Amis des souvenirs et de la nostalgie, bonjour !

Ce weekend, comme Madame l’a raconté dans une rubrique – pâle copie de celle du père indigne naturellement – j’avais un souper de classe… d’une classe de 1982 (eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’étais déjà né en 1982 !). Pour être très franc, je vois de temps à autre un de mes anciens collègues, mais n’aurais probablement pas pu reconnaître les autres.

Après une semaine sur les routes (ou plutôt les rails… quelle expression à la con !) de Suisse, je suis rentré vendredi et ai pu coucher les punks. Samedi matin, préparatifs puis départ pour Fribourg.

Madame a la révision des 4’000 km, enfin un simple détartrage chez le dentiste. Elle me propose de m’occuper des punks en attendant. Aimant les défis et étant très joueur, je décide d’aller manger avec les punks au centre commercial Avry, à Matran… Il faut noter que Madame me pousse à aller faire des choses avec les punks, mais que lorsqu’elle est seule avec eux, elle ne va pas au restaurant !

Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais donc je pose Madame chez le dentiste (enfin devant, j’essaie d’éviter de sortir les punks du MPPT (Le Bus) pour ne pas les perdre, éviter qu’ils blessent quelqu’un, dévastent une ville ou dégoûtent une population d’avoir des enfants) et roule jusqu’à Matran. Le parking est, tel l’étudiant tessinois le weekend, totalement bourré… Je passe et rapace et finis par trouver une place.

Après 38 manœuvres avec 8mm à l’avant et à l’arrière, je parviens à garer le MPPT dans une place qui logerait péniblement une Twingo (ça sert à quoi de faire un parking autour d’un centre commercial, si les places sont trop petites pour se garer !?!) ou un Boguet (il faut accentuer le « ô » et le « et »… ne vous donnez pas la peine, c’est du Fribourgeois, c’est simplement une mobylette…) et me fait repenser (après deux ou trois jurons, naturellement) à une américaine adolescente (177 kg, 1.68 m, 90-90-90 et pareil à l’autre jambe) qui essaierait de rentrer dans un string d’anorexique…

Menaces aux trois plus grands pour les inciter à la prudence, et je sors la poussette, puis junior du Bus… Il me regarde avec tendresse, sourit en plissant le nez et dit : « caca ! »

Non ce n’est pas sa manière d’appeler son père normalement, c’est pour dire qu’il a flingué sa couche… L’odeur semble confirmer la nouvelle. Je me dirige vers les toilettes pour changer numéro 4. Heureusement, la pièce prévue pour changer les enfants est assez spacieuse et personne ne l’occupe. Je fais rentrer tout le monde dans la pièce (qui pue : les couches usagées sont entassées dans une poubelle non fermée…) et commence à changer junior (enfin sa couche, celui-là est encore tout petit, on aurait tendance à le garder), qui n’a naturellement pas rempli sa couche…

Après avoir râlé, et changé la couche tout de même, nous nous dirigeons vers le restaurant. Je réalise que chaque voiture du parking était pleine à ras bord et que tout le monde est au restaurant… Forcément à cette heure-là !

Je trouve une table libre (à ce stade, j’étais prêt à secouer une petite vieille pour l’effrayer afin d’avoir une table et manger…), laisse 1, 3 et 4 seuls et pars avec numéro 2 chercher à manger. Il y a des chariots spéciaux pour porter plusieurs plateaux, ils sont naturellement tous pris et il y a de la queue partout.

Je trouve un desdits chariots prêt d’une table et l’obtient (sans menacer, ni taper personne, simplement en discutant, ne voyez pas le mal partout) et nous partons chercher de quoi manger. 15 minutes de patience plus tard, nous retournons à la table. Je pose les plateaux, avec les légumes, des pâtes, une tranche de pizza et une quiche au fromage et repars en quête d’un siège pour numéro 4 dont la tête est coincé entre sa poussette (à laquelle il est resté attaché) et la table…

Tout le monde est assis et mange. Numéro 4 ne veut rien manger ou goûter, étant fatigué, il n’est pas super ouvert à la découverte et commence à devenir bruyant, jusqu’à ce qu’il repère les petits pois… Junior a une relation privilégiée avec les petits pois qui ne le lui rendent pas ! Il essaie de les manger avec une petite cuillère, puis par poignée (je crains qu’il n’ait pas hérité de la classe paternelle…). Il est possible que quelques petits pois aient même, par mégarde ou par hasard, fini dans sa bouche !

Comme ils ont été sages, j’ai aussi pris 4 branches de chocolat. Numéro 4 est aux anges, il en a des cheveux au pull en passant par partout… Même toutes les serviettes que j’avais prévues à cet effet n’y suffisent pas : je dois utiliser une lingette (réservée normalement à l’autre extrémité de junior) pour qu’il retrouve une couleur à peu près normale.

Ils jouent 5 minutes à la petite place de jeux du restaurant et nous repartons chercher Madame, qui a eu le temps d’acheter des pantalons pour les punks… Le punk aime les pantalons, mais ce qu’il préfère c’est les trous aux genoux : ça aère et il préfère ça.

Madame embarquée, nous allons chez mes parents, où je vais dormir, après mon souper de classe. Je souhaite une bonne nuit aux punks, qui me retournent mes souhaits : « dors bien ! », « Fais de beaux rêves ! », « Rêve de belles punaises ! » (??? Madame m’explique que cela vient du Roi Lion et que ce n’est pas négatif…), et laisse partir ma famille que je retrouverai le lendemain.

J’ai prévu du matériel pour six jours, mon matériel pour aller courir et de quoi lire pendant une semaine… Le souper de classe dure jusqu’à plus d’une heure après la fermeture du restaurant. Mes anciens collègues partent pour aller boire encore, je profite du changement de lieux pour leur fausser compagnie : comme à l’époque, le fait de ne pas boire rend ce genre de soirée un peu longuet…

Retour chez mes parents, je prépare mes affaires pour le cas où je serais assez couillon pour aller courir le lendemain (on a perdu 15C et ils annoncent de la neige) après m’être couché à 3h du matin, tout en étant prêt à 11h quand Madame repasse me prendre.

Du mal à dormir, je finis par y parvenir à 3h30, et me réveille à 8h30… Essaie de me rendormir et, n’y parvenant pas, pars courir à 9h45. Il fait un peu frais, le temps est couvert, mais il n’y a pas de neige. Je fais une séance courte, avec pas mal de relief, sans me faire bouffer par les 17 chiens croisés (deux en laisse, sachant que c’est obligatoire à l’endroit où je cours…), ni me péter la tronche (parcours en forêt pour une bonne partie, avec pas mal de dénivelé et de la mousse… bon si on tombe, on finit 50 mètres plus bas dans la rivière locale – probablement à 3-4 degrés, donc ça motive à rester concentré) et ne suis plus qu’à un kilomètre ou deux de chez mes parents quand il commence à neiger légèrement.

Suite à un message de Madame, je pars en urgence acheter un bouquet de fleurs pour sa maman qui nous reçoit à midi… Je dois déneiger la voiture – première fois cette année ! – et vais rapidos chercher le bouquet en m’amusant à faire les tournants au frein à main… même après 32 ans, on peut rester très jeune dans sa tête !

Je réussis à penser à l’anniversaire de Madame, et le lui souhaite. Je ne lui ai rien offert pour cette année, elle a déjà le privilège de m’avoir…

Nous allons fêter les 28 ans de Madame (et quelques années d’expérience !) chez sa mère. Les punks sentent la neige et sont passablement agités : numéro 3 se fait une nouvelle bosse gigantesque (même pour lui, elle est assez belle !), numéro 4 en ajoute 2 ou 3 à celle de samedi dans la baignoire (là aussi très belle, et pourtant on en a déjà vu quelques-unes !) et ils sont bruyants…

Nous rentrons en terres vaudoises, les punks sont fatigués et le repas et coucher sont un peu tendus.

Nous finissons par les coucher tous (sans armes) et allons nous coucher, à plus de minuit… Les semaines se suivent et se ressemblent !

Alors pour le cas où : dormez, ça peut toujours servir !

Bonne semaine !

 

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