Amis de la grâce et des soirées romantiques, bonsoir!

1h40 du matin, je suis en train de descendre les escaliers en jouant au foot avec une bombe… Une couche soigneusement emballée dans un sac en plastique (sinon je ne shooterais pas dedans, vous me prenez pour qui!?) et qui tente de contenir la dernière explosion de numéro 4… ce qui n’est que partiellement réussi; malgré l’emballage, ça fouette!

Je tiens à la main les restes puants de ce que furent le body, le pyj et la chancelière de junior, essayant de mon mieux de ne pas mettre les doigts dedans… Mais c’est naturellement perdu d’avance!

Mais recommençons par le menu cette belle nuit… Alors que j’étais en train de rédiger ma précédente missive, à 23h passé, dans le calme de la nuit, numéro 2 se met à pleurer… Un père moins digne que moi parlerait plutôt de beuglement, mais passons. Je vais le voir et il me dit qu’il a peur. Je le rassure, le calme et le recouche avant de redescendre me replonger dans ma captivante narration… Pas très longtemps: il re-pleure à minuit.

Je remonte pour le calmer, cette fois il me dit ne pas parvenir à s’endormir. Lui parlant doucement, je le calme et m’apprête à partir… Il s’assoit pour boire, se recouche… Et là, c’est le drame!

Junior vomit, sans essayer de parvenir aux toilettes, puis se met à pleurer. Je le calme, lui enlève son pyj, commence à démonter son lit, lui trouve un pyj de rechange, ramasse ses deux doudous, en mettant les doigt dans du vomi et un reste de peau de tomate… J’essaie de penser à autre chose…

Là je tiens à marquer une courte pause pour tous les parents qui songent à aménager la chambre de junior avec, comme nous, un lit en hauteur… Je vous passe les détails de mes nombreux traumatismes divers et variés (oui, je sais, cela explique bien des choses… un peu facile!) survenus lors de chutes de mon lit surélevé. Sans parler du traumatisme psychologique de se réveiller en l’air, ou pire, par une grande baffe infligée par ma moquette…

Pour revenir sur numéro 2 qui vomit, le gros avantage d’un lit en hauteur, c’est que le vomit tombe dessous… Naturellement sa chambre est d’une propreté immaculée et parfaitement rangée, donc ni le tapis, ni les jouets ne sont à nettoyer… Tenez-en compte avant de vous décider pour votre achat! Une lessive plus tard (de toute façon, après minuit, on a rien d’autre à foutre que de faire de lessives…), numéro 2 semble dormir, le calme est revenu, Madame s’est recouchée, je reprends là où je m’étais interrompu.

1h15, numéro 4 pleure… Comme cela dure, je vais le voir… Grave erreur!

Lorsqu’on a 4 punks, on a déjà à peu près tout vu et tout senti… enfin je pensais!

Bon, à l’odeur, il doit y avoir un animal mort sous le lit, ou même plusieurs… J’allume et dépose junior sur la table à langer. Après avoir enlevé la première couche (la chancelière), je m’aperçois qu’il vient d’établir un nouveau record, toute catégorie confondue, sur l’intégralité de la fratrie…

Son pyjama est humide du dessous des bras aux genoux! J’ai le temps d’admirer le talent: je ne pensais pas qu’on pouvait disperser à ce point, en ayant les fesses vissées dans une couche culotte moderne, sensée résister aux pires sévices possibles distribués à longueur d’année par des morveux dont une partie a – statistiquement – une gastro d’enfer…

Quand je repense aux pubs qu’il y avait du temps de ma jeunesse à la télé (pour les plus comiques, oui, la télé existait déjà quand j’étais jeune, et méfiez-vous, je vais faire dictateur plus tard…) où ils montraient qu’une couche pouvait absorber au moins une baignoire (il faut dire que l’eau était toujours bleue… il y a peut-être une question de couleur!?), avec des petits élastiques, làààà. Je songe brièvement à attaquer Procter & Gamble pour publicité mensongère, mais compte tenu de l’étendue du désastre, il y a plus urgent… Je remets ma procédure judiciaire à plus tard… vers 3-4 heure du matin!

Madame, convoquée à la rescousse, m’aide à nettoyer junior (nous nous sommes résolus à ne plus appeler les punks puduc, depuis que ma fille, petite, a appelé une fois numéro 2 en lui disant: « viens punuc! »), et retourne voir Morphée. Elle se recouche, je descends donc en shootant la bombe dans les escaliers…

Changé, junior est dans un nouveau body, son deuxième pyjama, et notre dernière chancelière. Étonnamment, le lit a survécu, la nuit est moins pourrie que je ne le craignais… Quoi que…

Un tas immonde et puant git lâchement dans la buanderie, je suis devant mon portable en train d’essayer de re-re-reprendre le fil de ma rubrique. Un calme relatif règne dans la maison…

Un peu après 2h – je dois dire que j’ai un peu perdu le fil – numéro 4 re-pleure. Il est couvert de vomi (partout sur la tête), a l’air de ne pas avoir dormi depuis sa naissance, et a flingué son lit (cette fois), sa dernière chancelière, et son deuxième pyjama de la nuit… Re-nettoyage et changements divers et variés, re-lessive (ça tombe bien, la précédente était mûre pour le sèche-linge). Cette fois je décide d’aller me coucher, il est plus de 3h, la nuit étant définitivement foutue, fais chier (sans jeu de mot).

Jeudi numéro 2 dépasse les 38C, mais nous n’avions pas prévu de l’envoyer à l’école de toute façon, compte-tenu de la nuit qu’il vient de subir. Numéro 4 n’a pas de fièvre, mais n’est pas au top de la gloire. Les autres sont comme d’habitude, donc parfois durs à supporter. Vendredi, il atteint les 39.4°. Petit joueur…

Samedi, pour laisser Madame se reposer (la gastro l’a attaquée aussi!) et vaquer à ses loisirs (ménage dans ce cas), je me résous à emmener les punks à Fribourg pour une petite balade, et non pas à l’anniversaire de leur cousin où ils auraient pu contaminer le reste de la famille… Ils ont été passablement insupportables, je vais donc les user un peu!

Belle balade de plus de 5.5km à Fribourg avec le parrain de numéro 4, naturellement en portant celui-ci dans mon sac à dos (junior, pas le parrain)… Notre-Dame de Lorette, le pont de Berne, puis nous remontons la rue de Lausanne. Je propose une fondue au restaurant. Punks fatigués, fondue agitée!

Les punks râlent, c’est normal, et en plus ils sont fatigués… Ils mangent, font un peu trop de bruit pour le restaurant, et après l’entrée et la fondue, ne tiennent plus en place. Je suggère au parrain d’aller jouer avec eux un moment dans la rue.

Quand ils reviennent 3 minutes après, numéro 2 est transparent, ses chaussures et le bas de son pantalon sont moucheté de vomi… Numéro 3, très classe et soucieux de m’informer dans les plus brefs délais, crie dans le restaurant: il a tout ouomi et s’était oianche! (il a tout vomi et s’était orange!)

Nous finissons de manger rapidement et reprenons la route, laissant le parrain retrouver la quiétude d’une vie sans enfant… le veinard! Retour tardif, les punks sont couchés à plus de 21h30, la journée de dimanche sera longue! Malgré l’heure plus que tardive, je débute deux tresses (mondialement connues), cette rubrique, ainsi que les 34’518 choses qu’il me reste à faire… Couché à 3h du matin, je pressens un réveil difficile!

Dimanche fête des voisins, pique-nique canadien dans un jardin du quartier. Fin de journée un peu agitée, avec les punks qui sont surexcités d’avoir joué plus de 6 heures avec les enfants des voisins…

Nous couchons tout le monde, je poursuis ma rubrique… Me couche trop tard, enfin plutôt trop tôt le matin suivant et débute une nouvelle semaine… explosé! J’en viens à envier les animaux qui hibernent…

Pour ceux qui le peuvent et le souhaitent, vous pouvez faire un don de sommeil sur mon compte… Pour les autres, bonne semaine quand même!

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