Amis des boules et de la neige, bonsoir !

A la demande générale de numéro 5, une autre… Une autre ! Une autre ! Une autre !

Bon d’accord…

Les rumeurs les plus folles ont circulé sur la disparition du père indigne… il serait parti apporter son aide au célèbre Sousa chinensis chinensis (dauphin blanc pour les moins numismates de mes lecteurs) en mer de Chine; aurait conseillé pendant un mois le Dalaï-Lama (sur la coupe de cheveux la plus adaptée à la saison); on l’aurait vu former des Chrétiens Coptes à la guérilla en zone urbaine ou vendre du sable à des bédouins… D’aucuns prétendent qu’il s’était simplement retiré dans la montagne, loin de tout (surtout des punks), pour dormir et méditer (mais surtout dormir), vivant vêtu de peaux de bêtes, sans eau ni électricité, dans une zone sans couverture réseau ni télé ! Alors là je dis stop ! Faut pas déconner, je ne vais ni me passer de téléphone, ni me saper avec des animaux… de toute façon ils ne font pas ma taille en animaux !

Je tiens, tout d’abord, à rassurer mes innombrables lecteurs passionnés, ainsi que les deux écureuils et le renard que je croise régulièrement en allant courir : je vais bien !!! Pour ceux de nos amis, principalement ceux à poils longs, qui pensaient naïvement que mon absence des routes vaudoises, en pleine nuit, était due au froid, à la neige ou pire encore, à une prise de conscience de la stupidité d’aller courir à 21h dans le froid et tout seul, je tiens à m’inscrire en faux : je suis nettement plus con que ce que l’on pourrait croire ! En fait mon absence est en rapport avec cette rubrique, ou son contenu… Jugez plutôt !

Il m’a été reproché de ne pas toujours respecter la réalité… d’embellir ou de forcer le trait… Certes, j’arrange les faits et chronologies pour que mon histoire semble intéressante… Vous voulez une période typique, façon émission de télé où le journaliste et son cameraman suivent la police pendant une journée ? Welcome to my world !

Je suis au bureau, je travaille malgré la fatigue (tu me connais assez, je ne vais pas m’étendre sur mes récentes nuits…) lorsque Madame m’envoie un WhatsApp (oui, le père est d’une modernité affolante et parle couramment le jeune et la technologie de pointe!) pour me dire que le MPPT (Le Bus) a eu du mal à démarrer ce matin… elle soupçonne la batterie.

Tout naturellement je lui fais remarquer que, du fait du froid, notre diesel met plus de temps avant de démarrer…

Après-midi : au moment de partir pour emmener ma fille au basket, le bus ne démarre plus du tout. Il s’agissait effectivement de la batterie… Bon joueur, je ne le reconnais surtout pas, pour éviter que Madame pavane… Des années de mariage !

Rentrant du bureau, un copain qui ramène ma fille me propose de ponter ma batterie pour faire démarrer la bête… A l’ouverture du bus et entendant le bruit du démarreur, il me dit qu’il doit s’agir de l’alternateur…

Le père regorge de qualités, dont la modestie, le calme, l’esprit critique… entre autres ! Mais ses compétences mécaniques s’arrêtent aux opérations complexes : ouvrir le capot, remplir le liquide de lave-glaces, vérifier le niveau d’huile, localiser les pneus ou le volant sur le véhicule… Je ne prétends pas savoir ce que Le Bus a, mais j’en veux – une nouvelle fois – au constructeur et à toute sa descendance.

Appel au TCS. On m’annonce que la patrouille sera là dans les prochaines 75 minutes… J’ai probablement le temps de coucher les punks ! Le dépanneur m’apprend qu’il s’agit effectivement d’un problème de batterie, bien que Le Bus n’ait que 5 ans. Il préconise d’aller rouler une heure pour la recharger en espérant que cela nous permette de redémarrer le lendemain matin…

Léger juron contre les voitures du peuple (ces Allemands, ce n’est plus ce que c’était), qui commencent à me porter légèrement sur le système… Je me demande si je ne vais pas prendre le temps de faire une lettre musclée… Ca ne sert pas souvent, mais ça soulage !

Je rentre à temps pour trouver junior (numéro 4) en pleine crise de faux-croup, en train de s’étrangler, devenant cramoisi… Après avoir peu dormi, réveillé par sa toux, numéro 4 ferait fondre un iceberg… Mais naturellement pas le père indigne qui reste de marbre et gère junior : Madame l’avait mis près de l’humidificateur, je vais dans la douche et passe à la vapeur chaude !

Très impressionnant, mais junior finit par se calmer. On le met au lit, en gardant sa porte ouverte pour l’entendre… Il n’est pas au top, bien que quasiment sans fièvre… La nuit commence bien !

Je suis dans les bras de cette connasse de Morphée, bienheureux, calme, ne demandant rien à personne… Réveil en sursaut, il y a quelqu’un dans ma chambre… Non, ce n’est pas numéro 4 !

Numéro 2 se glisse dans le lit. Couché à 2h du matin, je mets un moment à réveiller les neurones qu’il me reste. J’approche mon téléphone à 6 millimètres de mon œil et réalise qu’il n’est que 4h… Junior me dit qu’il a fait un mauvais rêve ! En temps normal, quand il y a débarquement, il y a reconduite à la frontière… Bon, là… Je fais la larve et renonce à me lever ! Je marmonne quelque chose de malin et adulte (couche-toi et ne fais pas de bruit ou tu dors dans le jardin !) et me rendors.

Semaine peinarde : numéro 2 nous fait une brève gastro, ce qui change de sa grande sœur et de numéro 4 qui toussent… Important de varier les plaisirs, même si, dans les deux cas, la conclusion varie peu : une flaque de vomi dans laquelle flotte dodelinant une pièce de Lego… A défaut d’atteindre les toilettes ou de savoir viser, ils auraient pu ranger leurs chambres, merde !

Numéro 4, encore, se réveille un matin en pleurs, se plaignant de ses oreilles… Comme nous avions pressenti, au moment où il avait fait sa poussée de fièvre, une probable otite, Madame l’amène directement chez le vétérinaire, pour confirmer l’étendue des dégâts… Son otite était très proche de la perforation, antibiotiques pendant une bonne semaine !

Il faut dire pour notre défense que l’Algifor, donné de temps à autre pour calmer l’irritation de la gorge, calmait les symptômes de l’otite… sans soigner la cause ! Je me demande si je ne vais pas faire une fausse ordonnance pour foutre les 4 punks sous antibio, pour passer un peu de temps peinard et ne plus nettoyer de vomi en pleine nuit.

La semaine se termine tranquillement, avec le père qui apporte sa modeste contribution à l’ambiance familiale : weekend gastro !

Afin de ne pas rester absent des rubriques trop longtemps, je vais déjà vous quitter ! Je vous ai fait attendre, je ne voudrais pas, en plus, vous saouler trop longtemps…

Pour les Fribourgeois, profitez bien de la fin des vacances, nous c’est la semaine prochaine, et plus généralement : dormez, courir ne vous aidera pas à aller mieux !

 

 

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