Amis de la course à pied et des vacances, bonsoir!

Lundi de Pâques, nous nous retrouvons chez mes parents, en terres fribourgeoises. Les matches à domicile sont censés être plus facile, ce n’est pas vraiment l’impression que j’en ai. Laissons le bénéfice du doute à tout le monde, on peut toujours être surpris…

Pas de miracle, les punks au contact de leurs cousins (mon côté de la famille) sont excités comme des puces (bon, il faut avoir de l’imagination pour voir les punks sous forme de puces de plus de 20 kilos, capables de délivrer plus de 178 décibels sans se froisser une corde vocale et risquer l’extinction de voix ou d’anéantir une villa, ou une petite ville, plus efficacement que l’ouragan Katrina).

Nous repartons de chez mes parents avec seulement les deux plus petits, nos deux grands restant en vacances. Je suis un peu triste (je dois être totalement masochiste de me plaindre quand on divise par deux le nombre de punks!?), mais redoute surtout les commentaires de mes parents: c’est dommage que vous ne les éduquiez pas!? Ils obéissent bien… quand vous n’êtes pas là, ça montre qu’il suffit bien d’être plus stricts… On ne les habille pas assez, on les laisse trop faire, on ne les éduque pas assez, on ne leur donne pas les bonnes choses à manger, ou trop… Comme je dis toujours, j’espère que je ferai aussi bien qu’eux dans les même circonstances!

Seul soulagement lorsque je vais me faire pourrir par mes anciens, quand ils nous rendront les punks: je repenserai au filleul de ma mère qu’elle citait toujours en exemple – ses enfants sont calmes, eux, et ce sont des triplés pourtant… Tu aurais vu ses enfants, ils sont restés calmes pendant la messe et ils sont bien élevés, ils ont chanté des chansons, c’était tellement beau (ils avaient 10 ans quand même)! Et bien elle a reconnu que le susmentionné s’était barré avec sa secrétaire… C’est bon, je sais… je suis mesquin, mais il n’y a pas de petit plaisir!

Ayant pris plus de deux kilos durant les fêtes pascales (naturellement, comme toutes les fêtes on ne fait que bouffer, et si je ne reprends pas deux assiettes, au minimum, ma belle-mère me demande si ce n’était pas bon…), je reprends la course un soir après 20h30. Ca devient malsain, maintenant quand je commence à courir, il fait régulièrement encore jour… heureusement, je finis à la frontale, l’honneur est sauf! Avec deux kilos de plus, le fractionné long, le long de la voie ferrée, qui n’est déjà pas drôle en temps normal, est totalement insupportable… Faut vraiment que je me trouve un vrai loisir!

Passé la semaine à me coucher trop tard, enfin techniquement tôt… Ce qui est positif, car du coup je n’étais pas couché quand numéro 4 se met à pleurer pour son deuxième ou troisième biberon de la soirée… Note pour les pédopsy: oui c’est mal, trop ou je ne sais quoi… mais merde! (je ne suis pas un ardent supporter des pédopsy, ni des psy tout court d’ailleurs).

M’amuse à faire pratiquer le calcul oral à ma fille chaque soir, pour qu’elle s’y mette un peu sérieusement. Le très léger bémol est que le père indigne n’est pas doté en série de patience… Pas la moindre parcelle. J’espère ne pas trop la traumatiser en me fâchant un soir sur deux! Je lui donne un calcul à faire, style 4+3, et pour que son petit frère ne lui souffle pas la réponse, je dis à numéro 2: 38 x 6… Et il donne la réponse peu de temps après elle…

Numéro 2 est privé de tablette pour les vacances, suite à un petit souci avec le fils d’un voisin… Il rentre en courant, en fin d’après-midi, disant ne plus vouloir jouer dehors… Madame ne se doute de rien jusqu’à ce qu’un voisin sonne. Junior a rempli son pistolet à eau,  comment dire… en urinant dedans. Le voisin est le père du garçon qui a été giclé par le pistolet à eau, enfin à pipi… Je n’étais malheureusement pas à la maison pour l’éclater comme il se doit, mais compte sur Madame pour avoir pourri junior en règle. Le plus dur dans ces moments-là ,c’est surtout de ne pas rire!

Un copain à qui je raconte l’anecdote éclate de rire… Je lui explique que le voisin n’est pas le plus ouvert, ni le plus facile, et que je dois punir mon fils. Il m’avoue entre deux éclats de rire avoir fait pareil étant plus jeune… Bravo, j’ai de belles fréquentations! Où est passée la classe, l’élégance et que dire du bon goût? Je n’aurais jamais fait ça étant jeune… En fait, c’est probablement parce que les réservoirs des pistolets à eau de mon époque ne le permettaient pas. Il faut dire qu’hormis celle-là, je pensais avoir fait à peu près toutes les conneries possibles et imaginables étant jeune… et j’ai toujours eu beaucoup d’imagination. C’est cette même créativité de junior qui est à surveiller!

Plus tard dans la semaine, numéro 3 en voiture croise un cabriolet alors que Madame conduit: regarde maman! crie-t-il apeuré, la voiture a perdu son toit!!! Et dire qu’il adore les voitures… j’ai peur qu’il n’ait pas pris que la beauté et la modestie du père!

Samedi nous allons chez des copains, qui ont aussi 4 enfants pour un lunch. Nous avons retrouvé nos deux grands il y a un jour. Au terme d’une belle journée, avec balade, les enfants qui écoutent notre copain raconter des dizaines d’histoires, assis dans un champ au bord des vignes, avec vue sur le Léman de Genève au Valais, pendant que j’endors numéro 4 dans mes bras (il n’a pas fait de sieste et cède assez vite, pour une fois), numéro 1 et 2 demandent, supplient, pour rester dormir avec leurs copains respectifs… Nos amis et nous cédons et nous repartons, une nouvelle fois, sans les deux grands.

Je suis en train de pétrir ma pâte à tresse, quand nos copains appellent: ma fille ne veut pas dormir chez eux, finalement… La semaine loin de nous a été trop longue pour elle, avec plus de 3 nuits hors de son lit. Madame va la chercher et je la couche. Ma grande nana paraît fatiguée et fragile, je suis content de la border!

La semaine finit comme elle a commencé : je me couche à plus d’une heure du matin et vais commencer le boulot éclaté… Lundi éclaté, semaine bien entamée!

Bonne rentrée à tous, bonne semaine et j’espère que ceux qui rentrent de deux semaines de vacances souffrent! (il y a une justice pour ceux qui sont restés, fallait pas partir!). Oh, avant que je n’oublie… dormez !

 

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