Amis des rubriques, des punks, des pères et de l’indignité, bonsoir!

Une année!!!!

Voilà 365 jours 1/4 que vous découvriez le père, les punks et l’indignation (oh, là il est gonflé quand même! Il ne va pas oser?! Ohhhh!!!).

12 mois de bonheur à vous demander: mais comment fait-il? Autant de classe, de talent, de bon goût, de distinction et de modestie dans un si petit corps… et malgré tant d’enfants!

Une année de calme, de volupté, de soirée de musique classique avec Marie-Elisabeth sur le canapé immaculé (mais dont le cuir est trop fin!) avec des enfants calmes, cultivés, coiffés, dans une maison propre et perpétuellement rangée, dont le seul bruit est la musique classique qui rythme les journée paisibles…

Pour cette dernière rubrique, je ne vais pas trop vous parler du weekend passé (Madame désertant lâchement le domicile conjugal pour se rendre à Madrid pour assister à la finale de la coupe du monde de basket, me laissant, cela va sans dire, seul avec les punks… tous!), mais simplement vous remercier pour cette année: merci!

Eh oui, c’est déjà la dernière! Madame avait prévenu: si je n’ai pas au moins 50 à 75 likes sur une rubrique, on arrête après un an… Je vous laisse l’inonder d’email si vous souhaitez relire le père indigne: un maximum de like et d’email, pour la convaincre de ne pas m’euthanasier la rubrique, ça lui fera plaisir!

Bon ok… c’est bien parce que c’est vous… Alors une dernière… pour l’autoroute:

La maison est calme et paisible, pas un bruit, le silence est assez agréable… presque louche! Evidemment… il est 2 heures 45 du matin samedi soir (oui, enfin dimanche matin plutôt), les tresses sont au four, les punks dorment (ça risque de ne pas durer…).

Au milieu de ce silence, dans la pénombre du salon, pile au milieu, le crépitement des touches de mon portable troue le silence… Je tape à deux doigts, comme un policier français, avec suffisamment de force pour que les touches finissent sur mes genoux… Mais non, je déconne, je tape à 10 doigts, contrairement à la plupart de mes anciens collègues!

Je suis assis face à mon PC à travailler à une nouvelle application pour téléphone (j’ai arrêté d’appeler cette saloperie un smart phone, suite à quelques désaccords et mésententes… ces saletés ont mauvais caractère et sont rancunières, en plus!). Le plus dur est de trouver le nom; une bonne accroche et un bon nom font presque tout le marketing et font vendre l’application comme des petits pains… Le père indigne va accéder à la richesse (je me suis en fait aperçu que finalement, et contrairement à d’autres, je ne suis pas fait pour la pauvreté… le constat est tardif, certes, mais il est important)! J’en dirai peut-être plus une prochaine fois, si Madame m’en laisse l’occasion…

Madame est à Madrid, me laissant avec 4 punks déchaînés, deux pages A4 de programme pour le lundi, ainsi qu’un sac à préparer pour ma fille qui part mardi matin en camp d’école… Elle s’est envolée samedi matin, je vais très bien m’en sortir: si une femme peut le faire… ahahah!

Je prépare de quoi manger pour midi, range un peu ce qui peut l’être facilement, les deux grands partent jouer chez les voisins: jusqu’ici, tout va bien! Repas sain et équilibré: gratin de potimarron avec des pâtes (sans trop hurler, étonnamment). Je sms un pote pour son anniversaire: 50 ans! Comme il est seul avec sa fille (13 ans) pour le dîner, et n’est pas au top, je l’invite naturellement pour le soir (bien qu’indigne la plupart du temps, le père a parfois des moment de faiblesse… Je ne sais pas ce qui m’a pris…), chose qu’il accepte!

Numéro 4 au lit pour la sieste, je propose d’aller faire des courses: qui m’aime me suive! Je pars donc seul, avec les trois grands devant un DVD, faire des courses pour avoir de quoi manger pour le reste du weekend, surtout pour le soir et les invités. Je veux aussi prévoir un pique-nique pour le lendemain: je dois être rejoins par le parrain de numéro 4 pour aller faire une balade dans la région (histoire d’user un peu les punks) et la surprise du chef: un meuble pour tenter de ranger un peu notre buanderie. J’ai aussi prévu de changer un interrupteur, de poser des porte-balais dans l’armoire et de changer les petites pièces qui tiennent les manivelles des stores (deux pièces cassées par les monstres).

Bien qu’indigne, je ne veux pas laisser les punks seuls trop longtemps, je cours donc à travers coop, appelle une fois les punks pour vérifier que tout va bien, fais Ikea (un samedi !!!!) toujours à la course, bourre le coffre à ras bord et repars, toujours à fonds…

Goûter, hurler et menacer… Les punks rangent un peu le salon, je tente de diminuer la hauteur du tas de vaisselle qui jonche le plan de travail et essaie de ranger tout en démarrant une bolognaise maison (c’est la partie saine et équilibrée du repas: il y a quelques tomates, 2 carottes et un oignon pour 3-4 kilos de bolo…).

Comme il est quasiment 5 heures, que je cuis ma bolo pendant 6 à 8 heures normalement (pour les moins matheux, ça nous ferait manger à plus de minuit, en ne comptant qu’une heure de préparation et cuisson des lasagnes), je décongèle un kilo de bolo et commence ma béchamel pour faire des lasagnes. Finalement, et comme il y a des invités, je fais quelques haricots, par acquis de conscience et pour faire croire que nous mangeons sainement normalement…

Soirée sympa. Le copain reste tard avec sa fille, je commence mes tresses à minuit, sachant que je dois laisser reposer 2 heures et que ça cuit une heure, la nuit est mal barrée!

Dimanche, rangement, balade et occupations diverses. Je commence à monter le meuble acheté la veille, installe les porte-balais dans l’armoire, nettoie, joue avec les punks, fais à manger. Je trouve un moment pour faire la sieste pendant la sieste de numéro 4 et me prépare à aller à Urba Kids avec les monstres à Orbe… sauf qu’après le goûter, la sieste et tout le reste, il est presque 17h et Urba Kids ferme à 18h… Je laisse donc tomber cette idée brillante et opte pour un nettoyage de punks en règle: 4 bains, groupés par deux, quasiment sans inondation et sans me fâcher (ça c’est pour faire taire les critiques qui me reprochent mon manque de flegme ou de calme…).

Lundi j’emmène les trois grands à l’école (5 minutes de retard, mais ils sont tous quasiment habillés, ont une récré et ont déjeuné… les 3 grands sont à l’école!!! Les punks grandissent, ce qui prouve que les tasers ou flash-balls (baffes et hurlements) ne sont pas contre-indiqués en phase de croissance…) avec numéro 4 en poussette. Petites courses et retour. Je coupe le courant, côté lac, démonte un autre interrupteur, vu que je ne retrouve pas celui qui est pété (trop de rangement tue le rangement!), me choppe un peu de courant, histoire de me rappeler mon enfance, descend en jurant couper le courant pour tout le rez de chaussée, en me demandant si je ne connais pas un intégriste qui pourrait aller faire péter la maison de mon @#!! d’électricien, remonte et finis de démonter mon interrupteur.

Nous prenons, junior et moi, le MPPT et allons voir la SEIC, vu qu’ils travaillent à mi-temps et n’ouvrent pas le weekend, pour ce foutu interrupteur…

Je vais éviter de trop m’attarder sur les interrupteurs… Mais c’est quand même dingue qu’il y ait 10’000 versions différentes d’interrupteurs, tout ca pour un truc caché derrière un bouton et que quasiment personne n’a jamais vu!

Donc après Migros, Coop et Interdiscount, la SEIC, qui a 238 kilos de catalogues avec des pièces diverses et variées, liées à l’électricité ou aux communications, n’a pas mon interrupteur. La mort dans l’âme, je me résous au sacrifice suprême: je vais chez mon électricien… Il me donne deux interrupteurs!!! Si je n’avais pas payé 500 balles chaque lumière et bouton de ma maison, j’en aurais été ému, mais je n’ai plus aucune amitié pour mon électricien depuis l’épisode de la prise dans la douche! c’est une longue histoire…

Remontage de l’interrupteur, j’ai coupé cette fois l’électricité du quartier, pour être sûr… Puis cuisine (ratatouille, polenta) et départ en courant pour aller chercher les punks à l’école… Où j’arrive une nouvelle fois avec 5 minutes de retard, il faut savoir avoir de la régularité!

Retour, repas et les deux grands repartes. Sieste de numéro 4 et du père – mais elle fait quoi la mère de tout son temps libre pendant la semaine??? – et je prépare un peu la maison, monte en partie le meuble (que je finirai 5 minutes avant que Madame ne rentre), range, donne le goûter, range un lave-vaisselle.

Quand Madame rentre, à plus de 23h, je me prends un savon pour ne pas avoir préparé le sac de ma nana, nous nous couchons tard, une nouvelle fois, la semaine se poursuit dans le calme et la sérénité…

PS: lorsque j’écris, dans la nuit (4 punks, donc de toute façon de nuit!), j’ai pour habitude de me sustenter un peu, toujours très sainement… Je vais donc me chercher un peu de chocolat (je sais, ça fait moins sexy que Vodka, shaken, not stirred, mais c’est ce que je prends et merde!) puis ouvre le frigo pour prendre du lait… J’adresse toutes mes excuses aux amis des gastéropodes et aux propriétaires de la limace qui escaladait paisiblement ma brique de lait, dans mon frigo, à 1h38 du matin, mais je dois reconnaître avoir mal réagi… Probablement la surprise! Donc il y a eu limacicide pour cette dernière rubrique, ami lecteur, je le confesse!

Profitez du weekend et reposez-vous : vous avez l’air fatigués!!!!

anni

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