Amis des salons et des expositions, bonsoir !

Cette semaine (enfin la semaine dernière, vu mon retard… Pour lequel, j’implore ton pardon ô lecteur adoré ! Fugit irreparable tempus) Madame a emmené trois des punks (numéro 2, étant à un anniversaire, était dispensé) et une amie de ma fille au cirque… Bien que numéro 4 n’ait pas été super motivé, elle a pu rester quasiment jusqu’à la fin. Enfin… jusqu’à ce que numéro 4 tombe entre deux rangées de sièges…bien qu’il a été arrêté par le filet prévu à cet effet (bien joué le cirque ! Sauf si c’est parce qu’ils en avaient marre d’aller chercher des punks sous les gradins… ce serait de la fainéantise ?!). Numéro 4 s’est aussi distingué durant le cirque par une odeur prenante et attachante,  persistante dirions-nous… Madame finit par se décider à le changer, mais rien, la couche est vierge. C’est pour cette raison qu’elle ne le change pas à nouveau, de retour à la maison, alors qu’il recommence à sentir gravement. Elle n’est pas mère indigne, elle… moi j’aurais fais semblant de ne pas sentir en espérant qu’elle le changerait plus tard (selon la célèbre maxime : ne fais pas maintenant ce que tu peux laisser faire à quelqu’un d’autre plus tard).

Après le repas, et comme l’odeur persiste vraiment cette fois, elle se résigne à le changer… La surprise est de taille ! Junior, toujours très souriant, a pourtant éclaté sa couche, et dans des proportions étonnantes, même pour lui qui a toujours été très doué en explosion et autres bavures : au moment d’enlever son petit chausson, Madame s’aperçoit – un peu tardivement malheureusement – que junior n’a pas simplement débordé de sa couche, il a en plus dégouliné dans son pantalon (juste une jambe), jusqu’à la chaussette et au chausson donc… Quel bonheur ! Junior part pour le bain, Madame se lave les mains et essaie d’oublier la vision d’horreur… Pas d’incident dans le bain, cette fois, contrairement à la semaine précédente (relaté récemment par Madame dans une pâle copie de rubrique du père indigne…), junior garde ses oreilles intactes ainsi que le reste… il est chanceux!

Je me suis toujours demandé si l’on oubliais une partie de ce que nous vivons étant jeune, afin d’éviter la honte et de pouvoir encore se regarder en face… Ou si, plus simplement, junior est heureux, au chaud, dans sa… enfin vous voyez quoi ! En tous cas à voir avec quelle fierté il clame « caca ! », la honte ne doit pas encore trop le gêner!

Samedi nous sommes allés à Genève pour Expo Junior… Entrée assez chère (75.- pour tout le monde), je m’attendais à plus d’activités pour les punks… et pensais en perdre un ou deux… Mais pas moyen de se débarrasser des punks, ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Ils jouent, courent, assistent à des comédies musicales, sautent dans des châteaux gonflables, transpirent et se battent… Nous décidons d’aller manger, numéro 4 commençant à s’impatienter après être resté gentiment assis dans la poussette pendant près de deux heures. Repas gastronomique pour les punks : crêpes au sucre et Churros, que du léger et du bio, tarif spécial salon…

Dans le MPPT, durant le retour, numéro 3 demande : « Je peux aussi avoir un swisscom ? ». Là je dois reconnaitre que j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il cherchait et ai fini par répondre « non, tu es trop jeune pour avoir un chewing-gum »…

Le lendemain, étant un mari incroyable bien que d’une modestie exemplaire, je vais me promener avec les trois grands pendants que Madame se repose et que numéro 4 fait la sieste… En fait elle n’a pas trop dormi du fait du bruit que les trois grands ont fait en regardant un DVD… Quand je dors, ils hurlent et se battent, claquent des portes, mais là cela ne dérange pas Madame! Lorsqu’elle dort, la respiration des petits est trop forte…

Bref nous partons alors que Madame se lève, n’ayant pas dormi… Nous allons vers une boulangerie, les punks en trottinette et moi à pied. Je dois crier pour qu’ils n’essaient pas de se pousser, pour être premier, menacer et finis par instaurer un 1-3-2, ordre de passage des punks. L’ainée devant suivie de numéro 3 puis 2. Comme cela ne semble pas si facile à comprendre je re-menace, re-crie et menace d’aller marcher très très très longtemps, pour qu’ils finissent par se calmer…

Les boulangeries étant toutes fermées le dimanche (certaines personnes devraient profiter de chaque instant et de tous les jours parce que, runtüüütschou, il y a des choses qui vont changer dès que j’arriverais au pouvoir en tant que dictateur !!!), je passe au magasin tout neuf qui a poussé à côté de la gare et achète quelques pains au chocs pour les punks que je complète de compotes emportées à cet effet (le père, indigne peut-être, n’est pas débile pour autant et sait planifier chaque déplacement, avec la planification du serial killer, et la fourberie de l’agent des impôts embusqué avant un contrôle fiscal…).

« Oh nooooooon, pas encore des compotes !!!!! ». Tel le maître Zen, et ayant intégré parfaitement les plus récents manuels de pédo-psychologie, je m’approche de numéro 1, a priori à la tête de la rébellion, et lui dis : « tu manges, sinon il n’y a pas de pain au chocolat et on va marcher jusqu’à l’heure de te coucher, et vous portez les trottes ! », le tout accompagné du regard d’Hannibal Lecter, la scène sur le balcon du Palazzo Vecchio où il demande à l’inspecteur s’il préfère la pendaison avec les tripes à l’intérieur ou à l’extérieur… En tous cas, et bien qu’elle n’ait pas vu le film, elle a dû réaliser que le moment était mal choisi pour me gonfler les parties basses…

Après le goûter, nous repartons, le long de la voie ferrée, eux en trottinette et moi en courant derrière… Je n’ai jamais aimé ce moyen de locomotion qui me paraît trop ridicule, surtout lorsqu’on mesure plus de deux mètres. Gros succès auprès des passants médusés de voir un grand corps, pas malade, courant juste derrière des punks en trotte… Nous faisons une pause à une place de jeux et finissons par rentrer.

Le weekend se termine par un peu de jardinage, taillage de haie et autre distraction. Pendant que les trois plus grands jouent dans le quartier, numéro 4 gazouille autour de moi, avant de commencer à escalader des murets et de se faire renvoyer dans le jardin par votre serviteur qui l’enferme…

Numéro 3 arrive en courant (en fait il court tout le temps, par principe) et me dit : « Auyéyien y est attaché à la balançoi !!! ». Je cours vers la place de jeux de l’immeuble d’à côté. Effectivement numéro 2 est attaché par les ficelles de son pantalon au poteau de la balançoire… Junior est passablement énervé, submergé par ses émotions, à deux doigts de pleurer. Comme il a tiré de toutes ses forces, le nœud est trop serré pour le défaire… Je le calme pendant que je coupe la ficelle avec le sécateur de jardin.

Il repart jouer, et je finis ma haie… Comme numéro 2 est fatigué, qu’il vient de se faire frapper par un des voisins et commence à pleurer, je décide qu’il est temps de les rentrer. Hurlements, pleurs et crises. Le weekend se finit tranquillement par quelques bains et un repas un peu agité du fait de la fatigue.

Une semaine finit et une autre commence, je suis crevé, me couche à 1h du matin… Dormez pour moi, si vous le pouvez !

Bonne fin de weekend!

 

Retour à chronique du père indigne

Laisser un commentaire