Amis du gras et des giboulées, bonsoir !

Mais bonne année, lecteur adoré et jovial, point encore remis à 100% des affres des fêtes fin d’annesques !

Tu croyais, certains espéraient – si, si, j’ai les noms ! – Le Père disparu, terré au fond d’une grotte avec une chanteuse à barbe et rouflaquettes ou exilé sur la célèbre île de Nuiatoputapu (si, si, (bis) ça existe lecteur cultivé, géographiste et attentif, googloute et tu trouveras !) en train de se faire griller le gras dans un callebute Christian Clavier, avec poils du pubis apparent, sur une plage de sable blanc et fin entouré de naïades peu frileuses vu leurs tenues, mais que nenni !

Une fois de plus, c’est au moment où l’on croit que tout est perdu, que les coiffeurs de Trump et Kim sont au paroxysme du désespoir, à un cheveu du suicide, et que l’on est coincé dans un bouchon de 4 heures sur l’autoroute entre Rolle et Etoy (avec les punks en liberté dans la steppe vaudoise) qu’il débarque, tel le super héros des BD Marvel, pour sauver le monde !

Ca me fait penser qu’il faudrait que je fasse travailler numéros 1 et 2 à un costume de super héros, maintenant qu’ils savent coudre et coupent plus de tissus que de doigts… Déjà qu’à respectivement 11 ans et bientôt 10 ils ne nous rapportent rien et ne sont mêmes pas foutus de monter des Iphones, il serait temps de les mettre au boulot si je ne veux pas qu’ils finissent en syndicalistes manifestants en rasta et teeshirts sales!

Tu m’excuseras, lecteur adoré et enthousiaste, ce bref interlude, cette pause microscopique, cette absentounette.

@geluk

Il faut dire qu’entre boulot (je sais, les affres de la pauvreté rendent cette vie chaque jour un peu plus insupportable et Le Père doit, c’est une bien triste réalité, travailler ! Désolé, c’est la fin d’un mythe, une déchéance, un naufrage… mes parents n’ayant pas assez bossé pour que je n’en branle pas une, je suis pauvre… Enfin pauvre au carré ou à la puissance 6 en l’occurrence : pauvre et avec 6 enfants, donc même si j’eusse été riche je fus probablement devenu pauvre quand même ! Un comble pour Le Père qui a fait vœu de richesse et de luxure… Ben oui, avec tous ceux qui font vœu de pauvreté et de chasteté et qui ne s’y tiennent pas, il était temps que quelqu’un se sacrifie pour les autres et aille jusqu’au bout !?), punks, Madame qui bosse, tentative de courir et autres drôleries, Le Père est un tantinet débordé et peine à même trouver le temps pour les broutilles secondaires : se reposer, ranger ses papiers, effectuer ses paiements, dormir, …

Fin d’année 2017, l’hiver arrive enfin, on le sent, là, tout près, envieux de déployer son manteau de neige et de blancheur qui atténue si bien les sons et embellit la pampa vaudoise… Et d’apporter, pour tout parent digne de ce nom, les emmerdes habituels : nez qui coule, toux, maladies diverses et variées, épidémies, virus, peste, choléra…

Donc un peu avant les vacances de noël, numéro 4 commence la fièvre. Il va sans dire que les punks, comme Le Père – par solidarité naturellement, nulle faiblesse chez Le Père, reste poli lecteur téméraire ! – toussent déjà depuis un certain temps. Là nous pressentons assez vite une couillonnade sévère : la fièvre monte et en plus il tousse, je me vois bien retourner voir les urgences Nyoniques pour une détresse respiratoire en milieu de nuit…

Mais non ! Jamais à cours de surprise, numéro 4 couve en fait une otite, une pharyngite et une rhinite… Oui, quitte à être malade, autant tout faire à la fois, que ça amortisse la consultation chez le pédiatre…

Je suis à chaque fois surpris, en parlant du pédiatre et néanmoins voisin, lorsque je le croise notre pédiatre dans le garage, qu’il ne roule pas encore en Lamborghini Veneno Cabrio turquoise avec des jantes spinner dorées à l’or fin… Vu ce qu’on lui lâche chaque mois et qu’il n’habite pas dans un château, je me demande dans quoi passent ses millions !?

Numéro 4 manque l’école un jour, détruisant sans complexe l’organisation exceptionnelle mise en place par Madame, puis va vite mieux.

Je ne commenterai pas, pour mes fans féministes qui ont juré ma mort dans d’atroces souffrances, le fait que les femmes demandent à être payées la même chose que les hommes alors qu’une simple maladie de numéro 4 suffit à mettre sur le toit leur gestion du quotidien… C’est quand même une preuve crasse qu’elles ne peuvent pas gérer les choses importantes et s’adapter aux changements, non ?!

Là, tout père naïf et peu expérimenté se serait assis devant la télé avec une bière en se tapant sur le bide, songeant à quel point il a maîtrisé et mâté la maladie dans l’œuf, avant qu’elle ne puisse faire de vrais dégâts parmi la punkée…

Eheheheheheheheeeeeeeeeeee !!!!!!

Donc arrivent les vacances et très vite, numéro 5 a de la fièvre… Les punks toussent toujours tous, mais numéro 2 commence à se plaindre de douleurs jambiques, comme par hasard au moment d’aller se coucher… Le Père lui propose un accompagnement ascensionnel à coup de pompes dans le derrière et le récalcitrant finit par monter en beuglant comme un putois…

Tu as noté lecteur curieux comme, dans notre triste période où l’on ne peut plus faire de blague sur les femmes, les blondes, les maigres, les gros, les grands (surtout pas !), on peut se permettre de traiter les putois comme de la merde sans que cela n’émeuve personne !

Et d’abord pourquoi hurler comme un putois ?! Je rappelle au lecteur le moins érudit ou qui ne regarde que du foot et les émissions sur le Kuang Mu, 5 Fun, An 2 (ou autres monnaies de la même époque) à la télé, que le putois (qui n’a rien à voir avec la mouffette qui est de la famille des mephitidés, contrairement au putois qui, comme tout le monde le sait, est de celle des mustélidés ! Que l’animalologie est cocasse quand on s’y plonge !) est principalement réputé pour sa mine joviale, son air avenant et sa propension à délimiter son territoire à l’aide de glandes à l’odeur pestilentielle, à te faire regretter la dernière gastro de numéro 5, quand il te faisait des nmdd tous les jours… Les célèbres Nombril, Milieu Du Dos, débordants et verdâtres !

Donc, le lendemain junior (numéro 2) est assez grognon… Comme d’habitude, mais se plaint, toujours, de douleur pédestre, piédale ou pédicurique… enfin, il parle de la hanche en l’occurrence, mais ça veut dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark.

Oui, futur père, bientôt décédé si tu continues à rigoler niaisement, tu as bien compris… Donc, les urgences de l’hôpital de Nyon ont l’honneur de voir Le Père et numéro 2 une nouvelle fois entre Noël et Nouvel An, histoire de profiter du calme et des vacances ! En effet, le pédiatre de garde consulté craint une nécrose et souhaite que nous passions aux urgences pour faire une radio…

Pour simplifier, les urgentistes ne souhaitent pas faire de radio, disent que le pédiatre fait ce qu’il veut dans son cabinet, mais qu’aux urgences, c’est eux qui commandent et ils veulent faire une prise de sang en lieu et place de la radio. Le Père se dit déjà : chic, on pompe un litre ou deux à junior et on se casse, dans 20 minutes, on est à la maison avec numéro 2 couché et je sirote un coca sur le canapé en pétant devant Dallas !

Ok, je n’ai jamais regardé Dallas…

Et tu t’en doutes bien, lecteur adoré et désabusé, on est resté plus de 20 minutes aux urgences ! Donc, pour que junior n’ait pas mal, on lui met un pansement anesthésiant, on attend une heure, on lui retire le pansement… Là ça lui fait plus mal que si on avait fait la prise de sang directement sans anesthésiant, mais l’important c’est que le médecin fasse semblant de croire que c’est mieux comme ça et qu’un labo quelconque se gave encore un peu sur notre dos…

Comme nous sommes aux urgences, je suis juste désolé pour mon voisin et néanmoins pédiatre qui ne va pas pouvoir acheter un Hummer rose ou une tondeuse à gazon tunée avec un néon bleu dessous et des flammes fuchsia sur le côté…

Junior a lu la moitié de son bouquin, joué à la tablette que tu avais pensé à emporter dans ton infinie sagesse paternelle et se fait chier comme un ragondin décédé, donc te pourrit pour être sûr que tu ne puisses pas lire ! Ce serait ballot que cette interminable attente puisse servir à quelque chose !

Une fois la prise de sang effectuée, il faut attendre le résultat… La doctoresse, qui semble avoir l’âge d’être en classe avec junior, nous dit que ça va prendre 30 minutes… 1h10 plus tard, le père commence à se rapprocher lentement mais sûrement du stade de l’insulte de masse avec hurlement et retour à la maison, lorsque la stagiaire, enfin la doctoresse, revient pour nous dire que tout est normal.

Junior, un tantinet hypocondriaque, est soulagé que ce ne soit pas la nécrose dont le pédiatre de garde nous avait parlé. Nous repartons rapidement, non sans songer très sérieusement à faire un crochet par le cabinet du médecin de garde qui nous a fait perdre 3h de vie ou de sommeil pour jeter une godasse ou un pavé dans sa fenêtre… Compte-tenu de l’heure très avancé, Le Père élit de privilégier un retour vif et prompt pour coller junior au lit.

Tu penses, lecteur naïf, que là s’arrêtent nos déboires médicaux ? C’est touchant d’avoir encore des croyances si positives, quand la vie passe son temps à te mettre de grandes baffes, tel le pêcheur Fisherman’s Friend avec son thon rouge…

Donc, les punks ont gouté du nez et toussé toutes les vacances, et numéro 4, remis de son otite, a trouvé le temps de nous sortir une angine à streptocoques ! Heureusement que numéro 5 a aussi fait une otite et un peu de fièvre pour sa laryngite, sinon nous nous serions presque ennuyés !

Bref, nous commençons l’année comme tous parents qui se respectent : essayant d’être positifs, sur les rotules et tellement contents que les punks retrouvent le chemin de l’école !

Reposez-vous, la semaine est loin d’être finie !!!