Amis des maladie contagieuses et de la tourista, bonjour !

La semaine a commencé tranquillement, numéro 4 finissant sa gastro, et numéro 3 la commençant…

Mardi matin (très matin… moi j’appelle plutôt ça la nuit d’ailleurs…) 4h45, numéro trois court aux toilettes vomir ses pâtes du repas précédent… Il a naturellement laissé une très belle traînée sur son tapis de jeu (morceaux compris) parvenant tout de même à finir par en mettre un tout petit peu dans les toilettes… forcément, vu la quantité, c’était pas non plus super difficile ! Changement de pyjama et nettoyage rapide, Madame change le lit.

Difficile de me rendormir, mais j’y parviens : je suis encore crevé (étonnant !)…

5h30: j’entends le galop léger suivi des habituelles ouvertures de portes de numéro 3. Je me lève, pensant qu’il était encore en train de décorer l’étage… Mais non, il est simplement aux toilettes. Comme a priori le problème ne vient pas que d’en-haut, je lui change le slip et le bas de pyjama (dans les deux cas dégât total), essaie de lui nettoyer le derrière qui a passablement morflé aussi (il a dû faire il y a un moment, c’est tout collé… j’hésite à prendre une éponge verte pour les casseroles et l’inox, mais comme il est tout rouge, il risque de crier et de réveiller les autres, ce qui serait un drame (deux heures pour les rendormir)… en plus cela impliquerait de descendre un étage pour chercher l’éponge, dans la maison toute froide, bof), le rhabille et le recouche.

Naturellement, je n’arrive pas à me rendormir, mais – pour une fois – numéro 3 non plus… la journée va être longue. Je me lève à 6h pour aller encore m’occuper du derrière de numéro 3 encore une fois (Paaaaaapaaaaaaa, viens méffouiller ! Et dire que la logopédiste ne lui a rien trouvé de grave… encore un job qui va morfler une fois ma dictature établie !) et lis en attendant 6h30 pour que je commence à me préparer. Je suis décalqué, ai les cheveux qui poussent et mal au costume.

La nuit suivante, je suis réveillé à 3h50, sentant que Madame n’est plus là… Elle revient de la chambre de numéro 3 qui est toujours malade du ventre, mais n’a pas vomi cette fois… Il faut savoir varier les plaisirs. J’apprends le lendemain qu’elle y est allée deux fois, la seconde juste parce qu’il voulait un câlin… Elle est sympa, j’aurais pas forcément eu la patience… même si je n’aurais probablement pas été assez clair pour articuler assez d’insultes, junior aurait pris cher. Il me réveille à 6h en allant aux toilettes – encore.

Je le reconduis dans son lit et lui explique qu’il vaudrait mieux pour son derrière qu’il y demeure un peu plus longtemps… Impossible de me rendormir naturellement après ça ! Encore une journée de merde (c’est le cas de le dire) qui débute trop tôt !

Jeudi, Madame a fait de la purée violette… Pour les moins férus d’émissions de télédébilité à la Top Chef, le violet ne s’obtient pas en ajoutant du bleu WC ou du bleu de méthylène, ni du Curaçao (quoi que, cette option devrait permettre de bien dormir si vous servez la purée au dîner… sauf si les punks ont l’alcool mauvais… en fait on a jamais testé !?), mais plus prosaïquement en employant des pommes de terre violettes… Les punks qui prônent, en cuisine, pour un retour aux produits du terroir (le magasin de frites est leur idée du restaurant classe et terroir… pour vous, le magasin de frites est une célèbre chaîne qui commence par Mc et qui finit par Donald) et au classicisme, commentent : AAAAAHHHHH c’est pas bonnnnnn!!! Je ne veux pas manger ! Suite à deux ou trois menaces, ils goûtent et finissent tous leurs assiettes ou en reprennent… Numéro 4 est méconnaissable sous une gangue de purée violette en train de durcir. Comment un petit être aussi sale peut-il émaner d’un père aussi classe, et modeste ?!

Pas passé beaucoup de temps avec les punks cette semaine… Suis rentré plusieurs fois très tard, et ils ont souvent été soit couchés, soit en train de l’être.

Pour couronner cette semaine, samedi, j’ai vraiment fait le père indigne : parti à 13h30 pour voir un pote à Fribourg, je ne rentre qu’à 23h… C’est bon d’être indigne une fois de temps en temps !

Dimanche matin, étant rentré trop tard la veille pour les désormais traditionnelles tresses, je pars avec numéro 3 à pied pour aller acheter du pain. Nous allons dans une boulangerie très chère de Gland… mais elle est fermée !!! Non seulement ils vendent du pain trop cher et ne sont pas ouverts tôt le matin, mais en plus ils sont fermés le dimanche les fainéants !!! Nous marchons jusqu’à une autre boulangerie où j’achète une cuchaule, quatre petits croissants aux céréales et deux pains au sucre. Quasiment 15 balles pour une cuchaule pas terrible, des croissants moyens et qu’une partie de petit déjeuner… Je comprends que les autres boulangeries n’aient pas besoin d’ouvrir le dimanche : avec de tels tarifs, ils doivent pouvoir bosser à mi temps !

L’anniversaire d’une cousine des punks nous fait remonter dans la Broye et occupe notre après-midi. Nous avons pu faire une sieste chacun, après un rapide repas, nous partons et passons quelques heures avec la famille de Madame et les punks jouent avec beaucoup de plaisir, et quasiment sans heurts.

Je renonce à aller courir – pour toi lecteur ! – et travaille sur ma rubrique.

Ok, je devais aller faire du fractionné long, le long de l’autoroute, vers 21h, par 8C, à la frontale… l’idée est qu’avec un hobby qui m’en fait vraiment baver ma race, je suis presque content de m’occuper du vomi de numéro 3, et finalement écrire au chaud dans mon salon n’est pas si mal que ça !

Plus sérieusement, fin de weekend calme, nous partons de la Broye à 17h30 avec numéro 3 qui, bien que crevé, commence tout de suite : tu peux mettre la musique plus fort ? Pourquoi tu vas tout droit ? tu vas tourner à droite ? pourquoi tu n’as pas tourné ? … Bien que d’une patience infinie, j’ai soudain de la sympathie pour les gens qui abandonnent leurs enfants sur une aire d’autoroute… Heureusement, il s’endort avant que je trouve une aire convenable ou décide de le frapper !

Les punks sont en train de finir leur gastro respective, j’ai pu donner deux douches et peigner ma fille, raconter des histoires et en coucher un ou deux… on ne peut pas être partout !

Bonne semaine et surtout reposez-vous, vous avez l’air fatigué !

 

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