Amis de l’humidité et des transports en commun, bonsoir!

J’écris cette rubrique de Paris! Ah, Paris! La ville lumière, la tour Eiffel, Montmartre… les gens qui font la gueule dans le métro, ou dans la rue, les gens qui râlent, le métro qui pue, les rues polluées et qui puent…

Descente de TGV tranquille, je suis chargé comme si je partais pour un an, comme d’habitude, connexion à internet pour trouver le bon métro (début du décès de mon abonnement de téléphone qui va prendre cher pendant ces trois jours), roule roule roule avec la valise (qui pèse de plus en plus lourd; à ce moment elle pèse déjà plus lourd que moi!?), porte porte porte la valise (ces couillons de la RATP n’ont pas pensé que dans une gare les gens peuvent avoir des valises : on a le choix entre les escaliers et c’est tout pour accéder au métro… dès que je suis dictateur en Suisse, j’annexe la France pour m’occuper de la RATP…) et je monte dans le métro. Compte tenu de la propreté du métro, je n’ose pas m’asseoir, normal je suis en costume, et me concentre pour faire la gueule comme les autres, vu que c’est la coutume.

paris

Je ne peux pas trop leur en vouloir: vu l’odeur, la propreté, la vétusté, la chaleur et la surpopulation des rames, on leur trouverait presque des excuses… J’arrive à la station la plus proche du bureau et sors… Décès d’une vertèbre en portant ma valise, il n’y a toujours pas d’alternative aux escaliers… (Là je souhaiterais marquer une courte pause: pour les moralisateurs, qui promeuvent à longueur d’année l’égalité, le mariage pour tous, l’égalité des chances, je trouve un peu culotté que les handicapés – pardon, les personnes à mobilité restreinte – ne puissent pas accéder librement au métro!? Et ils veulent nous donner des leçons?!)

 

Loin de moi l’idée de me plaindre ou d’accabler, une fois de plus, les employés de la météo avec qui je règlerai mes comptes un jour (et ce jour-là ils vont morfler, je peux vous le dire!)… Légères pluies intermittentes entre 11h et 16h…

Depuis la révolution française (celle de 1789; Olivier, reste concentré, 1291 c’est une autre révolution! Ignare va!) il n’a pas plu autant en si peu de temps en un quelconque endroit du territoire français, y compris Outre-mer…

Mes chaussures font floc floc, avant de boire la tasse dans un lac sur le trottoir (vague qui passe par-dessus le rebord de la chaussure, chaussettes trempées, seul point positif, ça rafraîchit un tantinet; point négatif, ce n’est pas au bon endroit: je transpire du costume, pas des pieds… belle journée).

Comme je l’ai dit, j’ai pris des bagages pour une colonie de vacances de 12 personnes et sors prestement un parapluie de voyage… Comme tout set de voyage qui se respecte, il est très léger, se plie facilement pour se glisser dans la poche d’un bagage à main… et a la taille et la superficie d’un dé à coudre!

Hormis ma tonsure monacale naissante (j’ai les noms de ceux qui ont souri… ça va masser grave!) et ma main (celle qui tient l’échantillon de parapluie, essayez de rester concentré…), je n’ai pas un nanomètre carré de mon corps d’albâtre (moi qu’écris, je dis ce que je veux!) de sec. Du dehors, par la pluie, de dedans par la transpiration (ma valise a dépassé la tonne depuis belle lurette et je me suis gourré de rue, afin de m’assurer de bien profiter de la pluie)… Je finis par rejoindre le bureau, à cours de transpiration et de jurons (pensais pas que cette partie-là était possible), à l’heure du repas, avec les chaussettes qui fument… la classe!

Pourtant la semaine passée s’était bien finie: weekend prolongé, beau temps, une course longue en montagne (pourrie) avec une vue superbe et pas de douleurs (contrairement à la semaine d’avant ou, à la suite d’une sortie de 23km de Genolier à la Barillette, il m’avait fallu trois jours pour remarcher dignement sans faire la grimace – une mention particulière au concierge de l’immeuble où je travaille : la panne d’ascenseur de lundi, alors que je pouvais à peine marcher et suis au 4ème étage… ça va se payer un jour!!!), puis sortie avec les punks pour un pique-nique avec la Blonde et le parrain de numéro 4…

Bon pour ceux qui ne voient que l’aspect sympa de la chose, le pique-nique, la balade avec les punks et les copains… Marcher 7 kilomètres, avec numéro 4 sur le dos, en plein soleil, juste deux heures après avoir couru 22km avec 1’000m de montée (et de descente, forcément), sans vouloir faire ma chochotte ou le râleur, ça pique un peu.

Du coup nous sommes restés calmes le lundi, profitant du soleil pour aller avec les trois grands ramasser des fraises… Enfin avec les deux plus grands, le troisième n’est pas intéressé par la cueillette, mais s’est beaucoup amélioré depuis l’année dernière: cette année il ramassait lui-même les fraises qu’il a mangées… toujours en râlant, naturellement.

Lundi soir, je finis ma valise trop tard, nous n’avons pas baigné les punks comme je le souhaitais, je n’ai pas couru (pas bien), mais Madame a transformé 5kg de fraises en coulis, frappé, lait à la fraise et confiture (bien). Numéro 4 a passé la moitié de l’après-midi sous le jet d’eau à hurler de rire, bien qu’étant le seul tout habillé parmi ses frères et soeurs (pas bien), et nous nous sommes un petit peu reposé (une sieste).

Couché tellement tard que ça ne fait même plus mal, levé tellement tôt que j’ai trop la tête dans le c.. pour sentir les dents ou les cheveux qui poussent. Sieste mal assis dans le TGV. Les plus grands groupes de luxe du monde sont français, LVMH, Hermès,… mais le TGV, même en première classe, ressemble toujours à un train indien des années 80… c’est bien qu’ils le font exprès, non !?

Quasiment personne au bureau mercredi: les parisiens habitent presque tous en banlieue et une grève les a bloqués chez eux… Je pense que si je reste coincé à Paris à cause de grévistes, Madame débarque en Multiple Purpose Punk Transporter (Le Bus) à Paris pour leurs botter le derrière : après trois jours seule avec les punks, elle mange un syndicaliste endurci au petit déjeuner!

Si les grévistes me laissent repartir, vous aurez de mes nouvelles dans les jours qui viennent… Sinon capturez 2-3 frontaliers et demandez à Hollande de m’échanger!

Dormez ou faites la grève, comme vous le souhaitez, mais passez une bonne fin de semaine quand même!

 

Retour à Chronique du père indigne

Laisser un commentaire