Amis de la puériculture et des maladies tropicales, bonsoir !

France Info, que j’écoutais dans le MPPT (Le Bus), annonçait vendredi que le niveau d’épidémie était atteint pour la gastro…

Je tiens à éclaircir tout de suite quelques points : oui, suite à quelques rubriques dans lesquelles je parlais des tresses que je fais de temps à autre pour les punks (et leurs parents d’ailleurs), quelqu’un m’a demandé la recette… mais le temps entre la divulgation de la recette et le déclenchement de l’épidémie me met totalement hors de cause !!! Il faut arrêter de croire que ma cuisine puisse être dangereuse : mes quatre enfants ont survécu… pour le moment.

Je tenais à mettre tout de suite les choses au point pour que cette année débute sur de bonnes bases, sans suspicion…

Plus que quelques jours avant de changer de boulot, les punks sont naturellement un peu plus tendus, sentant probablement qu’il y a du changement dans l’air… et le punk n’est pas très ouvert au changement.

Jeudi soir, pour me détendre et oublier que je n’ai pas beaucoup dormi cette semaine, j’ai voulu aller courir… Pluie battante, je me dis que je suis un homme, un vrai, et que rien ne m’arrête. Sur conseil de madame, fort bien inspirée comme souvent, je passe une couche étanche par-dessus ma couche thermique… il fait 6 degrés en plus de pleuvoir !

Vendredi, lors de la promenade, numéro 3 s’assied sur le trottoir, les jambes sur la route… Madame se précipite et lui demande d’enlever ses jambes en lui demandant ce qu’il fait… Il répond calmement : « fomidabe ». Stromae avec son clip à la c… a failli coûter deux jambes à junior. Les enfants ne comprennent vraiment rien !

Comme souvent, je pars en début de soirée (enfin début de soirée « famille nombreuse » ) à 20H47, après avoir couché les punks. Je ne sens pas trop mes doigts, ma frontale éclaire la pluie battante qui m’éblouit, je me pèle les parties basses (normale en même temps, je suis en shorts), mais ça pourrait être pire. Je me répète que j’ai déjà fait plus con, même si je manque de conviction pour cette fois. Je suis un parcours connu, qui descend un peu au début dans les champs et remonte dans les vignes et petits villages avec vue sur le lac…

Dans la descente, la route est sous 4-5 centimètres d’eau ruisselante, et je m’aperçois qu’il ne fait pas assez froid, ou que je ne me suis pas cogné assez fort au pied de la cochonnerie de chaise en bois massif TripTrap de numéro 2 pour que je ne sente pas l’eau qui trempe mes chaussettes et orteils. En terme de vue sur le lac, je ne vois qu’un rideau de pluie, à travers lequel une petite brume monte à deux mètres devant moi… Personne dehors, quasiment pas de voitures sur les routes, à priori personne n’a jugé bon d’être aussi taré que moi !

Avantage de ce genre de hobby : on apprécie vraiment quand c’est fini et on est content d’aller travailler ou de rester à la maison, même si cela implique d’affronter les punks !

Vendredi sans histoire, je prépare des tresses, les laisse lever pendant que je vais au sport et me couche à plus d’une heure du matin : inutile d’essayer de prendre de bonnes habitudes…

Petit déjeuner sans histoire (tresses, tartines, hurlements, pleurs, céréales dans tout le salon, menaces, rappels à l’ordre et punks qui boudent… les punks ne se lèvent pas tard, mais ne sont malgré tout pas du matin… ni du soir d’ailleurs, vu l’humeur en fin de journée !?) et nous partons pour les aérer au musée Olympique à Lausanne… Nous sommes toujours joueurs !

La visite aurait sans doute été intéressante s’il n’avait pas fallu  (et ce malgré des indications avant visite très claires…) : courir après numéro 4, qui ne souhaitait pas rester dans sa poussette et qui ne manifeste pas d’intérêt pour le sens de la visite, décoller les trois autres de chaque écran qu’ils ont croisé, empêcher les trois grands de pousser ou bousculer les autres enfants ou adultes qui ont l’outrecuidance d’occuper les écrans ou jeux disponibles, empêcher numéro 3 d’escalader un promontoire pour piquer une petite voiture à l’effigie des JO d’Albertville, reprendre numéro 3 qui a déclenché une alarme en touchant le vélo de course avec un panneau rouge « défense de toucher, alarme », faire redescendre les trois grands de la sculpture Swatch de 3 mètres de haut qu’ils ont pris pour une place de jeux (là je ne peux pas leurs donner tort et trouve que c’eût été un bien meilleur emploi pour ce tas de métal formé en anneaux), sprinter (sur la piste pour) sans jurer – ou si peu – pour rattraper numéro 4 qui part en courant (très rapide malgré sa petite taille) et rigolant vers des marches (madame et avec des talons) et rattraper numéro 3 qui n’a pas voulu nous attendre et part en courant vers la voiture…

Très beau musée, et si vous n’avez pas plus de sept enfants, seuls les adultes paient… Là c’est gratuit jusqu’au 24, suite à la rénovation. Réfléchissez-y… (je voulais dire à aller au musée avant le 24, faire 7 enfants, il faut de toute façon pas trop réfléchir et être un peu secoué…).

Nous repartons, passons chercher du chinois que nous ramenons à la maison : manger avec 4 punks dans un restaurant reste un défi que nous préférons ne pas tenter trop souvent…

Nous avons pu faire une demie sieste, histoire de mieux supporter les râleurs (ça doit venir du côté de leur mère, je suppose), pris les temps de refaire des shampoings pour ceux qui ont à nouveau (ou encore) des poux et fais quelques courses… le weekend se termine, une nouvelle semaine va débuter, lequel sera le premier à choper la gastro ?

Dormez, si vous le pouvez !

Bonne semaine!

 

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One thought on “14 – Ca recommence…

  1. Eh, père indigne, essaie d’être un peu plus positif. Cette semaine les poux vont s’envoler et la gastro passer à côté de ta maison, des tiens, de toi !
    Et arrête de critiquer ta femme. Elle est pas râleuse, mais bonne argumentatrice !

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