Amis de la panne et du siège isofix, bonsoir !

Oui oh, ça va, hein ! Ca peut arriver à tout le monde…

Pour mes innombrables lecteurs, surtout ceux à l’esprit très mal tourné, je parlais naturellement d’une panne d’inspiration ! Non que tout aille pour le mieux dans le meilleur des monde, naturellement pas, vous savez bien que j’ai 5 Punks, ça ne peut pas bien se passer, ou alors vraiment pas longtemps, soyez sérieux, à la fin !

On en était resté à il y a trois semaines… Le weekend arrivait et les punks se remettaient de la laryngite qui a ravagé la jeunesse de la région.

Weekend détente : courses avec numéro 3, montage du deuxième abri pour le bois et triste réalisation (grand moment de solitude…) qu’il va falloir en mettre un troisième… Départ pour l’achat d’un nouvel abri, qui ne rentre dans le Bus que sous réserve de démonter la banquette, et donc de virer 3 sièges punk… On en parle des sièges enfants ???

OK, puisque tu insistes, lecteur fétiche et fidèle, mais c’est bien parce que tu le demandes instamment, en suppliant !

A la base, Le Père a longuement cherché le siège idéal : lecture de différentes études et comparatif du TCS pour la sécurité des punks (eh oui, avant l’arrivée de numéro 1, Le Père préparait tout pour que les punks soient en sécurité… c’était naturellement avant d’en avoir 5 !), long processus décisionnel avec filtre des meilleurs et plus résistants en cas d’accident (je ne suis pas le seul à conduire, mieux vaut prévoir le pire !)…

Römer

Römer

En revanche, personne ne mentionne, sur aucun site, que les sièges enfants, sûrs ou non, sont conçus par des maniaques qui détestent les parents, n’ont pas d’enfants (et n’utilisent donc jamais leurs propres produits), n’ont jamais compris l’esprit du mot design et n’ont pas le sens pratique ou le moindre ressenti de la signification du terme ergonomie ! Probablement des voisins d’enfants turbulents et insupportables (si, si, il y en a !) qui cherchent par là à se venger !

Un siège enfant se compose de nombreuses parties… Il est naturellement prévu, pensais, dirais-je, pour laisser le vomi s’écouler librement sur vos sièges (cuirs ou non), tout en étant trop torturé pour pouvoir être nettoyé, même pour une femme de ménage avec 70 ans d’expérience et des doigts aux formes improbables comptant 6 articulations chacun… Il va de soi qu’un siège enfant est la simplicité même à installer… dans le magasin, sur un siège tout seul, sans voiture autour !

Dans la réalité… Vous êtes en retard pour aller chercher numéros 1 à 3 à l’école, le siège de numéro 3 a été sorti du MPPT (Le Bus) pour être prêté aux grands parents (junior, pas le siège ! Restez concentrés, sinon ça va être difficile !). Au retour, vous aviez numéro 5 et 4 qui bramaient (faim, fatigué, soif, fâché, marre, …) et n’avez pas jugé bon de perdre le temps qu’il faut pour réinstaller le siège dans le MPPT…

Au moment de partir, et fort de 9 ans de pratique, vous ouvrez la porte du bus, le siège enfant se met en position couchée et tape Le Bus, votre tête, le mur ou la tête de numéro 4 qui traîne dans vos pattes… Vous repliez le siège récalcitrant, qui se bloque maintenant dans la porte du MPPT (forcément, les enfants sont grands, le siège est en position haute…), quasiment sans jurer (ou si peu), vous ressortez le siège du Bus, évitez numéro 4 qui vous regarde inquiet : « Papa, c’est quoi une alopeiiiie ? » « Merde ! » « T’as dit un vau mau !!!! » regard noir et menaçant, junior recule, vous baissez l’appuie tête et re-rentrez dans le MPPT. Dégagement des ceintures, déblaiement des jouets et détritus qui jonchent la banquette arrière, vous trempez la main dans une substance visqueuse non identifiée et vous y prenez à 3 fois pour clipper le siège dans cette saleté d’isofix… A ce moment vos enfants n’ont probablement plus l’âge de s’asseoir dans un siège enfant, tellement ils vous ont attendu à l’école !

Ca aussi… Autant il faut un mode d’emploi et une licence Ikea Master pour installer un siège non isofix… Autant il y a des inventions qui sont censées vous simplifier la vie et vous la pourrissent au quotidien, sous prétexte de vous vendre siège et voiture plus chers… Sans qu’on puisse mettre un visage sur l’invention ou l’inventeur… Sérieusement, tout le monde sait à quoi Steve Jobs ou Bill Gates ressemblent.

Sven Isofix n’est visible nulle part : pas de page Facebook, nul blog ou site de société… C’est bien la preuve que ce n’est qu’une invention des vendeurs pour nous enfler, non ?!

Reprenons: démontage de sièges enfants, jurons, rangement de ce qui peut l’être pour entrevoir la banquette arrière sous un monceau de jouets et détritus divers et peu identifiables (c’est un rat, là-bas dans le coin ?). Re-jurons pour déplacer la banquette, la plier (c’est de l’allemand : en théorie tu tires la poignée, public adoré, et ça se rabat tout seul… la réalité ? Tu rames pour atteindre la poignée, tire dessus pendant 5 minutes en jurant de plus en plus, dans une position incertaine et fort inconfortable. Or tu ne le sais pas encore, mais la banquette doit être soulagée sur le dessus, tout en tirant sur la poignée… déjà que ce n’est pas facile de choper cette foutue poignée… Forcément, les Germains n’ont pas fait qu’une banquette, ils ont taillé légèrement dans un morceau de fonte brute pour faire le socle, résultat la banquette est plus lourde que le père et 3 punks et est un enfer à bouger… Méfiez-vous des Allemands !) et re-re-jurons pour charger l’abri à bois dans le coffre…

Retour à la maison, avec déchargement de l’abri accompagné de ses jurons illustrés, sous l’œil noir de Madame, qui apprécie peu l’apport paternel à la culture insultistique des punks.

Le lendemain, réunion familles-nombreuses.ch ! Nous allons à LauraPark à Payerne retrouver des familles… Kyrielle d’enfants qui courent dans tous les sens et profitent à fonds de tous les jeux pendant que mères et, à ma grande surprise, pas mal de pères papotent et échangent.

Bons moments, toujours avec un œil sur les Punks, pique-nique, photos, puis nous repartons chacun d’où nous sommes venus, avec nos Punks respectifs…

Dernière semaine assez agitée : les Punks sentent les vacances, sont fatigués et sentent la neige : les soirées sont difficiles et ils ne s’endorment pas tôt.

Week-end spécial Morat-Fribourg ! Plusieurs fois par an, le monde entier converge vers Fribourg… Il y a la St-Nicolas,le Carnaval des Bolzes, la Bénichon et naturellement Morat-Fribourg. L’histoire est belle : comme ce fut le cas pour l’invention du Marathon, une bataille brillamment remportée, un soldat part en courant annoncer la victoire et meurt à l’arrivée (à 500m de l’arrivée, dans le cas de Fribourg, vu que le combattant serait mort au Tilleul… Comme par hasard, en évitant la dernière montée… Fainéant, va !).

Attention, sensible et innombrable lecteur, la logistique du week-end est subtile : ma fille ouvre les hostilités, en partant, conduite par Madame, à un tournoi de basket. Pendant ce temps, les autres se préparent. Retour de Madame, hurlement, agitation et râlements, puis nous partons pour Fribourg.

J’abandonne lâchement Madame avec 3, 4 et 5 et pars avec numéro 2 qui est le seul jeune ayant souhaité courir cette année encore… Il est très remonté, ayant perdu beaucoup de temps et de places au classement l’année précédente en raison d’une chute de la moitié des coureurs devant lui… Il y va ,décidé à laver son honneur !

Nous parvenons dans le sas de départ, dernier échange, je lui conseille de se mettre assez en avant, sur une course de 700 mètres, il ne faut pas partir dernier !

Nouvelle observation consterné de ces jeunes, dont certains sont déjà dans des clubs, équipés, comme les grands qui demain courront 17km, d’habits techniques… A voir les parents suant et haranguant leurs rejetons, je suis tenté de leur dire de respirer et que l’important c’est qu’ils s’amusent et se défoulent ! J’ai perdu junior ! Je le cherche… et finis par le trouver sur le côté, tout à l’avant ! Je savais numéro 2 rusé et habile en faufilade, mais là il m’épate ! Je me fais une note mentale de lui apprendre les coups de coude, ça peut toujours servir sur une course courte…

Le départ est donné et tous les punks s’agitent. Je le vois partir et cours à travers la place pour aller voir l’arrivée. Lorsqu’il passe devant Madame et mes parents, il est 9ème et passe si vite qu’il n’y aura quasiment pas de photo ! Je vois arriver les 2-3 premiers, perds le compte et il arrive soudain, doublant encore un dernier concurrent juste au moment de passer la ligne… Je suis très fier de son finish et qu’il ait fini. Il semble content. Je le récupère. Il s’avère qu’il a fini 6ème sur 241 !!!

Numéro 4 part avec son parrain pour passer sa première nuit hors de la maison, à Berne. Mes parents insistent et nous parvenons à convaincre 2 et 3 de dormir chez les grands-parents. Madame nous abandonne lâchement pour récupérer sa fille, partant avec numéro 5. Nous prenons le bus (transports Fribourgeois, pas mon MPPT !) pour nous rendre à côté de Fribourg, là où la légende a passé une partie de sa jeunesse !

C’est après 20 min de bus que, au moment de descendre, je me rends compte que j’ai sous mon coude le sac de numéro 4 pour sa nuit à Berne !!!!! Coup d’œil à mon téléphone (sous silence pour une fois !?) et 4 messages du parrain qui m’attend sagement sur le quai de la gare avec numéro 4… Je dis bonne nuit aux deux grands et remonte dans le bus, le même (ça a du bon d’être au terminus !) et repars pour Fribourg.

Je sais, c’est ma chronique, cher lecteur et chère lectrice, mais il n’est pas dans mes habitudes d’enjoliver les faits… Vincit omnia veritas ! Je ne te cache donc pas, public adoré, que suite à ma course de cet été (63km, +4’000m de montée) et à quelques maux de genoux, je n’ai pas trop couru et ai mal dès que je dépasse les 10km. Pas entraîné, mal dormi récemment, un peu malade et avec des maux de genoux, je ne vise pas les 3-4 premières places !

Seule fierté, j’ai couru tout le long. Petit bémol, à cette vitesse je me suis fait dépasser par des enfants, un ay, un Bernois et des petites vieilles avec leur yorkshire… Trop de monde pour faire des croche-pieds, Le Père essaie de faire bonne figure et jure intérieurement. Beau sprint sur la moitié de la dernière montée et pour passer l’arrivée. Verdict : 10’ de plus que l’année d’avant. Fait pas bon vieillir !

Douche, sieste, puis autre épreuve importante de la journée : fondue au café du Midi, tradition depuis 2010. Récupération des 3 punks, nous reprenons le train.

Tu te dis, lecteur prévenant : quoi, plus d’une heure de train avec 3 punks !?!? N’ai crainte, j’ai 5 enfants, je n’ai peur de rien : je bouffe un légionnaire ou un Navy Seals au goûter ! J’ai prévu quelques divertissements, tout de même : mots cachés niveau élite pour numéro 2, ça le calme et c’est moins bruyant, livre pour numéro 4 et cahier de dessin pour numéro 3, ils ne se mettent quasiment pas sur la tronche de tout le voyage, malgré le retard (c’est un train !) et le changement à Lausanne (très bon père, je n’ai perdu personne !).

Semaine sans histoire…

Samedi les loisirs paternels reprennent : construction d’abri à bois (troisième et dernier, toujours tous mes doigts, un véritable miracle), courses diverses et variées en vue de l’anniversaire de numéro 1 le lendemain avec les parrains et marraine… Comme nous avons prévu un menu gastronomique saint et équilibré, passage à la fromagerie pour récupérer une demi-meule de Raclette (Fribourgeoise, ça va plaire au parrain Valaisan !) ainsi que l’appareil idoine.

Toujours marrant de voir numéro 3 devenir tout timide devant la femme du fromager… Il faut dire que, comme lui, elle approche de la retraite, semble avoir 276 ans, et plus toutes ses dents, n’a plus souri depuis que le canton de Fribourg a rejoint la Suisse, maugrée et vitupère à foison en invectivant son mari, tout en agitant ses ongles peu ragoûtants sur les fromages… Bref à vous faire regretter que Playboy vienne de renoncer aux femmes nues dans ses pages !

Junior, habituellement si bruyant, n’en mène pas large. Il chuchote si faiblement que je dois lui faire répéter sa requête… Conformément à son souhait, je demande à goûter un bout de fromage et le fromager nous gratifie, comme à son habitude, d’une centaine de grammes de gruyère vieilli à souhait. Numéro 3 retrouve l’agitation temporairement évaporée au contact de la femme du fromager, requinqué par une ration de calcium et par l’air frais.

Ma fille se voit pourrie gâtée le lendemain, comme il le faut à cet âge. Les enfants jouent, se battent, courent, sautent, refont la moitié de la route du quartier à la craie, trouent leur pantalon, pendant que les adultes causent et bâfrent.

Je ne te cache pas, lecteur assidu et amical, que la sortie course de la soirée, à 21h, à la frontale, dans la campagne endormie, fait très, très, très mal… Je ne suis pas sûr de faire une raclette avant la prochaine course !

La semaine commence tranquillement, avec quelques déplacements. Numéro 4 tousse à nouveau (il eût été dommage de rester sans malade trop longtemps !). Je croise un ancien collègue débordé par ses deux punks en bas âge… « Comment vous faites avec 5 ? Déjà avec deux, je ne m’en sors pas… » « Comme vous, mais avec plus de munitions et beaucoup d’organisation : toujours un taser qui charge! ».

Dormez, mais ne soyez pas sages… et comme on dit chez Air France : la semaine prochaine, j’enlève le bas !

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