Amis des aphtes et des nuits blanches, bonsoir !

Suite à un trail mené avec brio (chronique no 74), le Père aspirait à quelque repos… Wwaaaahhahahahhahahaa !

Tu l’aurais compris, futur père, malgré ton innocence et ta jeunesse : c’est une blague ! Dès que tu dépasses le stade de « en couple » ou « marié, sans enfant », tu peux dire adieu à ta quiétude, ton calme, ta sérénité naturelle, ton chi zen et surtout ton sommeil, tes nuits, ta grasse matinée !!!

Lendemain du Trail de la Pierre à Voir, fête des voisins. Malgré un ciel menaçant comme une annonce de Daesh, nous optons pour une fête à ciel ouvert, sur le parking du voisin. Les tables croulent sous la nourriture et des punks courent et jouent partout en se bâfrant de chips et autres victuailles habituellement surveillées… Une fête des voisins quoi !

Discussions sympathiques, on renoue le dialogue avec ceux qu’on voit régulièrement et ceux qu’on voit un peu moins… Les nouveaux voisins d’à côté se présentent et sont sympas, tout va bien dans notre micro quartier ! La petite dernière de l’un des voisins semble mal en point, je n’y prête pas trop attention sur le moment… Peut-être à tort !

La semaine reprend et, avec la fin de l’année qui est quasiment là, les punks ont pas mal de difficulté à dormir, se calmer, arrêter de faire les c…

A ce stade, jeune père candide, tu dois te dire, pétri de bonnes intentions et d’une naïveté toujours touchante, que l’hiver étant passé, le volet maladies contagieuses de l’année doit être clos… Fini grippe, gastro ou laryngite, à nous les beaux jours et la santé !

Première remarque : t’as regardé dehors, récemment ?!?! Ok, pour la partie beaux jours, tu peux te brosser (Martine) ! Mais ce n’est pas grave, la météo a été plutôt clémente pendant l’hiver et le printemps, ça n’a pas empêché les punks de ramasser toutes les maladies contagieuses de passage, sauf Ebola étonnamment absente en Europe, et de nous en faire bénéficier gracieusement…

Seconde remarque : la météo n’empêche pas les punks de tomber malade, c’est un passe-temps comme les autres pour eux, au même titre que : se mettre sur la tronche, hurler, claquer les portes, ne pas ranger leur chambre, ne pas ranger leur vélo, couiner et j’en passe et des meilleures !

Donc, samedi je me rends dans ma famille en banlieue fribourgeoise, avec les 5, pour l’anniversaire maternel. J’y vais de gaieté de cœur : j’ai fini une ratatouille à 3h du mat pendant la nuit et apporte aussi des melons pour l’entrée, mes sœurs sont de corvée de dessert et de plat principal… Ma mère ayant son anniversaire et des soucis de santé, l’idée et de l’épargner au maximum… Naturellement, elle a beaucoup de mal à rester tranquille, mais fait des efforts surhumains et prend sur elle.

Il va de soi que les punks sont calmes, coiffés et ne font pas de bruit, obéissent et sont polis sans une phrase plus haute que l’autre…

Ok, Madame étant absente (non pour éviter ma mère, mais étant retenue à l’anniversaire des 40 ans d’une amie d’enfance, anniversaire planifié depuis des mois, contrairement à l’organisation – habituelle dans ma famille – à la dernière minute de la fête maternelle), les punks sont chauds ! Numéro 5 ne dort pas pendant le trajet et est crevé et affamé lorsque nous arrivons… Il hurle et râle, au grand bonheur de mon père qui redit qu’il est bruyant et mal élevé…

C’est de bonne guerre, mes parents nous avaient déjà dit que 4 enfants c’était trop, alors 5, c’est normal que nous ne puissions pas les éduquer… J’ai un très maigre espoir que celui de ma petite sœur soit aussi bruyant, voire, si j’ai de la chance, devienne rapidement drogué ou délinquant, mais il n’y a malheureusement aucune certitude et je ne peux pas tout miser là-dessus !

Avec la sieste du petit de ma sœur, ça s’arrange : il ne faut pas faire de bruit dans le couloir ou l’entrée et je passe mon temps à fermer les portes et rattraper numéro 5 qui est extrêmement doué pour l’évasion, avec sprint discret au moment où j’essaie de le choper ! La petite fouine aurait pu jouer dans prison break… sauf qu’avec sa bouille et son sourire, il n’aurait pas été super crédible (sans s’attarder sur son nanisme actuel et le manque de tatouage !).

Après 2-3 punitions et menaces, une balade dans le quartier et quelques brides de conversations (chez moi, on pose des questions sans écouter les réponses… cela laisse beaucoup de place à l’imagination et l’improvisation… mais il faut se méfier tout de même, les réponses sont parfois écoutées !), j’élis de procéder à un repli stratégique avec retour au domicile.

Embarquement des punks, numéro 5 dort avant que nous n’ayons quitté la banlieue… Ce n’est pas tout de faire le malin, à 18 mois, faut encore tenir sur la durée ! Il est vite rejoint dans les bras de Morphée par numéro 4, à ma grande surprise…

Plein d’essence, message à Madame et nous repartons sur l’autoroute. Menace appuyée aux numéros 1, 2 et 3 pour que le trajet se passe dans un calme relatif (ça ne coûte rien d’essayer et d’espérer !) et une heure de route passionnante en mode canin (le pare-chocs dans le derrière de celle de devant).

Au moment du coucher, nous commençons à surveiller numéro 4 qui donne des signes avant-coureur d’une belle crise de faux-croup nocturne… Je me réjouis de retourner à l’hôpital de Nyon, que je n’ai pas revu depuis sa dernière crise ! Après plus d’un mois, j’ai peur qu’on ne m’y reconnaisse plus !

Dimanche, programme libre… Non, lecteur chéri et toujours fidèle (ça force l’admiration, tant de fidélité !), je ne veux pas dire que nous allons dormir jusqu’à 11h et que nous serons réveillés par numéros 1 et 2 nous apportant un petit déjeuner au lit ! Ca veut juste dire que, hormis un anniversaire dans l’après-midi pour numéro 3, il n’y a pas trop de contraintes…

Dans la matinée, alors que Madame se repose lâchement, numéro 4 descend me voir pour m’annoncer des larmes dans la voix, qu’il n’est pas bien… Il est blanc et a une tronche de déterré, j’essaie de le coucher en espérant une sieste. Pendant ce temps, numéro 5 commence un rhume… Quelques belles nuits en perspective !

Numéro 4 ne dort naturellement pas, bien qu’il soit crevé et presque transparent. Pendant ma sieste – quel luxe ! – Madame s’aperçoit qu’il a un aphte ou deux… Nous repensons à la stomatite aphteuse de la fille de la voisine… Ce n’est probablement pas d’elle qu’il l’a chopée, mais la maladie tourne en ce moment et pas mal de copains ont aussi des malades…

Journée morse : il pleut, en pointillé. Je profite d’une pause temporaire de la pluie pour désigner volontaire ma fille et numéro 2 pour aller ramasser des fraises… Il y a urgence : nous n’avons plus de confitures depuis longtemps et tapons beaucoup trop dans le miel acquis par le biais de familles-nombreuses.ch, les stocks baissent !

Nous attendons sur le parking de l’auto cueillette que la tempête, que dis-je, le déluge, cesse. Les punks sont en bottes, nous avons tous une veste contre la pluie. La pluie s’arrête, nous allons faire peser nos récipients. Arrivés dans les champs, il y a pas mal de fraises moisies, comme attendu avec la météo pourrissime que nous avons eue ces dernières semaines… Je comprends la mine déconfite du caissier !

Naturellement, après 5 minutes le soleil tape et on doit enlever les vestes. J’envoie junior, qui a déjà rempli la moitié de son récipient de fruits et en a donc déjà marre, apporter nos effets à la voiture. Compte-tenu de la topologie du champ d’auto cueillette, j’ai déjà les arpions légèrement humides (c’est du langage trail : j’ai les pieds trempés depuis que je suis dans les allées fraiseuses ?, fraisiques ?, fraisques ?, enfin dans les allées…

Comme elles sont un peu creusées entre les monticules sur lesquels les fraises poussent, monticules couverts d’un film plastique, l’eau s’accumule dans les allées susmentionnées… Par endroit on dirait presque les chemins du TPAV, mais en moins drôle : ça ne dure pas 6h de ramasser 5.5kg de fraises !

Donc les fraises sont capturées, bien aidé par ma fille qui confirme sa redoutable efficacité de cueilleuse… Ca prouve bien qu’il est dommage d’enfermer toutes les femmes dans les cuisines ou de les cantonner au ménage, elle peuvent aussi servir ailleurs !

Retour à la maison et début de la préparation des fraises pour que Madame puisse faire de la confiture… Je fais déjà le pain ou la tresse, je cueille les fruits, les prépare souvent, il ne manquerait plus que je fasse le beurre et la confiture, merde à la fin ! Je veux bien être progressiste, mais il faut rester raisonnable, lecteur fervent et jovial !

A la fin de la journée, numéro 4 ne mange quasiment plus. Sa langue a une belle couleur blanche, marbrée d’aphtes, il a mal, couine et râle, ne peut rien manger et pleure à chaque tentative… Il fait peine à voir et c’est très dur pour ses parents… Pas de le voir souffrir, tu l’auras compris lecteur complice… Non, c’est surtout que ça fait encore plus de bruit que d’habitude !

Numéro 5 est en mauvais état, je renonce mentalement à ma nuit, par avance et par habitude. Là, futur père plus tellement naïf, je dois revenir sur un point de détail de ton avenir… Tu n’aimais pas dormir, si ? Ah, alors tu vas prendre cher, désolé ! Ca a des avantages si tu aimes la lecture, les séries, surfer sur internet, tricoter des maillots de bain en macramé, lire les exceptionnelles chroniques que tu pourrais avoir manquées ou coudre des petits manteaux pour ton pinscher nain…

Donc les 3 plus jeunes punks sont en dégât total, surtout au moment des repas. Numéro 5 va de plus en plus mal au fur et à mesure que la semaine avance et n’est pas super coopératif pour prendre un quelconque médicament… Il doit tenir son délicieux caractère de sa mère. Nous faisons appel à un rugbyman et un ancien membre du RAID à la retraite pour le tenir sur la table à langer pendant que nous lui vidons péniblement une pipette de produit dans sa bouche hurlante… Ambiance familiale garantie !

Couché à 4h30 du mat, après des allers-retours pour aller calmer, recoucher, consoler, les punks malades. Je me couche et laisse Madame prendre la suite, s’il y en a.

La semaine se passe en pointillé de sommeil… Arrive le vendredi !

Mon coach est un coureur, un vrai, rien qu’en sentant ta semelle, il sait combien de temps tu fais pour un marathon ! Suite au TPAV (voir chronique no 74, encore une fois), je le contacte pour lui exprimer une légère appréhension quant à ma prochaine course, compte tenu de ma préparation actuelle… Il me dit : pas de souci, on va te rajouter une sortie longue deux semaines avant ta course, et ça va être bien…

Mon coach regarde sa bible : le bouquin qui regroupe la majorité des courses de Suisse… Il me dit : ah, ben voilà ce qu’il te faut ! Tu connais Zermatt ?

Euh, oui ?!

Il y a le marathon… Tu vas le faire, mais il faut que tu coures 2-3h deux jours avant, en montagne, et 4-6h la veille, pour courir un peu chargé… Avec la fatigue, ça fera comme pour ta course ! Tu t’inscris et je te renvoie un programme en attendant !

Il avait omis les deux montées de la Dôle, bosse qui traîne pas loin de chez moi, le vendredi suivant…

Une nouvelle fois j’ai laissé des loisirs à Madame (ma bonté me tuera !) qui part vendredi soir avec ma fille pour un concert, en France voisine, du bellâtre adoré de ma fille et de ma belle-mère… Ayant déjà copieusement fait des blagues lourdingues sur la taille des pieds de cette dernière, pieds plus petits que ceux de ma fille qui n’a pas encore 10 ans, je ne vais pas l’accabler à ce propos… La classe toujours et en toute condition !

Donc le Père se rend chez le physio, qui lui prescrit des exercices pour toute la journée, tous les jours, comme d’habitude, vendredi matin. Il rentre, s’équipe et repart, en plein soleil, pour aller se garer, dans la forêt, à un jet de punk de l’abbaye de Bonmont. Equipement et départ vers le sommet de la bosse…

Le lecteur fidèle et perspicace qui me suit depuis des années sait que, à la suite de l’Ultraks de 2015, j’ai pu changer de montre pour le nouveau modèle (l’ancien ayant une imprécision telle que cela devenait gênant). Ce modèle, d’une modernité inouïe, fournit, en début de course, un indicateur de forme… Basé sur la transpiration, la vitesse de vol du capricorne asiatique ou d’autres données scientifiques absconses qui m’échappent quelque peu… Mais, cet indicateur oscille, pour Le Père, entre + et – 6.

Après quelques centaines de mètres, le résultat tombe : -11 !

Là j’hésite à appeler tout de suite la Réga, mais me dis que ce n’est pas une montre fabriquée par un petit chinois qui va me dicter mes conneries : je continue. La montée est dure, plein soleil sur une bonne partie, le Père morfle et essaie de rester hydraté, ce qui n’est pas une mince affaire ! Arrivée en haut de la bosse, j’ai mis quasiment 10 minutes de plus que le temps habituel, je mets ça sur le dos de la fatigue et de la chaleur.

Pause, selfie nu à côté des antennes (mais non, c’était pour voir si tu lisais attentivement, lecteur jovial, n’aie crainte… ) et je commence la descente. Je retrouve ma voiture, ce qui est un exploit, et me pause 2 minutes le temps de boire un peu et de re-remplir mes bidons… J’ai pris pas mal d’eau, mais cela ne va pas suffire !

Dès le départ de cette deuxième montée, je sens que ça va être long : je n’ai plus de jambes, le cœur ne veut plus et je n’arrive pas à avancer, suis presque somnolent… J’hésite à redescendre directement… Mais il faut savoir aller au bout de ses conneries !

Pour faire court : la souffrance de la douleur… Si j’avais la force, j’appellerais mon coach pour l’insulter, mais là le cœur n’y est plus ! Je suis en train de redescendre, sans avoir fait de photo au sommet cette fois, quand je croise un immense chamois… « Alors la biquette, t’es tout seul aussi ? Tu fais moins ton malin sans tes potes ! T’as de la chance que je suis pressé, sinon on mangeait du bouquetin ce soir ! » Il fait mine de m’ignorer, peut-être par pitié pour mon état de fatigue… La vieillesse est un naufrage, le manque de préparation une traversée du désert, les deux combinés une catastrophe !

Donc, je rentre un peu à la bourre et Madame part avec ma fille. Les punks ont déjà mangé, nous voilà enfin seuls, que des mecs, jusqu’à dimanche ! Ca va être foot, bière, chips et filles….

Bon, le Père n’aimant ni le foot, ni la bière et n’ayant pas trouvé de site d’escort proposant des services pour les moins de 4 ans, je me résous à coucher tout le monde et essaie de ranger ce qui nous sert de maison mais ressemble à ce moment à une prairie du Nebraska après le passage d’une tornade force 5 (pour l’échelle, réfère-toi au lien suivant, lecteur curieux : https://sites.google.com/site/tpephenomenetornade/iii-classification-des-tornades

Remonter 63 fois, lorsqu’on a des courbatures et pas envie de faire des escaliers, peut assez vite casser les parties basses… Entre les grands qui font les singes, les petits qui pleurent, c’est un festival !

Nuit assez courte, grâce à l’aimable participation de numéro 5, réveillé à 7h55 (dernière fois que je suis allé le voir : 3h45). Les punks sont levés, devant un DVD en violation des conventions maisonesques, j’essaie d’articuler une insulte mais dois abandonner… Petit déjeuner et numéro 5 commence à pleurer vers 8h30… La journée va être drôle !

Biberon, petit service et junior est posé au lit. Il se met tout de suite en position d’attaque. Le Père colle les 3 qui restent devant un écran et fuit lâchement essayer de rattraper quelques heures de sommeil.

Petite distraction de la journée : il faut apporter tous les vélos, ainsi qu’une remorque à mômes, chez notre vélotiste local… Le porte-vélo est prévu pour 4 vélos, pas réglé, pas réglable sans le démonter du Bus, le manque d’humour lié à la fatigue me fait opter pour la solution numéro 3 : jurons et sangle pour tout tenir en place.

Repas, préparation du sac de numéro 2 qui va à un anniversaire, et tout le monde monte dans le Bus. Je jette numéro 2 à la piscine (forcément, entre la fin du repas, aller réveiller numéro 5, remonter changer la bouse, finir de courir après 3 et 4 et essayer de trouver les chaussures de chacun…) et vais chez le vélotier.

Ok, il nous fera un prix de groupe, mais nous allons payer un bras… Numéro 3 et 4 sortent du Bus et font les andouilles pendant que je détache les vélos et indique ce qu’il faut faire au propriétaire… Numéro 4 est pieds nus, leur intime à maintes reprises de rester dans le Bus, sans flash ball, ils obéissent moins…

La voisine me propose de lui envoyer numéro 4 pour jouer avec son fils. Je le laisse y aller en espérant qu’il se comporte comme il faut et ne soit pas insupportable… Il y est déjà allé le matin, donc ça doit être acceptable pour qu’elle le réinvite. Il adore le voisin et est content d’être invité et pas ses frères, ça lui fait du bien ! En partant de chez la voisine, je l’entends dire : « merci de m’avoir invité ». Si je n’avais pas été en train de gronder numéro 3, j’en aurais eu la larme à l’œil : nos tentatives d’éducation ne sont peut-être finalement pas vaines !?

Le soir, j’organise avec beaucoup d’innocence, une nouvelles soirée pyjama. Kevin perdu dans New York se déchaîne, les punks lisent, se battent, commentent le film et font les singes… Numéro 5 est rangé et commence à pleurer régulièrement en dormant…

Je couche tout le monde vers 21h30 et me dis que je vais avoir enfin un moment de répit… E-E-E-E-E-E-E-Eeeeeee ! Ce que je suis drôle!

Bon passé quelques insultes, le calme revient dans les étages après dispersion de gaz lacrymogène… Je range un lave-vaisselle, loisir qui finira par te plaire, comparé à d’autres parties de ta vie, crois-moi jeune père !

Numéro 2 m’appelle vers 22h30 pour me dire qu’il n’arrive pas à dormir. Pédagogue, je lui dis que je m’en fous et qu’il n’a qu’à rester dans sa chambre, mais en silence… Ca doit faire partie de son rituel, de péter les parties basses de son Père, parce qu’il s’endort souvent peu de temps après… Note pour le prochain weekend seul avec les punks : prévoir un sédatif à disperser dans la nourriture…

Après une nuit courte et brève (trop de sommeil tue le sommeil !), je commence à préparer tout le monde : nous allons chez mes parents pour le repas de midi… Numéro 5 ne dort naturellement pas avant d’arriver à Fribourg, donc à 10 min de chez mes parents. Je fais un ou deux détours pour prolonger sa sieste et le laisse dormir un peu dans le Bus…

Mon père est à la manœuvre, ma mère qui se remet d’une opération du dos et que son médecin a décidé de sevrer en une semaine, après 6 mois de calmant en dose pour rhinocéros laineux, morfle. Nous la voyons un petit moment.

Moment drôle, il a cuisiné un menu pour enfants : bâtonnets de poisson, crêpes fourrées au fromage et jambon surgelées, rösti. Les punks montrent les bâtonnets de poisson et les crêpes du doigt…

« C’est quoi ? » demandent-ils d’un air méfiant… Je réalise qu’ils n’ont jamais mangé de poisson en bâtonnet ou de produits surgelés (hormis les épinards) !

Passage à Berne pour voir le parrain de numéro 4 qui va bientôt partir pour 3 semaines de vacances, et les ours. Balade rapide : numéro 5 est épuisé et perd son humour à vue d’œil. Je le passe au parrain de numéro 4 le temps d’aller chercher un goûter potentiel. A mon retour 2 minutes après (bredouille !), junior a le regard fixe, dans le vague, ne bouge plus… nous retournons au Multiple Purpose Punk Transporter, ramenons le parrain adoré et quittons Berne sans trop attendre.

Les 3 plus jeunes dorment très vite. Je fais une pause dans la Broye pour acheter des petits pains et du chocolat. Junior se réveille et va pleurer jusqu’à la maison. Numéro 4 n’entend même pas son frère et continue sa sieste.

Nous arrivons peu de temps avant les nanas. Repas pour tout le monde et nous commençons les manœuvres couchatoires. Après une telle sieste, numéro 4 fait l’andouille et ne veut pas dormir. Nous l’entendons bouger longtemps… A l’étage du dessus, ma fille fatiguée gronde ses deux frères qui n’arrêtent pas de se relever. Je monte 2-3 fois pour les insulter et essayer de les ramener au calme… Le succès n’est pas flagrant, mais vers 23h je crois qu’ils dorment tous…

Maison et parents explosés, Madame range la valise et prépare les tenus de chacun en fonction des sorties de classe et autres animations de fin d’année… Une nouvelle semaine va débuter, l’anarchie habituelle règne sur la maison, nous sommes déjà sur les rotules, ça va être long… Très long !

Allez vous coucher, la semaine commence et les punks sont bientôt en vacances !