Amis des cadeaux et des boules de neige (ou d’herbe), bonsoir !

Suite à une rubrique récente, des commentaires sont apparus, inspirés par une évidente jalousie et une rancune envers les mâles, débattant du fait que je faisais une tresse pour la première fois, en profitant pour se gausser de manière éhontée… je tiens à apporter un petit rectificatif…

J’ai fait plus de 14 tresses pendant ces deux semaines de vacances (il vaut mieux avoir les punks en photo qu’en pension, surtout au petit déjeuner… le punk est bruyant, caractériel et bouffe comme l’équipe des All Blacks, avec remplaçants et quelques supporters, qui rentrerait d’une semaine de régime…), sans décès ou intoxication alimentaire, à ma connaissance… en tout cas rien qui ne soit prouvé ! Alors c’était peut-être ma première tresse, mais j’apprends vite et suis prêt à faire largement ma part, contrairement à d’autres pères qui choisissent la solution de facilité, ou démissionnent simplement… Donc un peu facile de critiquer ! Je referme cette parenthèse importante car, tout lecteur que tu es, tu as aussi droit à la vérité, merde à la fin !

THE tresse

 

Nous nous préparons pour le départ à la montagne de manière traditionnelle : madame fait une liste de tout ce dont nous aurons ou pourrions avoir besoin, prépare les habits des punks, leurs sacs ainsi que le nécessaire pour emmener dormir deux jours avec toute l’équipe. Je m’occupe du plus délicat…

Je dois donc faire mon sac, tout seul, moi-même, sans aide, et dois aussi préparer deux tresses pour le brunch du 1er janvier. Ne reste qu’à charger le bus (ce que fera madame, prétextant – faussement – que je suis très légèrement en retard… j’ai déjà presque tout fait…), et partir pour le valais ou nous devons retrouver la famille du parrain de ma fille pour aller manger une pizza avant de poursuivre notre périple.

Pizzeria à Monthey, nous y arrivons avec six enfants… La serveuse nous annonce qu’il n’y a que des pizzas et de la viande au menu… Numéro 3, faisant montre d’une éducation sans faille, hurle : « NON ! Je veux des pâtes !!! ». Nous le calmons, sans violence (c’est les vacances)…

Repas typique : nous commandons pour tout le monde, ma fille ne mange que la moitié de son assiette, numéro 2 et 3 se provoquent et se donnent des coups de pied sous la table; en fin de repas, numéro 4 va regarder les tables des autres convives en faisant les divers bruits indiquant qu’il souhaite qu’on lui donne à manger, pendant que numéro 3 court partout et hurle une ou deux fois… Les femmes sont envoyées à la place de jeux avec les punks pendant que nous payons.

Nous arrivons au chalet des copains où nous allons dormir (si tout va bien, mais il ne faut pas sous-estimer les punks) et réveillonner. La vue est superbe, nous déchargeons 5 mètres-cube de matériel divers et varié, dont nous n’allons employer que 10%.

Soirée sympathique, nous faisons durer les punks beaucoup plus tard que d’habitude, les laissant regarder un DVD pour qu’ils restent calmes… Nous couchons les trois grands dans une seule chambre; j’ai dû endormir numéro 4 un peu plus tôt, il n’aime pas le lit de voyage et a lutté près d’une demi-heure !

Et là, c’est le drame ! Ma fille m’appelle et se plaint que son petit frère ronfle… Je la calme et lui dis de dormir vite, les deux autres dormant déjà, le réveil sera matinal… Numéro 4 se réveille et fera un bon 23h – 3h du mat en assez bonne forme… Il devrait dormir dans notre chambre, s’il décide de dormir, le petit effronté !

Nous nous couchons après 1h, avec numéro 4 qui fait le zouave dans sont lit. Nuit en morse (…—….—) et réveil à 6h50 en entendant les punks qui commencent à faire les andouilles. J’ai pitié de madame, qui aime dormir (moi pas, je dormirai quand je serai mort…), me lève et occupe un peu les trois grands un moment. Puis vers 8h, je descends avec eux pour commencer le petit déjeuner…

Je sais, nous avons brunch, mais s’ils ne déjeunent pas, ils sont encore plus bruyants et peuvent s’entre-dévorer avant midi… Et pendant qu’ils mangent, ils ne se tapent pas toujours dessus.

Madame me rejoint avec numéro 4. Nos amis se réveillent et nous rejoignent. On envoie les petits un moment s’ébrouer dans la neige (pour avoir un moment de tranquillité) et nous faisons le tour du village pendant ce temps.

Nous brunchons (nos amis font une mention spéciale pour ma tresse… nah !) et rechargeons le bus… Les punks sont fatigués (forcément, ils se sont couchés tard et réveillés trop tôt), et l’ambiance est un peu chaude : crises et pleurs. Nous chargeons tout le monde et prenons congé de nos hôtes.

En route pour le canton de Fribourg, et un passage chez mes parents où nous devions dormir. Nous décidons de passer cette étape et de rentrer directement après la soirée du 1er chez la marraine de madame : nous ne sommes pas très motivés à repasser une nuit avec numéro 4 dans le lit de voyage, et la logistique pour une nuit est assez pesante.

Les punks profitent tous du trajet pour faire la sieste, donc le trajet se fait dans le calme. Madame peut se reposer aussi un peu, ce qui ne fait pas de mal. Goûter chez mes parents et nous repartons pour la Broye.

Beaucoup de monde, plein d’enfants, des grands-parents submergés, des parents contents de se revoir, des cousins, cousines et conjoints, une bonne soirée. Les punks montrent des signes de fatigue et sont un peu plus fragiles que d’habitude.

Nous rentrons assez tard à la maison, les trois garçons ont dormi un peu dans le MPPT (Multiple Purpose Punk Transporter) durant le retour… Un peu tendus quand on les réveille pour les mettre dans leurs lits, mais ils ne font pas d’histoire. Nous sommes assez fiers des punks qui se sont plutôt bien adaptés aux quelques jours écoulés.

La dernière semaine de mes vacances se passe plutôt pas mal avec des réveils après 8h15 chaque matin… les punks sont magnanimes !

Bien que j’adore certains collègues, c’est tout de même à reculons que je reprends le train pour retourner au travail… Seule consolation, c’est le dernier mois avant de changer de job, donc ça devrait passer vite !

Bonne semaine et dormez pour moi !

 

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