre, se morfondre dans l’adversité ou se laisser étendre par un léger revers, une défaite ou un échec cuisant… Je vous rappelle humblement qu’il a tout de même déjà survécu un certain temps avec 5 punks qui œuvrent à temps complet pour sa mort, tout au moins sa perte ou, pour les optimistes, pour sa crise cardiaque ou sa rupture d’anévrisme…

Or, nous ne pouvons pas qualifier notre dernier séjour savoyard de franc succès… On pourrait même parler de demi-succès, si nous étions politicien, mais tel n’est pas notre cas (fort heureusement !)… Nous avions dû fuir lâchement après 24h, ce qui laissait un petit goût amer, une emprunte sombre sur l’honneur du Père. Il est temps de remonter à Bus, de laver l’horreur, de repartir, quoi !

Nous commençons donc les manœuvres mardi matin, emballons, grondons, hurlons, courons dans toute la maison, faisons bagages et valises, tâchant de ne rien oublier (nous partons pour le tiers-monde, mieux vaut penser à tout…) et chargeons le Bus au retour des punks de l’école à 15h puis partons.

Madame a pensé à tout (évidemment, elle aime ça, faire les valises, et n’a pas grand-chose d’autre à faire de ses journées…) et les punks peuvent même se sustenter pour le goûter, dans le MPPT (Multiple Purpose Punk Transporter), en route pour les grands espaces vierges, la verdure, les animaux sauvages ou, à défaut, l’air pur et frais des montagnes !

Bon, vu d’ici, on pourrait penser que le bruit du moteur, de la radio et des mandibules des punks qui déchiquettent leur goûter sont les seuls bruits qui règnent dans le Bus… Ehehehehehe !

Note pour le prochain MPPT, dans les options vitales, avant le volant, le moteur et les roues : la vitre de séparation entre l’avant et l’arrière, en plexiglas insonorisé… Ca évite la violence, l’emploi du taser ou du flashball (très bruyant dans un espace confiné et peu pratique lors des passages en douane…). Autre option vitale : des freins céramiques (si les punks font les andouilles, un petit coup de frein surpuissant pour les sonner un peu contre la ceinture de sécurité ou la séparation en plexiglas) et un vrai moteur (pour les plaquer contre le siège quand ils dorment – cas fort peu fréquent je le concède – et tombent lamentablement en avant)…

Bon naturellement toutes ces options seront pour le prochain MPPT… Enfin la première option, si nous ne changeons pas de marque et de motorisation, semble être plutôt une trentaine de bidons d’huile moteur… Vu ce qu’il en consomme !

Mon aînée provoque numéro 2, qui ne manque pas de hurler… Numéro 3 fait l’andouille avec numéro 2, au-dessus de sa sœur qui se fâche… Numéro 5 hurle de temps à autre, il est crevé mais bien décidé à ne pas fermer l’œil de tout le voyage, histoire de nous faire pleinement profiter de sa mauvaise humeur… Il balance bien sûr son doudou par terre, histoire d’avoir une raison de hurler, de préférence du côté où on ne peut pas le choper, c’est plus drôle ! Le Père commence à chauffer déjà avant de quitter le canton de Vaud, tout ça sous un flot continue de question de numéro 4, qui prévoit de ne pas arrêter de parler avant l’arrivée…

Après menaces, hurlements et engueulades diverses et variées, le Père s’enferme dans un mutisme de mauvaise humeur et accélère un peu, en priant pour que le temps accélère ou qu’il soit soudainement frappé de surdité ou meurt, un tic nerveux agite périodiquement son œil droit, il regrette d’avoir accepté de repartir en vacances, d’avoir fait 5 enfants, d’avoir eu des enfants, d’être né…

Arrivée à bon port (ben non, c’est la montagne !? Y a pas de port !? Reste concentré lecteur fidèle, sinon on ne va pas s’en sortir…) – normal, c’est le Père qui conduit ! – déchargement d’une tonne de bagages et autres trottinettes diverses et variées, départ pour des courses avec numéro 3. Fin de journée, Madame me rappelle que je dois aller poser le Bus pour la révision… Je n’ai pas le courage et préfère mettre un réveil pour aller le faire à l’ouverture, le lendemain matin.

Je vais poser le bus, abandonnant les punks au petit déjeuner. Le garage est naturellement à l’autre bout de l’Europe ou, en tous cas, dans le village d’à côté ce qui revient au même en terme de distance… Je repars à pied de chez le concessionnaire, accompagné par un ex-militaire qui a aussi déposé son véhicule, les kilomètres semblent passer plus vite ainsi.

La journée se passe en balade et passage au skate parc o?u nous restons une bonne partie de la journée. Les punks jouent, s’égratignent et saignent, se fâchent et crient, super après-midi. Il faut que je parte rechercher le Bus et propose, presque pour rire, à numéro 4 de m’accompagner… à mon immense surprise, il accepte, bien qu’il soit déjà fatigué… Je pressens la couillonnade et tente de l’effrayer en lui disant que c’est loin et qu’il faut beaucoup marcher… Comme il s’entête, trait qui doit venir du côté de sa mère, sans aucun doute, je l’emmène quand même, à contrecœur.

Il marche vaillamment, malgré ses petites pattes arrières et son petit bide, pendant la moitié du parcours, ou presque. Quand il commence à fatiguer, ça devient vite très pénible du fait de ses râles constants. J’essaie de lui changer les idées, mais c’est long, très long. Il faut dire qu’il y a plusieurs kilomètres à parcourir et que le soleil et la fin de journée pèsent.

Forcément, après une heure de marche, il me dit : j’ai besoin de faire pipi ! Je le dirige vers un arbre… L’arbre n’est quasiment pas touché, malgré sa taille imposante, contrairement à la culotte de junior et son pantalon qui ont ramassé les quelques gouttes qu’il a daigné faire. Nous repartons et finissons par arriver au garage. Connaissant numéro 4, je le remets au toilette, histoire d’éviter un drame.

Nous en repartons plus d’une demi-heure plus tard, après avoir attendu, discuté et payé. Retour à la place de jeu/skate parc, pour récupérer tout le monde. Malgré l’annonce d’un repas « magasin de frites », numéro 2 fait la gueule, il voulait y aller avec son copain du jour ! Numéro 3 ne voulait pas partir et est fatigué, beaucoup de jérémiades et une gueulante du Père pour remettre le ballon au milieu du village ou l’église dans les bois : vous avez déjà la chance d’avoir pu jouer très longtemps, de pouvoir manger des frites, alors restez tranquilles et cessez de râler, merde à la fin !

vacances.1Lendemain matin, tempête de ciel bleu mais beaucoup de vent, nous partons en fin de matinée pour la base de loisirs à quelques kilomètres… Nous nous installons à l’ombre, pas loin d’une fourmilière, pas loin du sable et de l’eau, idéalement placé pour un maximum d’ennui ! Nous n’avons pas le temps de déballer le pique-nique que les punks ont tous disparu, hormis numéro 5 qui est toujours attaché dans la poussette, pour le moment…

Les punks trouvent rapidement des copains temporaires, mettent les pieds et naturellement une bonne partie du pantalon et du tee-shirt dans l’eau, avant que nous les incitions, que dis-je les forcions, à se mettre en culotte (nous ne sommes pas à la mer et pas en août, nous n’avions pas prévu de baignade ou de maillots de bain, pas plus que de serviettes…) pour limiter la casse et faire sécher les habits… Numéro 5, libéré de la poussette après le casse-croûte, se consacre à ses activités favorites : manger du sable, tomber et courir vers l’eau (pour essayer d’y tomber, idéalement en se salissant et se faisant mal, avant qu’on ne puisse le choper)… Il finit une fois ou deux sur la tête, mais ne semble pas trop en tenir compte.

Des oncles et tantes doivent nous rejoindre, deux en vélo, le solde en voiture. Je demande à l’une des tantes de passer prendre de quoi sécher les punks à l’appartement, nous ne sommes pas des monstres tout de même ! Même si une petite extinction de voix nous ferait du bien…

Je pense qu’on a tous des tantes et oncles, mais j’en ai une ou deux qui sont des modèles de collection : du caractère, de la personnalité, un avis sur tout et un irrépressible besoin de partager toute cette connaissance et ces conseils…

vacances.2La plus âgée de mes tantes me dit, effarée, que numéro 5 a bouffé du sable. Je lui dis qu’il a effectivement tendance à bouffer tout ce qui lui tombe sous la main. Elle m’explique que c’est parce que nous ne le nourrissons pas assez ! Comme elle est sérieuse et qu’il faut éviter de fâcher la famille, mais surtout abasourdi par la remarque, je n’ai pas la présence d’esprit de lui dire que nous ne le nourrissons pas trop pour éviter qu’il ne grandisse trop vite, comme ses frères et sa sœur…

Bon on parle de numéro 5… Le premier enfant, tu stérilises tout ce qu’il touche, quasiment jusqu’aux seins de Madame si elle allaite (et si elle veut bien rentrer dans le micro-onde ou le stérilisateur, ce que Madame a toujours refusé de faire à mon grand désarroi…). Quand tu t’aperçois que junior mange du sable, lèche des cailloux ou mange des escargots, tu laisses tomber. Au fur et à mesure que tu as des enfants, tu les couves de moins en moins jusqu’à les laisser nus patauger dans leur litière, sans soins, dans un coin du jardin… la vie de 3ème, 4ème ou 5ème peut parfois être cruelle…

Donc on parle de numéro 5 ! C’est quand-même celui qui décroche la bouteille des lapins et boit dedans depuis quelque temps, celui qui a léché la pelle qui sert à ramasser les pétoles de lapin quand on change le clapier (pelle naturellement pas totalement vide, c’est meilleur), mange des craies ou met la serpillère mouillée dans la bouche pour en boire les restes d’eau sale… Donc le voir manger du sable n’est, pour nous, pas si affolant que ça : c’est au moins plus naturel… et avec l’urine d’animaux ça va renforcer ses défenses !

Numéro 3 veut jouer avec une grosse fourni rouge et noire parce qu’il adore qu’une petite bestiole le chatouille avec ses petites pattes… La fourmi, peu joueuse, le mord sauvagement. Il hurle et finit par avoir la présence d’esprit de détacher l’insecte de sa main d’un revers de l’autre (main). Fourmi : 1, numéro 3 : 0 ! Il est fâché, n’ose plus marcher pieds nus dans les parages de la fourmilière, sans courir et regarder autour de lui effrayé, et veut qu’on parte…

batraciensPendant ce temps, les deux grands chassent la grenouille… Enfin ils hurlent dès qu’un batracien saute ou bouge et n’osent pas les toucher. Numéro 3 les rejoint eux et leurs copains, petit groupe de punks explorateurs patrouillant dans un fond d’eau vaseux et froid. Je pars avec numéro 5 pour tenter de le faire dormir dans la poussette… L’espoir fait vivre et demeure longtemps présent chez les parents…

Junior dort, à ma grande surprise, je passe voir Madame. Numéro deux est mouillé jusqu’au cou (il y avait un trou dans l’eau…), tout le monde est content, les batraciens retrouvent leur liberté, je ne suis pas sûr qu’ils soient tous intacts mais certain qu’ils vont dorénavant plus se méfier des hommes et faire moins de bruit par peur de se refaire choper !

Retour au bercail, plus ou moins dans le calme (les punks au grand air ont un peu perdu de leur énergie, et c’est très bien !). Les punks sont mis devant un DVD, le Père en profite pour aller courir (de jour ! quel luxe !) un peu…

Madame opine à ma demande d’autorisation de quitter le foyer pour aller footinguer, masquant sa joie de se faire abandonner lâchement… Je cours me changer avant qu’elle ne change d’avis ou qu’un punk fasse une connerie justifiant ma présence !

Je cherche, quasiment sans jurer, ma montre, me décide à partir sans après force injures vertement imagées, après avoir tout retourné 3 fois (sauf la poche de mon sac dans laquelle elle attend, depuis que je l’y ai mise, je l’y retrouve à mon retour en terres vaudoises…) : je cours depuis plusieurs années, je connais mon corps, je vais faire ça à l’ancienne, à la roots, sans montre, juste en short et tee-shirt, seul avec la nature !

Ben non, en fait, je n’ai pas de manche courte et il fait grand beau, mais il en faut plus pour décourager le Père !!! Je pars sans gourde (oubliée aussi en Suisse – normal, la mère ne s’est occupée que des valises des punks 😉 ), tourne un peu dans le village et finis par me dire que, au milieu des montagnes, ce serait ballot de ne pas en profiter ! Direction la pente, je monte en marchant, c’est tellement pentu que même les chèvres n’osent pas s’aventurer sur ces sentiers et je me demande comment les arbres arrivent à tenir debout (à croire qu’ils sont attachés dans le sol) !

Il n’y a naturellement personne, c’est la fin de journée et, comme mentionné ci-dessus, ça grimpe méchamment… Un funiculaire dessert avantageusement la station de ski qui trône plus haut sur ce versant, rendant la montée à pied fort peu utile.

Je monte un moment, près de 500 mètres de dénivelé, tout de même, avant de décider de rentrer, le jour commençant à décroître dangereusement dans le fond de la vallée (je suis parti sans rien, pas même une frontale) et je ne veux pas rentrer à quatre pattes en tâtant le terrain pour ne pas me manger un arbre (cher lecteur et néanmoins ami, crois-moi sur parole, je viens de la région, l’arbre savoyard est agressif et ne demande qu’à te sauter dessus, fourbement, au profit de la pénombre… te voilà prévenu !).

Retour à la case départ, après une descente sympathique d’un petit quart d’heure (marrant comme la descente est plus rapide que la montée… pour les non connaisseurs, je n’ai pas dit plus facile, vous noterez !). Je rentre dans une situation proche de l’insurrection : les punks ont faim, je suis désigné volontaire pour aller chercher des pizzas avec numéro 2. Encore un bel exemple de fast food version française…

Le Père appelle pour commander des pizzas… la dame me propose de venir les chercher plus d’une heure plus tard ! Je lui dis que cela ne va pas être possible, les punks m’auront mangé avant de toute façon ! Elle négocie et finit par me proposer un délai de 30 minutes pour que ma commande soit prête (désolé pour les quelques clients que j’ai vertement dépassés, mais il y avait péril en la demeure !). Je viens de gagner le temps de me doucher et ce n’est pas du luxe : je sens le bouquetin ou la marmotte écrasée qui aurait trop attendue au soleil après son triste trépas !

Les punks sont sans pitié : c’est un pizzicide, un pizzage, enfin pas beau à voir ! Une douche ou deux sont dispensées malgré des râlements et plaintes dignes d’une manif écologiste à laquelle vous arrivez en Humer jaune avec des bottes en lézard couleur lilas.

Nous couchons 3 et 4 (tous les deux morts au front du fait de : l’heure, le grand air, l’altitude, les heures de pataugeage à la poursuite de batraciens qui luttaient pour leur vie, les dernières nuits qui n’ont pas été optimales, …) et ne les entendons pas longtemps pour une fois. Nous mettons numéro 5, aussi crevé, dans son lit.

Comme expliqué lors de ma dernière chronique, malgré les millions de lecteurs avides et les foules qui se déplacent à chaque annonce de passage du Père Indigne, pour se faire photographier à ses côtés ou pour se faire dédicacer son futur livre à paraître un jour prochain ou un tee-shirt, nous sommes toujours des pauvres de la classe moyenne et vivons, comme tels, dans un logement qui nous oblige à coucher les punks à plusieurs dans deux chambres à l’étage… Pas de personnel de maison ou d’aide : la misère crasse, insupportable !

Personne ne veut dormir seul, malgré un goût prononcé du casse-tête, c’est insoluble : ma fille ne veut pas dormir avec numéro 2, mais veut dormir dans la chambre de numéro 5 et sur le lit du haut… Comme tout le monde veut dormir avec numéro 5 et sur le lit du haut, nous changeons la répartition des chambres chaque soir (hormis numéro 5 dont le lit ne change pas de chambre), ou presque, opération agrémentée par des longues négociations, arguments, râlements et crises diverses et variées qui se ponctuent, comme il se doit, par Le Père qui gueule et un ou deux punks fâchés.

Je passe régulièrement voir si numéro 5 dort, mais il a décidé de faire le c… enfin, l’andouille ! Debout dans son lit, il rit, gazouille et hurle quand nous ne venons pas assez vite à son goût. Sa patience légendaire semble, elle aussi, être le résultat des gênes maternels !

Impossible de coucher les deux grands, il fait encore plus le clown lorsque la chambre n’est pas vide ! Vers 22h, nous demandons aux grands d’aller se coucher dans notre lit, je me réjouis déjà de la soirée foutue et de mon dos détruit s’il faut les porter plus tard ! Le Père est naturellement un surhomme, mais, entre-temps, ma fille mesure quasiment 1,50m et tirerait une larme à Schwarzenegger s’il tentait de la porter d’un bras…

Petite parenthèse, pour le Père non aguerri, innocent ou qui n’a pas de fille : je fais du tir depuis que j’ai 16 ans et mesure 2m, évite de critiquer ma fille ou de la traiter de grosse ou d’insinuer qu’elle est lourde (je suis le seul qui puisse oser) ! C’est juste que quand junior mesure 50 cm à la naissance, tu peux encore le porter assez longtemps… Entre temps, tu as vieilli (si, si, ça peut aussi arriver au Père !) et elle est nettement plus dense que lorsqu’elle pesait 3,2kg à la mat !

Heureusement, ils ne dorment toujours pas à 22h30 quand junior a fini, lui, par laisser tomber. Ils vont se coucher et ne font pas les singes trop longtemps. Enfin un peu de quiétude pour Madame et moi. Nous sommes de toute façon trop fatigués pour en profiter, mais c’est normal !

Le lendemain, je dois retourner en Suisse pour la journée ! Quel bonheur de se taper 4h de route dans un Bus au centre de gravité 2m trop haut, bruyant, moche et dont le moteur et les freins semblent avoir été récupérés sur une twingo poussive des année 30 ! Je pars un peu à la bourre, ce qui me change de d’habitude ou je pars carrément en retard, en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et vaguement le code de la route…

Passage en douane :

– rien à déclarer ?

– Si, ne faites surtout pas d’enfants, ou alors juste un ou abandonnez-les !!!!!

Juste après la douane, la concentration émoussée par les kilomètres et la monotonie du voyage, je suis à quasiment 100km/h dans une zone qui, temporairement, est à 80km/h… Je vois le gars sur le pont et freine… Probablement un peu tard : avec des jumelles laser, j’ai dû me faire choper déjà depuis mon passage de la Savoie à la Haute Savoie !

A ce moment du récit, je tiens à interjeter, vivement, un protêt fort légitime ! Je comprends très bien que la police fasse son métier et que ce n’est pas facile tous les jours… En même temps, c’est eux qui ont choisi, je ne les ai pas poussés à faire ce métier ! Mais, pour ma par,t je ne me venge pas sur tout le monde du fait que je travaille dans la finance, bien qu’aujourd’hui ce soit encore plus mal vu que pollueur ou trafiquant de drogue…

Je ne vais même pas me lancer dans le débat de savoir si une ligne droite, à 3 pistes, à 53 mètres de la douane, présente un risque qui justifie un contrôle de vitesse ou sur le fait que baisser de 20 km/h la vitesse sur une autoroute sans qu’il y ait de travaux ou de raison apparente semble indiquer la préméditation… Mais s’acharner sur les pauvres chauffeurs de Bus, déjà accablé par l’humanité du fait du véhicule qu’ils sont contraints de conduire… C’est plus bas que tout !

Quoi ? Ben si, on est contraint de conduire un Bus, on ne le fait normalement pas par choix !? Je ne dis pas que nous avons tous les mêmes goûts ou de bons goûts, mais il ne faut pas se mentir. Enfin sérieusement, parmi tous ceux qui ont trop d’argent et pas besoin de 7 places, vous en connaissez beaucoup qui roulent en Bus. Vous avez déjà vu quelqu’un débarquer chez VW ou Mercedes et dire : bonjour, je voudrais changer ma saleté d’Aston Martin contre un bon bus bien lourd, pas équipé et sans moteur ??? Mmmmmmouais…

Je tiens ici à féliciter les forces de l’ordre pour l’excellent travail pratiqué en Suisse en général, hormis ceux qui s’occupent des radars, bien entendu ! C’est sincère et presque désintéressé : lorsque junior ou n’importe lequel de vos punks finira par commettre une infraction grave (comme prédit depuis sa naissance par mes parents), vous serez content que la justice suisse vous en débarrasse pendant quelques mois ! Eh bien ce ne serait pas possible sans le travail de la police !

Bon je ne te cache pas, jeune Père insouciant, que la probabilité n’est pas super élevée que du secours ne te parvienne sous cette forme… Mais on ne sait jamais, il faut garder toutes les portes ouvertes !

Retour en Savoie, avec tout le monde qui a passé une belle journée au grand air… et des punks un peu déchaînés (comme on les aime !). Douche et préparatif pour aller dormir, le lendemain nous prévoyons de retourner à la base de loisirs…

Reposez-vous quand vous le pouvez et ne lisez pas trop tard : demain les punks se lèveront encore !