Amis du weekend et de la sieste, bonsoir !

Ce weekend, madame avait une sortie avec son blog samedi soir. Comme tout bon mari, je me suis spontanément proposé de garder les punks, avec le sourire…

Ok, j’avais fait 2-3 sorties ou courses à pied précédemment, et bien que nous ne tenons pas de compte, il est possible qu’elle avait encore droit à une sortie.

Bon elle devait partir longtemps, dès 18h10, me laissant un repas et le coucher des monstres… seul ! En réponse à son air inquiet (elle imagine déjà les enfants, avec numéros trois et quatre endormis comme leur père, devant la télé, devant un film d’action, sur le canapé, pas changés, sales et entourés de cannettes de bière et de restes de chips), je lui dis que je vais m’en sortir sans problème – facile, pffff, eheheh – et lui dit que je ferai une tresse pour le petit déjeuner, tel John Mc Cain (Bruce Willis pour les non-cinéphiles) qui à déjà vu plusieurs conflits, abattu des dizaines de criminels dangereux et sauvé le monde plusieurs fois (style, je suis un homme, un vrai, je n’ai pas peur de 4 punks et encore moins de les garder… si une femme peut le faire, je vais le faire facilement!)…

Samedi sieste le matin, puis courses avec numéro 3… L’asseoir dans le chariot (oui, c’est pour 15kg max, mais pas le choix et jusqu’à maintenant je ne l’ai jamais renversé, même pas volontairement…) me coûte une vertèbre, mais il est content, surtout quand je cours dans le parking… j’espère qu’il va se lasser avant de peser 60kg, ou dans les 3 ans qui viennent : je ne me vois pas faire ce genre d’exercice encore très longtemps ! En une heure, je dépense le budget d’un pays sous-développé, avec les habituelles frasques de numéro 3 : dès que je m’éloigne du chariot, soit il chante, soit il fait des bruits inqualifiables, soit il drague (bonyour Madammmmmme !) ou fait la barrière aux autres condamnés aux courses avec son bras…

Après, deux ou trois courses épiques dans le parking qui commencent immanquablement par l’habituel : « bon, on ne court pas ! », et un éclat de rire de junior qui ne peut pas se retenir !

Retour à la maison, avec un passage devant le garage de voitures d’occasion local (naturellement celui qui a des Ferrari et Porsche en vitrine) pour que junior soit content. Il se plaint d’être malade et fatigué. Après moins de 15 minutes de MPPT, plus de question ! Mauvais signe et bonne nouvelle : il s’est endormi, mais ne va pas vomir ! Il se réveille à la maison sans trop de mal et sans être totalement décalqué.

Comme il n’y a pas grand chose de prêt pour le repas du soir, je me mets à préparer un repas très technique (contrairement à certains collègues, je ne suis pas un fan de Top Chef ou autre show à deux balles) : röschti et carottes cuites, complétées par des sandwich salami ou fromage… la classe ! Je doute que Girardet ne faisait que de la gastronomie à la maison tous les jours !!!

Numéro 4 montre des signes urgents de fatigue… il est en détresse, a le regard dans le vague et ne rigole plus. Comme il se frotte les yeux et mets les doigts dans les oreilles, j’accélère les manœuvres : biberon et passage au stand, c’est dans une couche toute propre que je pose junior dans son lit, quasiment sans rien oublier de sa tenue nocturne, à 19h30… Je sens que le réveil va piquer !

Je rappelle à 1 et 2 qu’il faut qu’ils soient en pyjama, et avec des dents propres, cinq minutes plus tard lorsque je monterais les voir et vais changer numéro 3. Malgré mon statut de surhomme, je me contente de lire une histoire aux trois grands, et les couche.

Pétri de bonnes intentions, je commence à préparer la tresse promise, en suivant la recette dans un livre plus vieux que moi. Ils n’avaient pas précisé que le lait devait être tiède, et ça veut dire quoi verser le beurre en flocons ?!?! Heureusement que l’auteur est inconnu ou décédé depuis longtemps, sinon je l’ajouterais sur ma liste de mes futures victimes en tant que dictateur en chef…

Il n’a fallu remonter qu’une fois pour rappeler à ma fille et mon grand garçon que quand je les couche à 20h, ce n’était pas pour qu’ils soient toujours debout à 21h, merde, et que si je dois remonter ça va masser grave (je n’ai plus besoin d’expliquer masser, l’ayant déjà fait, mais numéro 2 me demande pourquoi « grave », le petit effronté !) !

Téléphone à mes parents pour une update rapide avec prise de nouvelles du clan, abrégé par la remise à l’ordre des grands (ci-dessus).

Remarque générale à tout parent ou futur parent qui souhaite construire : évitez d’avoir plusieurs étages ou demi-niveaux à la con dans votre projet… vous me remercierez plus tard !

En téléphonant à mes parents, je m’approche du poêle pour tenter de faire fondre mon beurre (celui de la tresse), sans cramer ou laisser tomber le téléphone dans la mixture… J’ajoute les derniers composants de la recette, pétris à la main… jure un peu (les enfants sont couchés), salis la moitié de la cuisine, ajoute de la farine et finis par parvenir à décoller de mes doigts la mixture gluante… qui doit encore reposer avant de cuire.

Je mange un peu, range un peu et me colle devant un film, comme tout adulte responsable, au lieu de ranger la table, vider le lave-vaisselle et nettoyer la cuisine.

Suite à un WhatsApp de madame m’annonçant son départ de Fribourg, je fais une nouvelle fois ce que tout adulte responsable ferait : je traine encore une demi heure avant de m’y mettre!

Madame arrive alors que ma tresse est cuite, ressemblant plus ou moins à une vraie tresse, le lave-vaisselle tourne en silence et la cuisine n’est pas totalement explosée… Le matos pour le petit déj est sorti, la table propre, prêt pour une nouvelle journée de folie !

Nous nous couchons tard, après 1h30, en nous disant qu’avec un peu de chance, nous dormirions jusqu’à 10h le lendemain…

Ahahahahahaha!!!!!!Bon sérieusement, nous ne nous attendions pas à faire la grasse matinée, mais le réveil de numéro 4 à 6h15 nous a laminés. J’ai les cheveux qui poussent, des nausées et me demande si j’ai la bonne taille de pantalon et de tee-shirt… Madame n’en mène pas large non plus : autant pour l’égalité des sexes !

Matinée avec sieste pour moi, pendant que numéro 4 récupère… on devrait le garder éveillé pour le faire payer, mais ce serait trop bruyant pour nous… Nous choisissons la solution de facilité. Au passage, numéro 4 doit être en train de choper des dents en plus : ne me demandez pas pour quelle raison c’est lié, mais il semble que s’il a les parties basses quasiment à vif, c’est à cause de sa bouche… encore un truc de pédiatre !

Avant d’aller dormir (sieste d’une heure si tout va bien), pour me détendre, je prépare un gratin dauphinois (enfin Savoyard, je ne saurais même pas montrer où se situe le Dauphiné sur la carte) pendant que madame prépare une soupe et d’autres victuailles pour le repas des fauves qui légument devant un DVD (après moult protestations quant au choix du film… j’aurais bien mis un Mission Impossible ou un épisode de Prison Break (je n’ai qu’en version allemande…), pour changer et leur clouer le bec, mais madame n’a pas d’humour et me l’aurait fait payer…) . Je monte me coucher et, après une heure, ne me réveille pas plus frais.

Repas relativement calme, puis je laisse madame aller se reposer, malgré les hurlements des punks qui ne souhaitent pas tellement coopérer pour le rangement de la maison.

Après bien des menaces et quelques punitions, une seule chambre semble moins dérangée, et madame colle les garçons, pendant que je passe à l’atelier catéchisme pour ma nana… Habiter un canton païen nous condamne à enseigner la première année de caté à nos enfants. Bricolage et lecture, un bon moment avec numéro 1 qui apprécie ces moments.

Quatre bains (une seule inondation !) et un repas plus tard, les punks sont en phase calme… donc au lit depuis plus d’une heure, probablement le calme avant la tempête ! Minuit passé, techniquement une nouvelle semaine vient de commencer…

Je ne m’attarde pas sur le dîner, dimanche soir, avec la fatigue et les habituelles menaces et hurlements, et numéro 3 qui décide qu’il ne veut pas manger grand-chose… Il se plaint du ventre (comme si on ne nous l’avait jamais fait le coup du mal au ventre !) et devant sa mine déconfite et un teint un peu jaune, nous finissons par le libérer de table, pas par pitié (nous avons quatre punks, tout de même, nous n’avons plus de pitié depuis longtemps !), mais pour qu’il arrête de se plaindre. Il va mieux quand il monte dans sa chambre jouer. Il redescend partiellement les escaliers pour nous dire qu’il est pas bien et je le renvoie dans ses appartements, convaincu qu’il feint… jusqu’à ce que je l’entende vomir ! Etonnamment : il a visé les toilettes et non le milieu de sa chambre comme d’habitude. Je ne m’y attarde pas, car une semaine sans malade, ni vomi, ce n’est pas vraiment une semaine traditionnelle pour une famille avec 4 punks.

Bonne semaine et profitez de vos nuits!

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