Amis des crêpes et du vomi, bonsoir !

70 chroniques !!! Rendez-vous compte !!! Ça en fait des pages de bonheur à lire le Père Indigne, petits veinards, va !!!

Madame fêtant prochainement son anniversaire et atteignant un âge canonique à partir duquel ça coûte plus cher en bougies qu’en gâteau… J’avais décidé, dans mon immense bonté et générosité, d’organiser une fête surprise… Oui, je sais, en plus d’avoir déjà 5 punks, je cherche à m’ajouter des emm…

Le plan était simple : j’invite quelques amis, de la famille, on se retrouve tous dans une petite salle près de chez ma belle-mère, nous feignons d’être invités chez belle-maman et, au dernier moment, hop nous arrivons à la salle. Madame est heureuse et surprise de trouver des amis et de la famille qui l’attendent, c’est la fête…

Comme la théorie est belle quand elle est ainsi énoncée !

J’enrôle, plus ou moins de force mais pleins de bonne volonté, ma belle-sœur et mon beau-frère, je mets dans la confidence ma belle-mère, dont l’ami doit cuisiner quelques victuailles pour cette petite fête improvisée, et nous voilà lancés !

Passage sur Facebook pour voir les contacts de Madame, histoire de n’oublier personne (ou presque !), et j’envoie quelques emails et WhatsApp, pour ameuter la populace.

Le Père tient à s’excuser naturellement auprès de tous les oubliés, spécialement auprès de la marraine de numéro 4 qui a été honteusement oubliée ! Mea culpa ! Le Père est naturellement l’unique responsable pour cet oubli. Je propose un pique-nique, ou autre repas du genre, à votre convenance pour se revoir tranquillement.

Ma belle-sœur réserve une petite salle dans laquelle nous fêtons régulièrement des anniversaires en terres broyeuses et nous commençons à réfléchir aux petits détails : nourriture, comment occuper les punks et autres enfants des convives, boissons, déco, cadeau…

Très vite, les confirmations de venue tombent et un constat s’impose : la salle prévue sera trop petite !!! Ma belle-sœur, jamais à court d’idée, propose une alternative, immédiatement réservée par mon beau-frère. Je prévois un polaroïd pour faire des photos souvenir des invités, ma belle-sœur travaille sur un album de photos de Madame… Ca commence à prendre forme !

Le Père profite de quelques voyages professionnels dans la région pour se rencontrer avec belle-maman et comploter quant aux victuailles et quantités de boissons à prévoir… Malgré des talents infinis dans maints domaines, le Père ne sait étonnamment pas les quantités d’alcool et de nourriture nécessaires à sustenter 80 personne, dont 45% de punks, c’est ballot !

Oui lecteur adoré (et fidèle depuis vraiment longtemps, ça fait chaud au cœur ! Sois-en remercié !!!) tu as bien lu, plus de 80 personnes, 84 si l’on veut être précis, souhaitent venir fêter Madame… Heureusement que tout le monde n’a pas pu venir ! Je compte naturellement la famille, mais tout de même !

A ce moment-là, lecteur adoré et fidèle, je dois marquer une pause extrêmement douloureuse dans ce captivant récit… Après près de 6 ans dans notre modeste logis, et bien que cela lui confère un cachet et une classe incroyable, nous n’avons toujours que des ampoules nues pendant lamentablement aux fils apparents dans quasiment toutes les pièces. Le Père a donc élu de remédier à cet état de fait et veut aménager le sous-sol en éclairage. Noble choix que l’on ne peut qu’encourager !

Le Père n’est pas du genre à faire les choses à moitié… Pour les bricoleurs, trous de 8mm de diamètre et de 6,5 cm de profondeur dans le plafond de mon garage (à priori, jusqu’à un séisme de 18 sur l’échelle de Richter ou 14 punks qui se suspendent simultanément, mes néons ne bougent pas !!!) et pose de 2×2 néons de 1,2m, tubes leds. Maintenant quand mon garage s’allume, les centrales nucléaires de Beznau ou Mühleberg subissent un pic de consommation… Les souris et les araignées sont devenues aveugles et blanches, les leds ont gagné, ça semble presque propre !

Le garage étant fait, je m’attaque à la buanderie dont l’ampoule blanche bleuté de 23 watts semble soudain moins efficace qu’une bougie dans une crypte, pour faire plaisir à Madame qui adore cette pièce (c’est un peu son territoire, sa salle de jeu, quand elle a le droit de sortir de la cuisine !).

Une fois de plus il est important de noter : 1. Le Père n’est pas un manuel, à la base, il est sensé avoir fait des études, même s’il n’a pas fini… 2. Le Père est équipé de matériel sérieux, professionnel, comme il le fait par habitude depuis qu’il a des punks et doit faire des travaux parfois sérieux (planter un clou, visser une étagère au mur pouvant supporter 38 punks de 79 kilos – histoire d’avoir une marge de sécurité, déboucher un lavabo,… terrible !) 3. Dans ce matériel figure un détecteur sensé indiquer : les fers, les tuyaux et autres câbles électriques lâchement cachés dans la dalle…

Le Père détecte, repère, marque et mesure. Le premier trou est percé, ma fille à mes côtés pour me soutenir moralement. Le deuxième trou se passe sans encombre et je remets un petit coup dans le premier… jusqu’à ce qu’il commence subitement à pleuvoir !!!!!

Léger juron, très léger !!!!

Arrivé d’eau de la maison coupée par Madame, j’appelle un sanitaire (il est 17h et j’ai du pot de trouver quelqu’un, la plupart des gens dans la construction travaillent à mi-temps, vu comme ils nous volent lorsqu’on construit ils n’ont pas besoin de travailler plus, et sont déjà couchés) qui passe assez vite…

Il me signale qu’il ne faut pas aller aussi profond (je ne m’en serais pas douté !?), que les conduites d’eau ne sont plus métalliques depuis longtemps, mais en plastique (ça aussi, j’avais réalisé) … et donc ne sont plus détectées par les détecteurs (là aussi, j’hésite à lui coller un bourre-pif : tu crois que je n’avais pas remarqué !?), ça va coûter une blinde, ils doivent démonter un bout de plafond pour sortir le tuyau et reboucher ou remplacer le tuyau. Après test, il ne s’agit que de l’eau chaude qui sera coupée pour la nuit, l’eau froide demeure. Son collègue vient le lendemain matin première heure !

Arrive son collègue, qui commence par rigoler au récit de mes exploits (25 cm et 30 kg de moins que moi, partir du principe que je suis de bonne humeur et n’ai pas une bonne pelle pour l’enterrer dans le jardin pourrait lui jouer des tours… mais j’ai besoin de l’effronté pour rétablir l’eau chaude dans ma maison, ça lui sauve la vie pour le moment…). Je lui dis que j’avais surtout peur de choper un fil électrique. Au moment de répondre que ça aurait mieux valu, il a un éclair de génie, sa pupille s’éclaire telle celle du labrador qui voit une flaque boueuse dans laquelle il va se rouler : les tuyaux d’eau, dans notre modeste demeure, sont semblables à ce qui se fait pour l’électricité : une gaine entoure un tuyau en plastique !

Je le regarde avec espoir, mais sans comprendre son mini orgasme cérébral… Il suffit en fait de détacher le tuyau des deux côtés et de tirer pour l’enlever en attachant le suivant derrière, m’explique-t-il ! Le changement est fait en quelques minutes, sans casser mon plafond (dommage, j’ai une bonne perceuse pour ça !), pour mon plus grand plaisir.

Je finis mes trous en 6mm et sans aller plus profonds que 3cm et des poussières (naturellement ça tient presque aussi bien, mais c’est moins drôle !), cette fois il ne pleut pas et Madame peut recommencer à jouer, avec un éclairage adapté (elle risque même le coup de soleil : double néon led de 1,5m)!

Fin de l’épisode bricolage…

L’idée m’ayant été soufflée par mon beau-frère, je contacte un prestataire spécialiste en crêpes pour savoir ce qu’il pourrait proposer pour ce genre d’événement… Lorsque je reçois sa proposition de prix, je le remercie et décline poliment : on est quasiment au double de ce à quoi je pensais ! Le crêpiste, commerçant et sentant le bon filon, me propose un prix nettement plus abordable et je l’embauche.

Autre passage en terres fribourgeoises pour faire des courses chez Aligro, accompagné de l’ami de ma belle-mère qui possède une carte professionnelle. Voyant les paquets de pâtes de 3 et 5 kg, je ne peux que penser à numéro 3, épris de pâtes, qui verserait une larme devant un tel étalage et prends 2 paquets ! Pour compléter cette surprise fabuleuse, je réserve un bon restaurant fribourgeois, ainsi qu’un petit hôtel en dehors de Fribourg avec une vue à couper le souffle sur le lac de Gruyère. Je négocie une garde à vue pour les punks auprès de : La Blonde, ma grande sœur, mon beau-père et ma belle-mère… Tout est fin prêt !

Naturellement Madame commence à se douter qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark quand j’annule ce qu’elle avait prévu pour ce samedi et lui dis que j’ai déplacé le lunch chez sa maman au samedi, pour pouvoir l’inviter au restaurant le soir…

Avec une telle organisation et autant d’aide, tu dois te demander, jeune père innocent, ce qui pourrait bien merder dans cette fête sans faille… T’es sûr, tu ne vois pas ? Vraiment pas ?

Nous avons 5 punks… Donc un nid infectieux que nous envierait la plupart des laboratoires militaires P1 du monde, de quoi relancer la grippe aviaire, la peste ou la majeure partie des maladies dangereuses ayant ravagé la terre… Probabilité qu’un punk au moins soit malade, supérieur à 100%.

Deuxième fléau, et non des moindres : les enfants des autres ! Nous allons mettre ensemble des enfants, beaucoup d’enfants, trop d’enfants !!!! 36 ! S’il fait mauvais et que nous les gardons à l’intérieur, même avec les crêpes, nous allons avoir au moins un infanticide ou autre lésion corporelle grave ! En plus il est assez mal vu de taper sur les enfants des autres, donc il faut les accepter tels qu’ils sont, et en plus il y aura les nôtres… je n’ai pas la patience pour ce genre de chose !

universal

Nos chers Minions d’Universal

Le grand jour arrive, les punks sont plus ou moins valides, plus ou moins sages, plus ou moins prêts à aller chez quelqu’un dormir… Madame attend quelque chose, sans trop savoir quoi (je pense qu’elle a des doutes, mais pas de tous ceux qui viendront) et nous arrivons à la salle.

Quasiment tout le monde est déjà là (forcément, nous avons plus d’une demi-heure de retard sur le planning !) et Madame descend du Bus, radieuse, pour aller faire la tournée des bises aux invités, numéro 5 vissé dans le bras et plutôt inquiet. Ma belle-famille a fait des merveilles en préparant la salle et décorant ce qui pouvait l’être. La salle est conviviale et le temps heureusement magnifique nous ôte une épine du pied : les punks iront s’ébattre dehors !

Bises, apéro et autres petits fours et goinfreries pantagruesques laissent place aux crêpes. Numéro 4 est aux anges et profite de son parrain… Il revient de loin : quelques jours plus tôt, enfin quelques nuits plus tôt, après une journée sans histoires (enfin pour une famille avec 5 punks…), au moment où nous voulions aller me coucher, numéro 4 se met à pleurer.

Au bruit, je comprends tout de suite que ça va être chaud : junior tousse, peine à respirer, à la trachée et les côtes qui se creusent et n’est pas au top…

Le Père embarque junior pour essayer le coup de la douche chaude (pas sur junior, bande d’incultes ! Douche bouillante pour générer de la vapeur d’eau pour calmer le faux-croup… il y a des limites et ébouillanter junior laisse des traces !), pour diminuer le plus vite possible cette gêne. Madame part chercher le corticoïde que nous avons à disposition à la maison pour ce genre d’urgence. Malgré sa fatigue, junior décide de jouer le jeu et boit une partie du médicament… Avant de tout vomir 5 minutes plus tard !

Ça fait plus de vingt minutes que nous essayons de calmer la détresse respiratoire de numéro 4 et ça ne s’améliore pas… Le Père se prépare pour emmener junior à l’hôpital de Nyon, aux urgences… Il est minuit passé, une nuit de foutue en plus !

Malgré la fréquence de nos visites, nous n’avons étonnamment toujours pas atteint le statut Gold ou Platinium à l’hôpital, personne ne nous reconnait et il faut presque tout reprendre de zéro… Heureusement il n’y a personne et nous allons vite. Junior respire toujours très mal et fait un bruit assez désagréable en respirant. La pédiatre le voit, ça fait plus de 40 minutes qu’il est en crise, 10 minutes qu’il est allongé sur le lit de consultation et il respire moins fort.

La pédiatre propose : soit de ne donner que le corticoïde (garde à vue de 3 heures et nous rentrons), soit, si ça ne se calme pas, il faut donner de l’adrénaline en le mettant sous masque respiratoire (elle parle de nous garder pour la nuit en observation dans ce cas-là). Comme junior respire mieux, elle pense que le corticoïde va suffire et doit se dire que j’ai stressé pour rien, comme une saleté de père débutant et hypocondriaque.

Elle occulte junior, l’énerve un peu avec son stéthoscope. Au moment d’écouter le dos de numéro 4, elle le fait se redresser et il recommence à respirer comme un vieux fumeur cacochyme en crise de pneumonie. Il a les lèvres qui bleuissent, il me semble. Elle appelle tout de suite une infirmière et junior se retrouve branché et masqué, en pleine nuit…

Il est crevé, pleure et veut partir, arracher le masque et venir dans mes bras… Je le prends et lui montre des TGV sur mon téléphone, il se calme vite et respire le médicament. Leur système étant bien conçu, je dois le rebrancher plusieurs fois dans le mur, mais ça se passe bien.

La pédiatre revient nous voir, elle est désolée mais l’hôpital est plein et nous ne pouvons pas aller dans une chambre. Elle apporte un fauteuil inclinable et nous restons, jusqu’à plus de 5h30, en observation. J’endors junior et m’endors tant bien que mal à ses côtés. Il fait peine à voir dans son grand lit blanc, avec ses câbles, son monitoring et son doudou !

Retour au bercail, je recouche numéro 4 qui est sur les rotules, mais respire sans trop de bruit, et vais essayer de choper quelques heures de sommeil en plus… Donc le voir manger, jouer, rire et faire plus de 700 photos avec le téléphone de son parrain fait plaisir.

Je suis tiré de ses rêveries par ma fille… Elle arrive à la tête d’une délégation d’enfants, brandissant fièrement un crâne de chevreuil, de cerf, de biche, d’écureuil ou de crocodile à cornes, enfin je ne suis pas très zoophile, une bête à cornes qui pousse dans la Broye et semble morte depuis pas mal de temps…

Malgré nos réprimandes et râleries, les enfants décident de reconstituer toute la bête, sur la pelouse, devant la salle… Je suis particulièrement fière de ma fille qui a pris l’initiative, bien qu’elle semble avoir été encouragée par un convive… Entre ça et les enfants qui sont allés jouer dans le ruisseau local, on a frôlé le pire, tous ne sont pas propres, mais nous n’avons perdu quasiment personne !

Les invités partent au fil de l’après-midi et j’échappe au gros du rangement en courant après les punks et raccompagnant les convives. Encore une fois, je suis énormément redevable envers ma belle-mère, son ami, ma belle-sœur et son mari pour tout ce qu’ils ont fait !

Les punks sont répartis dans les familles et nous passons un moment chez ma belle-mère pour causer quelque peu avant de partir pour le programme de la soirée.

Nous allons manger avec Madame au Pérolles, un très bon restaurant de Fribourg. Repas d’exception, hormis le dessert qui est très bon mais un peu en-dessous du reste… Je vais garder un souvenir ému du Duo de Pizokels aux morilles fraîches sautées, sa crème émulsionnée à l’ail des ours et y penser longtemps. Comme on dit en langage gastronomique : à se taper le cul par terre !

Nous partons pour l’hostellerie du Vignier où nous arrivons à 23h30… Tout est fermé, malgré ce qui m’a été annoncé par email. Je tape à la fenêtre pour attirer l’attention des deux personnes qui sont au bar. L’employé nous ouvre et nous installe dans notre chambre. L’hôtel a été refait il y a une année et la chambre est superbe. Nous ne verrons la vue qu’au matin et quelle vue !

Nous partons pour récupérer tous les punks après un petit déjeuner sans punks ni hurlement et avec une sacrée vue (temps splendide !) et rentrons dans le bruit et les rixes inter-punks.

Retour à la vie de tous les jours, l’école se poursuit pour la dernière semaine avant les vacances, nous nous préparons à deux semaines avec les punks à la maison… Ou presque ! Nous avons déjà placé les 3 plus grands en camps, ma fille en camp de basket, numéro 2 et 3 en camp multi-sports à Nyon… Oui nous avons choisi la solution de la facilité et sommes fourbes. Les punks doivent tout de même être déposés au même moment quasiment, les uns à Nyon et l’autre à Gland, facile nous prendrons l’hélico !

Naturellement, le calme fut de courte durée… Numéro 4 et 5 commencent à vomir durant une nuit de la dernière semaine de classe… Je me réjouis par avance de reperdre un peu du baby speck accumulé récemment ! Étonnamment, je coupe à la gastro flash contrairement à Madame. C’est probablement reculer pour mieux sauter !

Autre surprise, les trois autres punks n’ont pas montré la solidarité habituelle et la situation est restée relativement sous contrôle.

La semaine se termine sur les genoux, mais sans événements particuliers. Nous nous préparons pour le weekend de Pâques, ma fille part chez sa marraine et nous devons la retrouver dimanche chez ma belle-mère.

Vendredi, pendant la nuit, numéro 4 se lève et hurle « je vais faire pipi ! » en ouvrant sa porte… Ce petit moment de communication nocturne fait toujours plaisir… N’étant pas couché, je vais le voir et il se plaint d’avoir mal au ventre, ce qui n’est pas rare chez lui. Je le recouche et il se rendort vite.

Je monte en courant un peu après, alors qu’il est en train de vomir, numéro 3 qui dormait dans sa chambre est dans le couloir, la tête ressemblant fortement à celle d’un shar pei de mauvaise humeur, réveillé en pleine nuit : on ne voit quasiment plus ses beaux yeux bleus et il est tellement plissé qu’on dirait qu’il a 243 ans ! Je sors numéro 4, qui a parfaitement maîtrisé la situation et n’a pas débordé du récipient, de la chambre, lui essuie la bouche et le calme. Il se recouche, livide, sans fièvre. Numéro 3 essaie de poursuivre sa nuit tranquille.

Moins d’une heure plus tard, je remonte, toujours en courant (oui, jeune Père insouciant et innocent, être père nécessite une condition physique exceptionnelle, surtout si tu en as plus que 3-4 : vivre sans dormir, courir, porter un à deux punks (20 à 35kg) sur 800 mètres sous un feu nourri de cris et en zigzagant sans te blesser sur des légos et petites voitures, réparer un vélo, une trottinette, un genou, un nez, monter et descendre 758 fois les escaliers en trottant – note pour toi, jeune Père, ne choisit pas un logement sur plusieurs étages… s’il faut va au camping, sous un pont ou dans une banlieue, mais évite les escaliers !!! – et autres nages pour aller récupérer un objet ou junior au fond d’une piscine, d’un fjord (pas le yaourt !?), d’un lac ou d’un cours d’eau) et retrouve la même scène qu’avant.

Je nettoie numéro 4, qui ne doit plus avoir grand-chose à vomir (point très positif de la gastro : assez vite cela s’améliore quand le ventre est vide ou que junior décède déshydraté… mais normalement, au moment où ça se calme, c’est un autre qui s’y met, ce qui peut être pénible !), remonte le matelas de numéro 3 (comme nous sommes en phase de test, il dort par terre dans la chambre de numéro 4 en attendant que nous soyons décidés à les laisser tout le temps dormir ensemble) qui fait 2m et pèse une tonne (le matelas, pas numéro 3, c’est moi qui suis fatigué, essayez de suivre sinon ça va vite être pénible !) ainsi que ses doudous, sa couette, sa lampe de poche, son cochon qui fait crouik et sa gourde. Je recouche numéro 4 et vais me coucher après avoir informé Madame de l’état sanitaire, qui se dégrade à vue d’œil (l’état sanitaire, pas Madame…) !

Nuit courte, mais brève. Madame me laisse dormir le lendemain, compte-tenu de mes occupations nocturnes qui m’ont fait me coucher vers 4h du mat. Ce n’est pas du goût de numéro 4 qui vient voir si je dors bien, vers 9h. Je descends en croyant que c’est la manière polie de Madame de me dire que, merde à la fin, il est temps de se lever, mais ce n’était qu’une initiative de numéro 4 qui voulait « un gros cailliain »… S’il n’était pas si mignon, je l’enterrerais volontiers dans le jardin, à côté du sanitaire humoriste de l’autre jour…

Samedi en fin de journée, numéro 3 se met à vomir à son tour. Lui qui est habituellement solide comme un roc, musclé et énergique, est transparent et semble aussi solide que son doudou tout rafistolé… Il fait peine à voir. Numéro 4 est requinqué entre temps, Madame et le Père ont mal au bide, belle-maman n’a qu’un toilette, Pâques s’annonce assez marrant ! Nous prévenons belle-maman et belle-soeur que ce sera sportif le lendemain.

Pendant la nuit, numéro 3 vomit encore, je suis hors service, Madame gère. Au petit matin, ce sont numéros 2 et 5 qui s’y mettent. Nous apprenons que notre fille a, elle aussi, vomi chez sa marraine. Hormis les parents, c’est quasiment le sans-faute !

Nous abandonnons l’idée d’aller chez belle-maman. La Blonde est désignée volontaire pour passer prendre numéro 4, qui est le seul réellement valide, et aller se bâfrer à notre place chez belle-maman… elle était de toute façon invitée ! Elle revient avec numéro 4, notre fille (qui a attendu d’être rentrée pour vomir aux toilettes !), deux sacs de chocolats sous diverses formes, histoire de reprendre rapidement les kilos temporairement cédés à la gastro.

La semaine reprend, nous sommes à nouveau tous plus ou moins aptes au service. Les plus âgés des punks commencent leur camp respectif mardi et la vie reprend presque comme avant…

Bonne fin de semaine, dormez longtemps et surtout restez forts : les vacances durent encore plus d’une semaine !