Ami des mômes et des bosses, bonsoir !

5h30, la campagne vaudoise est encore endormie… Ce qui n’est pas surprenant, compte tenu de l’heure, même le soleil n’est pas totalement debout ! Pourtant, fendant le matin, telle la brique Lego fendant la délicate peau du dessous de ton pied nu en pleine nuit, quand tu vas voir les punks pour t’assurer qu’ils dorment enfin, Le Père fait une petite sortie de décrassage final avant course… Oui, jeune futur père jovial, tu t’es bien souvenu : samedi c’est l’Ultra de l’Eiger !!!!!

Ok, une nouvelle fois, Le Père est inscrit ce qui ne veut pas forcément dire qu’il va finir cette promenade weekendesque !

C’est donc tout naturellement en courant que, comme d’habitude, une fantastique chronique germe dans son esprit retord et malingre… Quoi il était temps que tu te sortes les pouces des parties sombres ?! Oh ! Après à peine 3-4 mois de patience, tu te montres grossier lecteur ingrat ?! Je suis extrêmement déçu et choqué par ce manque de reconnaissance… Il y aura des blâmes !

Mardi, Le Père est à Zürich en train de bronzer en maillot Boratz rose fluo sur le bord de la Limmat quand un pote le message :

Tu as fermé ton blog ?

????

Ok, Le Père est en fait en costume entre 2 rendez-vous avec des prospects / clients, il fait 65 degré à l’ombre et il n’y a pas d’ombre, il s’est levé à 5h du matin, ce qui n’est pas plus mal, il doit décaler son sommeil pour samedi, il a mal dormi dans un train au confort plus proche de la huitième classe sur la ligne longeant le Brahmapoutre, celle avec des poules dans les allées (je parle naturellement du volatile, lecteur lubrique, pas de la russe retouchée, reste concentré !) pendant 1 heure et des poussières et n’arrive pas très bien à comprendre de quoi veut parler l’ami susmentionné…

Tentative de call, meeting, re-tentative de call et il me rappelle…

« Je voulais montrer ton blog à une amie, mais google ne le trouve plus ! »

Le Père remercie l’ami susmentionné de faire sa promotion dans le but de doubler le nombre de ses lecteurs et lui envoie le lien… Il semble que le manque de présence du Père soit pris par Google comme une sorte de décès prématuré. Le Père se fait une note pour plus tard de racheter Google et de virer Bezos à coup de pied dans le derrière ou de tapes sur le crâne rasé, pour nettoyer cet affront inqualifiable !

Donc Le Père, vexé par cet oubli de la mémoire webesque et avec plusieurs chroniques écrites en tête, reprend sa plus belle plume, enfin son plus beau clavier, pour te concocter – hop – une chronique ! I AM BACK !!!

Numéro 3 insistait récemment pour que Le Père l’emmène faire une bosse… Petite pause pour faciliter la compréhension de certains lecteurs peu attentifs et qui seraient tentés de prévenir une nouvelle fois le SPJ (Service de Protection de la Jeunesse, que je profite de saluer) : faire une bosse ne consiste nullement à prendre un objet contendant pour ajouter une énième bosse à un tibia ou autre partie exposée de junior ! Il s’agit de bosse au sens Valaisan ou Savoyard du terme : toute élévation qui n’atteint pas 2’500m et ne saurait donc décemment prétendre au qualificatif de « montagne ».

Donc pour bien profiter de la bonne humeur de chacun, il est décidé de compromiser et d’emmener tout le monde au mont Pèlerin, ce qui nous permettra de monter, enfin, sur cette maudite tour qui était fourbement fermée la dernière fois que Le Père et le Père² avait tenté une approche avec les punks 1 à 4. Après diverses menaces de privations et châtiments corporels, tout le monde est dans le MPPT2, avec un consensus de punks qui fait la gueule.

Tu es innocent en matière d’enfants, mais as déjà de bons pressentiments, futur jeune père ! Effectivement, la tour est une nouvelle fois inaccessible, bien qu’à notre arrivée des gens sortent de l’enclos de grillage. Il semblerait que l’ascenseur soit plus souvent en panne que fonctionnel ! Les punks font les … enfin, jouent avec le portail, se faufilant et ressortant sans peine par les tourniquets démontrant une nouvelle fois que, hormis la Corée du Nord, peu d’endroits sont à l’abri des punks !

Nous pique-niquons à l’ombre des arbres à côté de la tour, bientôt rejoint par une famille qui semble aussi avoir beaucoup d’enfants. Madame discute et promeut son site pendant que Le Père essaie de surveiller les punks et de les contenir.

Nous repartons vers le Bus et, étonnement, alors que la montée n’a été qu’une longue, éternelle et interminable litanie de plaintes des punks, là ils courent et sont relativement contents, enfin surtout les grands. Numéro 4 et 5, qui sont contraints d’avancer par leurs propres moyens à défaut d’être portés (vu leur poids respectif, il ne faut pas non plus pousser l’ancêtre dans les ronces, soit t’es lourd et tu te locomotionnes par tes propres petites pattes arrière, soit tu restes léger, faut choisir !) mais il faut surveiller : numéro 5 est fatigué. Le Père lui tient la main pour l’empêcher de trop tomber.

Alors qu’il est occupé à rattacher les lacets de la princesse et des autres punks, Madame l’appelle. D’abord gentiment, puis de manière plus pressante… Le Père la rejoint, elle est avec une sorte de saloperie de grand jeune souriant à barbe et tatouages… Le Père n’a pas le temps de lui prévoir quelques morts atroces : numéro 4 hurle et pleure à chaudes larmes, Madame a plus l’air inquiète que séduite, il y a quelque chose de pourri au royaume du mont Pèlerin !

Numéro 4, fatigué par la montée et la course effrénée de la descente, s’est assis sur une chaine métallique qui fermait on ne sait trop quoi… La pesanteur et la physique aidant, il est tombé en arrière, stratégiquement arrêté par un rocher laissé par terre par on ne sait qui… Il a un trou dans la tête, ça saigne et ne s’arrête pas trop. Désinfection et mouchoir, ça coule un peu toujours, mais ce n’est pas grave, ce n’est que la tête, rien d’important !

Ok, il n’est pas passé dans les vapes, ne vomit pas, suit les mouvements et, hormis la douleur, ne semble pas différent de d’habitude. Le Père décide de renonce à lui cynoliter la plaie, on lui tient la main jusqu’au MPPT2 afin d’éviter une re chute.

Retour au bercail, les punks sont un peu plus calmes… Ok, futur père indigne, un peu plus calme en langage punk, ça veut dire que tu passes de la tornade F5 à une simple F3, ça ne veut pas dire que tu pourrais entendre un gavial se curer le nez, juste que le niveau sonore te parait un peu moins agressif à l’ouïe (que tu as de toute façon commencé à perdre, ne nous leurrons pas, quel que soit ton état pré punkesque, à force de beugler pour qu’ils arrêtent de se foutre dessus ou de hurler eux-mêmes… Et oui, ça ne sert à rien, et non, tu n’y couperas pas normalement, sauf si tu as le privilège d’avoir le sang-froid d’Hannibal Lecter ou la pédagogie d’un moine bonze de 300 ans), tu ne saignes plus des oreilles.

Discussion avec numéro 4 et, malgré sa réticence, Le Père l’emmène pour un bref contrôle technique… Passage à l’hôpital de Nyon. Nettoyage de plaie. Junior est bluffant, pas une larme ou une plainte pendant l’auscultation ou le nettoyage ! Il faut dire que junior connait bien les lieux du fait de ses fréquentes détresses respiratoires…

La personne qui gère les urgences appelle un docteur pour vérifier son verdict. La doctoresse confirme : comme c’est dans les cheveux, pas besoin de recoudre ! Si c’était visible, on aurait dû recoudre (2-3 heures à l’hosto minimum !) pour que la cicatrice ne soit pas trop voyante. Junior est content et nous repartons assez rapidement pour une fois.

La journée a été longue pour numéro 4, entre la marche et la blessure. Il a pourtant un peu de mal à s’endormir, du fait de la douleur et de sa position qui appuie sur le trou qu’il a dans la tête… Tout le monde finit par s’endormir et nous sommes prêts pour de nouvelles aventures, de nouvelles bosses ou de nouveaux bleus !

Reposez-vous, il y a course ce weekend !