Amis de la jeunesse et du printemps, bonjour !

Je rentre de notre chambre et allume la lumière… enfin j’appuie sur le bouton, mais pas de lumière. Je jure et vois clairement numéro 4, qui est dans sa phase boutons divers et variés, recevoir mon pied là où le dos change de nom… puis me ravise : il est tout petit, ce qui en fait un des chouchous de Madame… Il ne paie rien pour attendre… je me vengerais à l’adolescence (7h, le calme règne pour une fois dans la maison… numéro 4 dort du sommeil du juste, en ce samedi matin de grande vacances, grand adolescent hirsute et dégingandé, ne se doutant de rien… J’ouvre la porte et allume la lumière. Il râle et je lui dis, jovial et primesautier, mais mièvre un peu tout de même : rendors-toi, junior, je passe juste l’aspirateur…) !

Numéro 3, qui a pour principe de se faire une bosse ou 3 bleus par jour, en est naturellement couvert. Nous ne sommes presque plus surpris par sa capacité à choper un coin de table chez sa grand-mère (une bonne vieille – que crois-tu lecteur fidèle : je ne me serais pas permis de parler de ma belle-mère ainsi ! – table en bois massif heureusement restée intacte), un mur ou un meuble, de préférence sur l’occiput.

En rentrant de ma course (voir ci-après), je croise les punks qui jouent avec les enfants des voisins… Numéro 3 s’approche du MPPT en riant pour me montrer son ballon… enfin sa bosse s’approche et il arrive un peu après, ballon en main ! Je ne sais pas sur quoi il a freiné mais, à posteriori, c’était avec la tête! Il a une bosse de la taille de la Dôle (pour nos lecteurs Vaudois) ou de la Berra (pour les Fribourgeois)… Je ne vais pas faire le reste des cantons et citer des montagnes, vous voyez un peu saisi l’idée…

Madame n’étant pas au mieux, se couche tôt (vers 22h)… Si j’étais malin et responsable, j’irais aussi. Ma pâte à tresse est en train de lever, la table n’est pas rangée, pas plus que le lave-vaisselle (on est en 2014, ça ne pourrait pas se vider tout seul ces saloperies, depuis le temps ?!), j’ai deux rubriques à écrire, le salon semble avoir ramassé une météorite composée de jouets et d’objets de la vie quotidienne : chaussettes (dépareillées naturellement, nous y reviendrons), une botte, des livres, un DVD, des peluches, des petites voitures, ou en tous cas des morceaux (qui me font penser à une banlieue pourrave, dans laquelle on brûle des voitures tous les weekend, dans laquelle on trouve des voitures à différents états de désossage)…

Numéro 3 se lève vers minuit pour aller au toilette. Je ne sais pas pourquoi, je monte le voir.

Un de ses bobos (croûte dans le dos depuis quelques jours) lui fait mal. Je regarde et il saigne un peu à l’endroit où le pyjama passe et frotte. Spray désinfectant puis pansement et je le recouche. Je vais voir les deux grands pour les recouvrir et fermer les portes des chambres… Ils dorment, ce qui est appréciable et trop rare. Je me dépêche, numéro 4 étant en train de commencer à pleurer…

BTB (Biberon – Tétine – Bisous) et je le laisse dormir. Il ne proteste heureusement pas quand je le laisse…

Bien que fatigué par la course de la journée (Aubonne – Signal de Bougy), je finis par me coucher à 3h du matin… Malgré quelques efforts, il me reste encore une rubrique à écrire et la maison est dans un état qui, bien qu’un peu moins grave que quelques heures avant, ferait toujours décéder un maniaque dans d’affreuses souffrances… Je ne suis heureusement pas maniaque (ou à priori pas pour ça)!

Dimanche nous nous rendons dans la Broye Fribourgeoise pour un marché chez un primeur que mon beau-père aide. Les punks teignent des œufs pour Pâques, font les andouilles, se moquent des cochons laineux (dont nous ne verrons pas le match de foot malheureusement, les punks fatiguent et nous préférons rentrer), mangent du poulet frites (enfin, surtout les frites, le ketchup et la mayonnaise), jouent à la place de jeux, lancent les copeaux de bois de la place de jeux sur d’autres enfants et en dehors de la place de jeux, se font insulter par leur père qui hurle que merde, les autres enfants jouent sans faire les andouilles, eux, et que ça va masser si je les rechope à faire les peintres!!! Puis nous reprenons la route. Dans le MPPT, seule ma fille ne dort pas (moi je ne dors qu’à moitié, devant conduire un peu quand-même… Ma grande ne dormant plus en voiture, je me demande si je ne devrais pas lui apprendre à conduire, malgré ses 7 ans et demi, pour que ça serve à quelque chose!)

Quelques bains plus tard, tout le monde est au lit. Bien que totalement indigne – j’assume ! – je sais aussi un peu calmer le jeu en fin de journée pour que le repas et le coucher se passe avec le moins de crises et heurts possibles… Pas par vocation ou par bonté (faut pas abuser quand-même !), mais simplement parce qu’à l’usage, ça s’est avéré plus efficace.

Reposez-vous, une nouvelle semaine va recommencer !

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