Amis de la peinture et de l’hiver, bonsoir !

Chaque immense artiste a sa période… Picasso, que je n’achèterai probablement jamais – non, pas pour de basses raisons d’argent, simplement parce que je n’aime rien de ce que j’ai vu de lui, contrairement à Van Gogh ou Nicolas de Stael! – a eu plusieurs périodes, plus ou moins colorées… Numéro 4, lui, est dans sa période nudiste.

La vie paternelle est parsemée de rares et fugaces nano instants de bonheur : les enfants qui quittent la maison: à 24 ans, numéro 1 pour être avocate après avoir fini Harvard ou Yale, ainsi que 3 masters in law en Allemagne et ailleurs; numéro 2 empochant à 22 ans sa médaille de Fields et débutant ses recherches fondamentales sur le thème de son livre publié un an plus tôt (La fibration torique au quotidien : une mise en application et quelques expériences cocasses); numéro 3 intègre son club de rugby, son contrat de 7 millions en poche, etc…

Un autre moment délicieux est quand numéro 4, celui qui est dans sa période nudité, devient propre. Non, il ne commence pas à ranger ou nettoyer quoi que ce soit… Certes, il ne met plus les escargots dans sa bouche (dommage, ça croustille !) comme quand il était petit, mais là on parle de la partie couche.

Donc numéro 4 a décidé cet été qu’il n’avait plus trop besoin de couches. D’abord c’est Madame qui l’a mis d’autorité en culotte (il faut dire que la chaleur de l’été irritait la peau délicate de junior…), avec les deux ou trois bavures habituelles : papa j’ai une couche ? Non, va vite aux toilettes ! Non, je veux paaaaaaaas…. Il se retourne pour partir et sa démarche avec les jambes un peu tendues et la culotte qui pend lamentablement vous annoncent que vous allez encore avoir un de ces moments privilégiés avec votre enfant… dans des effluves à dégoûter le bagnard le plus endurci, rappelant le subtile fumet du pangolin décédé depuis 7 jours et ayant trop attendu au soleil…

OK c’est un mauvais exemple… Dans l’ensemble il y a plutôt eu peu de bavures. Puis, un soir, numéro 4 a décidé qu’il ne voulait pas de couches… Le Père a tout de suite vu un potentiel réveil en pleine nuit, pour changer des draps, et n’était pas chaud à cette idée, mais Madame semblait confiante et il a donc fini par céder (non, ce n’est pas Madame qui commande à la maison mais, de temps à autre, je la laisse avoir quelques victoires pas chères, histoire de la rassurer et de maintenir la paix des ménages… 11 ans de mariage…).

Pas de réveil pendant cette nuit…

Ni la suivante.

Ni celle d’après.

Ni celles d’après…

Junior a tout de même mis une condition : il voulait dormir tout nu ! (Sachant qu’il a déjà passé la majeure partie de l’été tout nu dehors dans le jardin, ne supportant pas très longtemps son maillot de bain (boutons et démangeaisons)…) Espérons que cette période lui passe avant ses 23 ans, les voisins ont déjà amplement assez de raisons de nous détester (hurlements, vacarme, bruits, cris et odeurs diverses) sans ajouter l’exhibitionnisme à la liste des griefs !

La loi de Murphy et l’expérience du Père montrent que c’est le clocher qui cache la forêt : il y a couille sous roche et nous allons finir par le payer, au pire moment, dans les semaines qui viennent… Je sentirais bien une rechute sévère et pas mal de soucis la semaine du 31 août au 4 septembre, semaine durant laquelle Madame part marcher en montagne en Valais, avec la Blonde et des élèves… Je sais, je suis trop bon avec Madame, cela ne fait pas l’ombre d’un doute !

Cette histoire de « période » se vérifie très bien avec les autres punks : numéro 1 est dans sa période » adolescente » (tu peux me faire un bisou devant la porte? Non, ne me tiens pas la main, il y a des copines…), numéro 3 est dans sa période « opposition et crises », numéro 5 dans la période « béate et drague » (il sourit à tout le monde, attrape son pied et le met dans la bouche, gazouille,…) et numéro 2 est dans la période « tables de 11, 12 et 15 et hurlements » (ou « lattage de frangins/frangines » suivant l’humeur et l’état de fatigue).

Rinçage jeudi : normalement un excellent indicateur de météo est ?… est…?  Le Père, naturellement! Pas un météorologue, quelle blague (tout le monde le sait) !!! Comment cela fonctionne-t-il ? Exemple illustratoire démonstratif didactique appliqué: vendredi je mangeais avec un ancien collègue et néanmoins ami. Comme le ciel était relativement menaçant, je sors naturellement avec un parapluie.

Prévoyant vous me direz ? Ahahahaha ! Pas du tout.

Je voulais simplement m’assurer qu’il ne pleuvrait pas ! Si je sors sans parapluie, même avec un ciel bleu sans un seul nuage et en pleine canicule, les probabilités de pluie deviennent tellement élevées, que cela défie les lois de la physique et des statistiques… Ce genre d’exemple concret est bien la preuve manifeste, si besoin était, que je suis l’objet d’un complot des météorologues qui font tout pour me péter les parties basses… Je n’invente rien !

C’est comme le conducteur de locomotive – que je ne connais même pas ! – qui part, alors que j’arrive en courant, haletant et transpirant, la cravate au vent et la chemise débraillée, au moment précis où j’appuie sur le bouton pour ouvrir la porte du train. On est d’accord qu’il a ma photo scotchée sur son tableau de bord et qu’il attend ça avec délectation ! Ca ne peut pas être le fruit du hasard, une simple probabilité ! Je suis sûr qu’il va faire le malin à la cafèt devant ses collègues pendant une année en se gaussant… Il a probablement même fait un selfie pour l’occasion, avec un grand sourire pervers… Mais je diverge ! Enfin je m’éparpille…

Rinçage jeudi, disais-je : Madame sort et se fait choper par un orage, un vrai, le genre où, que tu aies un parapluie ou pas, tu es trempé jusqu’au slip… l’eau vient de partout, même de dessous, ou presque! Non contente de s’acharner sur le Père, la météo essaie aussi de faire pression en s’attaquant à sa famille et ses amis, pour bien pourrir tout le monde… Moche… C’est vraiment un métier de fourbe, je ne l’invente pas !

Madame a bien profité des vacances pour occuper les punks dès que possible : Kids Games pour les deux plus grands, Urbakids pour les deux petits (et numéro 5, mais lui n’a pas son mot à dire), plage à Rolle pour des moments sympa et complice – avec les puces de canards (non je rigole, ils ont chopé des coups de soleils et du sable jusque dans les maillots de bain, mais étonnamment aucune piqûre de puce… c’était pourtant un coup facile ! L’instinct des puces serait-il plus développé que ce que l’on pense ?)… Quelle bonne mère !

Tiré de OneFM Aussi valable pour les papas :-)

Non, je rigole !

C’est juste qu’à la maison ils sont totalement impossibles à supporter et que si elle les aère un peu, pour ramollir la viande et fatiguer la bête, ils sont plus simples à coucher le soir…

Samedi, Mari Samuelsen interprète l’hiver de Vivaldi (allez l’écouter sur Youtube, c’est un délice ! Pas autant que Vide Cor Meum – aussi sur Youtube, la version libretto in Italian / Latin with translation qui clot une saison de la série Hannibal ou est audible dans le film Hannibal avec Hopkins – mais Madame détestant, je dois garder ça pour l’écriture de mes rubriques, en pleine nuit, comme maintenant…), ma fille écoute avec délectation en finissant son verre de lait… On lui donnerait le bon Dieu sans confession !

Qui pourrait imaginer que cette beauté innocente est la même petite nana qui décroche un coup de pied vicieux dans le tibia de numéro 2 en passant, vengeance probablement méritée – je suis totalement impartial, il s’agit de MA fille ! – d’une agression antérieure, allonge numéro 3 ou hurle comme un putois contre ses frères insupportables, qu’elle traitait de canards il y a encore peu…

Numéros 4 et 5 sont au lit, numéros 2 et 3 sont en haut et joue calmement, pour une fois (à la réflexion, je devrais aller voir : les deux qui jouent sans hurler ou faire du bruit, il y a soit eu un mort, une chute par le Velux, soit ils font des conneries d’enfant : bidouiller une bombe à partir des jouets et de l’armoire de la salle de bain, coller le tapis et des jouets (ça je ne l’invente pas, ils l’ont déjà fait une fois)… au moins ils ne peuvent pas avoir pris numéro 4 dans leurs bricolage / dessin, cette fois : il est à l’abri dans sa chambre)… La maison est dévastée, comme un port chinois après une légère explosion chimique de cyanure de sodium inoffensive, mais calme. Une semaine se termine, il va falloir coucher tout le monde. Dans une semaine l’école reprend !

Le Père, lui, en est encore dans sa période « beau gosse, sympa, jovial et modeste… » et c’est comme ça qu’on l’aime, que dis-je, qu’on l’admire !

Reprise des classes pour certains hier, dans une semaine pour les autres, reposez-vous: vous n’avez pas pu récupérer pendant les vacances, ça ne va pas aller mieux tout de suite!

Laisser un commentaire