Amis du calme et du repos, bonsoir !

SMS de Madame : Suis aux urgences.

Second SMS : tu m’appelles

Dans sa formation supérieure de père indigne, mais solide, rien n’a été épargné au père : il a couru sous la pluie battante (déluge c’était l’étape d’avant, là ça tombait sérieux), porté des enfants endormis ou non, monté des montagnes, redescendu des montagnes (forcément, quand on est monté…), foutu des baffes, changé des punks avec des bombes et odeurs extra-terrestres (comment un être aussi petit peut autant puer et faire de telles bouzes?! Je sais que tout n’est pas en rapport avec la taille, mais tout de même il devrait y avoir des limites…), glissé pieds nus dans du vomi, rechangé des punks en période de gastro (vous savez, quand ni la couche, ni le body ne sont réellement parvenus à tout retenir)…

Là il y a petit stress tout de même : lequel des deux qui sont en camp de sport s’est éclaté ? Etendue des dégâts ? Maladie ? Numéro 4 refait une détresse respiratoire ?

Je joins Madame, qui semble relativement secouée… Numéro 3 aurait fait mal à numéro 5 (en même temps il est dans une phase un peu bizarre où il raconte un peu n’importe quoi, donc il a peut-être juste voulu le porter et l’a laissé retomber ou l’a mal pris et junior a hurlé…), elle est à l’hôpital pour vérifier que tous les morceaux sont encore en place et qu’il ne va pas falloir en acheter un autre…

Le père n’en mène pas large ! Je pense déjà à punir numéro 3 en le laissant un an sur les escaliers, mais finalement je ferai comme tout le monde : je me vengerai simplement à l’adolescence, bassement certes, mais c’est si bon d’être mesquin parfois ! Je mets le taser à charger et sors une boite de cartouches « émeutes » pour le Flashball : on ne sait jamais…

Arrêtez d’appeler la protection de l’enfance, c’est fatiguant toutes ces visites… C’est de la fiction, même s’ils mériteraient parfois amplement ! Nous avons toujours 4 enfants… ah non! il en reste 5 ! A la longue on perd le compte…

Geluk

Geluk

Les docteurs sont rassurants… En même temps, comme ils n’y connaissent pas vraiment plus que vous et moi, je reste inquiet… Autant d’étude pour de si piètres résultats tant en terme de diagnostique que de guérison, cela me laisse songeur ! Et me rend heureux de ne pas avoir fini l’uni… Surtout pas en médecine ! Au moins en finances, on n’a pas étudié, mais on sait qu’on ne sait rien… Pas comme les médecins et les météorologues qui font croire, malgré des données scientifiques accablantes ! Il semble que tout aille bien et que numéro 5 soit plus solide que ce que l’on craignait, malgré sa petite taille.

Cet épisode confirme que bébé est un plus-être : il est plus solide qu’on ne le pense, plus petit que ce à quoi on s’attendait, plus attachant qu’un animal domestique (légèrement, bien que moins doux qu’un bébé hyène, moins taquin qu’une blatte et moins joueur qu’un physalis – si c’est aussi un animal domestique, vérifiez !?), se salit plus qu’on imagine et pue plus qu’un troupeau de bovin gavé de laxatifs et atteint de gastro aérophagique (pour ceux qui sont à table : bon appétit)…

Là aussi, comme pour le météorologue, la précision du médecin est bluffante : s’il n’a pas d’autres signes de troubles et est normal dans les 24 heures, c’est qu’il n’a rien… Vous imaginez votre garagiste vous dire : si votre voiture marche encore dans 24 heures, c’est que j’ai réparé le bon truc, sinon il vaudrait mieux revenir rapidos ! Et on paye une fortune pour les assurances maladie et les médecins… Je vais demander à Science et Vie une étude pour voir si les médecins ont un meilleur taux de guérison que les marabouts et autres homéopathes…

Les vacances, furent-elles pascales, sont toujours une période propice aux conneries… et il faut dire que les punks sont rarement à court d’imagination dans ce domaine (ça devrait venir du côté de la mère, mais là je dois dire que j’ai du mal à totalement oublier tout ce que j’ai pu faire durant ma jeunesse et vais donc dire que le tort est partagé… par équité et modestie naturelle)!

Chaque année, à cette période, a lieu un événement international, à l’enjeu géopolitique majeur pour cette région du monde, naturellement beaucoup plus important qu’un lapin ridicule et quelques kilos de chocolat sous forme d’œuf, de poule, de sardine ou de bébé ornitorynx (ben si, c’est ce qu’ils ont au Tadjikistan à Pâques, tout le monde le sait !?)…

Mon anniversaire !!! Vous pensiez à quoi !?

Alors je tiens à remercier tous mes fans – si nombreux qu’il m’est impossible de les tous nommer ici ! – qui ont fait des dons se comptant en milliard, comme chaque année… en revanche…

Je n’ai rien contre les cadeaux utiles et pédagogiques, mais alors que j’ai déjà la protection de l’enfance sur le dos toute l’année, était-il bien nécessaire de m’offrir un stage de formation auprès de la police américaine ??? Je pose la question, je ne critique pas !

Je ne critique pas la méthode non plus : huit balles dans le dos (avant de passer les menottes au gars… on ne sait jamais !) ou un coup de taser suivi par 40 minutes de tabassage en règle à 4 contre 1, mais c’est plus sur l’aspect didactique : lorsque le père pose le flashball sur la table, les punks comprennent tout de suite que ça pourrait masser assez vite et qu’il serait opportun d’arrêter de faire les andouilles, merde à la fin…

Je doute qu’après 8 balles dans le dos, le délinquant (il voulait se soustraire à un contrôle de police, il devait bien avoir quelque chose à se reprocher, même s’il n’était pas armé…) ait vraiment appris ou, pour le moins, se soit amélioré !

Après c’est vrai que j’ai un peu un système d’identification des délinquants identiques : c’est un punk, il est suspect, il court ou hurle, autorisation de tirer… mais j’ai toujours favorisé les moyens non-létaux : ça fait moins de nettoyage et achever un punk, hormis les tracasseries que Madame ferait pleuvoir sur mes épaules musclées, obligerait probablement à en acquérir un autre, ce qui n’est jamais simple : on sait ce qu’on perd…

Le père se bonifie avec l’âge, et c’est tant mieux, c’est probablement pour cette raison que mon public innombrable se réjouit chaque année de la venue de mon anniversaire !

Voyages en fin de semaine, je laisse Madame deux jours toute seule, même si je suis de passage un bref instant en fin de soirée et jusqu’au tout petit matin (pour moi, avant 5h, c’est toujours la nuit…). Les punks râlent, ne comprenant pas pour quelle raison absurde mon travail pourrait justifier que je les laisse seuls, ou peu réceptifs au fait qu’il me faut gagner de l’argent (là, je dois dire que je partage leur surprise : comment se fait-ce que je ne sois pas multi millionnaire et n’ai plus besoin de bosser ?!? Je vais appeler mon père et l’insulter : se fut-il donné un brin de peine, comme Steve Jobs ou Bill Gates, je n’en serais pas là aujourd’hui !!!)

Comme la vie est un éternel combat, que l’on apprend peu et que l’on recommence ses erreurs, voici une petite anecdote de course, pour distraire mon lectorat avide, en attendant une bonne blague sur la vivisection des batraciens en milieu humide :

Un copain court en minimal/natural running : des chaussures (si on peut vraiment parler de chaussures !) quasiment sans semelles, avec les orteils séparés, sans amorti. Ma fille a tout de suite rigolé : papa, pourquoi tu as mis des gants à tes pieds ?! La didactique la plus simpliste et une éducation traditionnelle ont été les seuls remparts à ma réponse fétiche : merde !

Donc ces chaussures sont bonnes pour la position de course, pour soliciter plein de choses et faire travailler le reste, sans poser le talon… bref un bien bel objet marketing…

Le mode d’emploi (qui lit encore les modes d’emplois en 2015 ?! je pensais que c’était comme les posologies des médicaments : un simple passe-temps pour sociopathe adepte d’origami juste bon à me distraire, lorsqu’il prend à Madame l’envie d’essayer de faire re-rentrer le délicieux billet dans la boite de médocs !) stipule qu’il est recommandable d’y aller pipo mollo : 2-3 semaines de port des chaussures chez vous de temps à autre, puis sortie très brèves de temps en temps, sans excéder 10% de vos distances de course habituelles… Et, petit à tout petit, on augmente la distance de course…

Je pars naturellement du principe que ces recommandations s’appliquent aux enfants et aux parisiens chétifs et malingres, en manque de condition physique ou adepte du sport une fois par semaine : en regardant un match de foot à la télé… Après avoir porté mes gants de pied une soirée, je me dis qu’il est temps de leurs faire tâter du bitume !

Départ traditionnel : 21h30 à la frontale, et il faut dire que la sensation est surprenante : légèreté, position de course différente, c’est assez grisant, mais il faut prendre l’habitude de ne plus poser le talon… Après quasiment 4km, je suis de retour au bercaille et tout va bien…

Dès le lendemain, je ne peux plus marcher, avec une impression de déchirure aux deux mollets… Je suis solide (5 enfants), cours 30 à 45km par semaine, voire plus, mais là, fini de rigoler : je vais décéder des mollets, dans d’affreuses souffrances !

Je vois ça d’ici : ci-git l’immense et incroyable père indigne, mort des mollets dans d’atroces souffrances, d’avoir ignoré une fois de trop une posologie ou un mode d’emploi, regrettant ses enfants adorés, sa veuve éplorée et surtout de ne pas avoir entraîné avec lui dans sa tombe : les météorologue, médecins et personnel des CFF…

Pour le cas – improbable – où je survivrais… allez dormir, vous avez l’air fatigués !

 

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