Amis de la plage et de la route, bonsoir!

A la demande de mes nombreux lecteurs et fans inconditionnels (il me semble avoir compté deux personnes y compris ma femme), une rubrique! En vous priant de bien vouloir excuser ce retard…

Madame souhaite que j’évite de trop parler de course à pied… Voici la rubrique course à pied! Je suis allé courir vendredi soir pour profiter du lever de lune (forcément, quand on part à plus de 21h20, c’est un peu difficile de choper le coucher de soleil…). Je suis à J-4 pour ma course. J’écris une dernière rubrique avant de mourir… Je serai reconnu et célèbre à titre posthume – quelle perte pour l’humanité!!! Donc bonne sortie, après celle de dimanche: 28km, +1400m de montée, autour du Grand Bornant avec un pote… non je rigole, avec 4 punks (et demi), on a plus d’amis depuis longtemps!!!

Revenons-en aux vacances…

Nous quittons Landéda pour Paris! Quelques heures de route, ce n’est pas si terrible, même avec les punks… Nous allons à Paris dans le but de montrer la Tour Eiffel aux punks et, au passage, le zoo de Vincennes. Ils sont trop jeunes pour faire plus pour le moment.

Prémonition ou mauvais œil, la météo annonce depuis quelques jours un avis de tempête sur Paris. Malgré cela, je suis dans l’incapacité de réserver des billets pour la Tour Eiffel, tout est déjà pris… Il faudra faire la queue, sous la pluie, pendant des heures, avec les punks irascibles et énervés par les précipitations… je m’en réjouis d’avance!

Je suis de plus en plus content: nous ne sommes que deux jours à Paris et la météo essaie encore de nous moisir le weekend, je n’ai pas pu réserver des billets pour la Tour et surtout: le MPPT n’est pas taillé pour les parkings parisiens, tous limités à 1.90m… Je fais contre mauvaise fortune bon gré et me résigne à déposer Madame, avec les punks et les bagages, devant notre appart’ hôtel, entre le Louvre et l’avenue de l’Opéra.

Sur le périph’, les panneaux annoncent une alerte orage, preuve que le complot des gens de la météo me poursuit, ou que Paris s’attendait à l’arrivée des punks! Malgré ces mauvaises augures, nous arrivons à la rue de notre hôtel et une voiture quitte une place payante juste devant nous!!! Nous sautons sur la place libérée et y resterons jusqu’au lundi matin, ne payant que quelques euros pour ne pas avoir besoin de nous stresser.

Nous montons une première fois avec un mètre cube de bagages et 4 punks survoltés par la nouveauté de l’appartement et le fait d’être à Paris. Je descends chercher d’autres valises et remonte. Dans ce laps de temps, numéro 3 s’est fait une bosse proche en taille de la tour Eiffel – mais a déjà fini de pleurer – les trois autres se sont déjà fait engueuler trois ou quatre fois par leurs mère: le séjour parisien peut enfin débuter!

Nous passons dans une pizzeria pour rassasier les monstres. J’imagine qu’avec l’ambiance que nous avons mis, l’établissement a fermé depuis… Numéro 3 ayant dragué la serveuse (pourtant moche… il faut que je lui parle sérieusement!), nous n’avons pas été jetés dehors, à ma grande surprise… Retour à l’appart et préparation des punks pour la nuit. L’hôtel a mis le bon nombre de lit, mais a omis que j’avais expressément demandé un lit pour enfant… de toute façon numéro 4 a décidé qu’il était plus confortable de ne plus dormir seul et fait l’andouille jusqu’à ce que sa mère se couche avec lui…

Les trois autres font les cons jusqu’à 23h30 malgré les habituels hurlements et baffes à la Gibbs, peu efficaces cette fois. Bien que je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’à la Seine pour en noyer un, ils finissent par se calmer.

Le lendemain, malgré les menaces de la météo, il ne fait pas si mauvais que ça… Nous partons rapidos pour la tour Eiffel, à pieds, avec numéro 4 en poussette. Plus de 5km de marche dans Paris et nous parvenons sur le parvis où nous nous joignons à la file d’attente, pendant que Madame va se balader avec numéro 4. Après près d’une heure et demi d’attente, nous pouvons monter jusqu’au deuxième étage. Heureusement que nous ne pouvions pas acheter des tickets pour le troisième : il faut refaire une queue interminable pour prendre le deuxième ascenseur!!! Les punks n’auraient pas tenu le coup! Grâce au nombre de punks, nous parvenons à faire passer ma fille devant 48 touristes qui attendaient pour aller au toilettes, pendant que numéro 3 raconte sa vie à l’employer qui nous a sauvés.

Belle vue et photos, nous redescendons par les escalier pour retrouver Madame. Nous nous asseyons dans un restaurant et n’avons pas le temps d’engueuler numéro 3 deux fois qu’il se met à pleuvoir sévèrement… L’averse passe heureusement avant que nous décidions de partir, numéro 3 devenant intenable.

Nous repartons, toujours à pied, direction l’Arc de Triomphe. Je préviens un pote qui fait un bout de chemin avec nous, sous le feu des questions constantes des punks. Nous effectuons une descente des Champs Elysées et nous arrêtons à une place de jeux entre les Champs et la Concorde. Les punks goûtent et jouent. Poursuite de la balade avec quelques tours de manèges (pour les 3 grands, les autres sont moins intéressés par les manèges…) et retour à l’hôtel avec un repas sain et équilibré pris au passage: Mc Do pour tout le monde! Au passage, nous avons acheté pour chacun un ou deux souvenirs pour touristes… on ne vient pas tous les jours à Paris!

Fort de l’expérience de la veille, et alors que nous allons coucher, je vais dans la chambre des punks et leur explique que, s’ils font les fous comme la veille, on se rhabille et on repart marcher 10km… La menace fonctionne avec ma fille, mais je comprends vite que numéro 2 y trouve son affaire: à peine la porte fermé, il fait l’andouille… Je le rhabille et nous partons marcher. Il est plus de 21h, la météo est plutôt bonne. Malgré les 11-12km marchés durant la journée, il ne faiblit pas: nous passons au Louvre, allons voir Notre Dame et voyons un concert, organisé devant la mairie… alors que nous sommes en train de rentrer, et après 6.2km, junior me fait remarquer que si un taxi passe, nous pouvons le prendre. Je lui dis que la balade est censé être une punition et que donc il va marcher… Il ne se plaint pas, je lui dis donc que nous sommes quasiment arrivés.

Le lendemain, nous partons après l’état des lieux, pour le zoo de Vincennes, récemment rénové… Nous nous garons pas très loin et je prends le métro avec les trois grands, pendant que Madame marche avec la poussette: compte-tenu de la configuration du métro (et de Paris en général d’ailleurs), je me demande comment on fait avec les poussettes et surtout comment font les handicapés en fauteuils… Je galère déjà lors de chaque passage à Paris avec ma valise à roulette, alors une chaise roulante!

Le métro, lieu idéal pour faire la gueule et partager ses microbes, capitale du regard fuyant, de l’expression fermée, s’éclaire avec le passage – bref mais dynamique – des punks… Ca fait plaisir de voir que les gens peuvent arrêter de faire la gueule un bref instant!

Malgré le prix du zoo (nous avons quasiment dû hypothéquer le bus pour payer toutes les entrées, n’ayant pas la carte familles nombreuses française), nous y entrons et nous baladons. C’est très bien foutu, avec beaucoup d’espace et des serres dans lesquelles certains animaux se baladent en liberté parmi les visiteurs… Pique-nique rapide et nous poursuivons la visite. Passage obligé par la boutique souvenirs et nous repartons – à pieds – pour rejoindre le MPPT. Tout le monde est rangé dans Le Bus, nous sommes prêts à rentrer au bercail!

Malgré numéro 2, qui a joué – comme à son habitude – avec le GPS, nous retrouvons, grâce au compas intégré de Madame, la bonne route (enfin, autoroute) et prenons le chemin de la Suisse (non Jean-Jean, il ne faut pas 10 heures pour rentre en Suisse depuis Paris!).

12 pauses indispensables (numéro 2 veut aller au toilette, à la station service suivante aussi, puis il faut mettre les DVD pour qu’ils arrêtent de nous pomper l’air, puis s’arrêter à nouveau pour remettre les DVD qui ne fonctionne naturellement pas comme il faut, d’où protestation des drogués de l’écran, arrêt pour Madame,…) et nous finissons les vacances en retrouvant le canton de Vaud.

C’est tout pour le moment, mais n’attendez pas trop avant de revenir: cette fois je devrais revenir plus vite!

Dormez encore un peu, la rentrée approche: vous serez bientôt débarrassés des punks! Bonne fin de semaine!

 

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