Amis de la locution latine et de la grasse matinée, bonsoir!

Après avoir commencé la semaine par 3h30 de sommeil (un peu à cause de mes rares lecteurs, composés d’amis ou d’insomniaques las de regarder chasse et pêche, d’une semaine calme, ou presque, et d’un manque patent d’inspiration), je rentre me promettant que, ce soir c’est sûr, je me couche tôt, tout de suite après le sport, quoi qu’il arrive !

Je n’ai toujours pas publié de rubrique et rame encore un peu à faire quelque chose de pas trop insipide… Je n’ai jamais été super doué pour me coucher tôt et dois encore faire mille choses probablement nécessaires. Je me couche lundi soir à plus d’une heure, pensant avoir quasiment 4h30 de répit… Hehehe ! très drôle…

3h45.

Ma nana pleure en entrant dans la chambre, se plaignant de maux de gorge.

Père de 4 punks, je suis endurci comme un tueur à gages de la mafia calabraise, totalement insensible à leurs plaintes et jérémiades, ne me laissant jamais amadouer ou attendrir… impitoyable !

Ok, je me lève tout de suite, c’est tout de même ma petite nana et je craque totalement pour elle, comme pour les autres malheureusement (ce serait probablement bon d’en n’avoir rien à battre de temps à autre, mais je n’ai pas ce privilège) !

Une cuillère de miel plus tard, elle est dans son lit et je lui caresse les cheveux avant de redescendre me coucher. C’est probablement à cause de la fatigue que je n’ai pas tout de suite percuté… Elle m’a paru très chaude et avait froid… Je me recouche, crevé, mais naturellement plus possible de fermer l’œil. Me rendors vers 4h30, pour me réveiller à 5h45: impression de ne pas avoir dormi, dents qui poussent et mal un peu partout, surtout aux cheveux, drap tatoué sur la tête… la journée commence bien ! J’ai beau me dire que je dormirai quand je serai mort, ça pique…

Il fait froid, toujours nuit (normal, le soleil n’est pas assez con pour se lever si tôt, lui !), les CFF, qui ne manquent pas d’humour dans les meilleurs moments, annoncent 7 minutes de retard, mais à cette heure-là, je les maudis profondément et me jure que, dès que je serais promu dictateur de la Suisse, je procéderais à quelques exécutions sommaires, ils ne perdent rien pour attendre les chiens galeux ! Pendant qu’on y est… je vous parle de mes copains de la météo??? Ma météo, ce splendide matin, annonce une probabilité de pluie de moins de 5% et moins d’un millimètre de précipitations – s’il pleut.  Alors que je suis en train de ruiner une paire de chaussures à semelles cuirs, qui coûtent la peau du bas du dos, dans les flaques en attendant le train sous la pluie (injuriant intérieurement toute une génération d’employés de la régie fédérale)… Je sais, ce n’est pas une science, mais je suis tout de même impatient qu’ils commencent à mieux peser le risque inhérent à leur fonction et à faire des prédictions de merde, ce qui arrivera dès mon intronisation comme dictateur !

Dans la matinée, ma femme me confirme que ma fille a largement dépassé les 38°C et est restée à la maison où elle se plaint… Comme elle frôle les 40°C, bien qu’étant des parents aguerris, on commence à regarder de plus près et ma femme administre une dose régulière d’Algifor pour garder la fièvre à un niveau acceptable. C’est durant la journée, alors que ma fille se gratte la tête, qu’elle scrute le chevelu de mademoiselle pour y découvrir une famille, enfin plutôt une génération de poux !

Passage en pharmacie, nettoyage de tous les textiles touchés récemment par ma fille, shampoing et peigne, examen approfondi de numéro 2,3 et 4, ainsi que le père à son retour, doudou au congel… Crise de numéro 1 qui est malade et privée de doudou (techniquement, c’est le doudou 2 sur 3, le premier a été délaissé lorsque le deuxième a été acheté, et le troisième est moins doux ou pas de la bonne couleur… le caractère doit venir du côté de la mère…).

La nuit n’est pas longue, mais sans réveil punkiste, ce qui est un soulagement. Je vais tôt au travail, ayant pris congé l’après-midi pour que madame aille à un cocktail en rapport avec les associations familiales. Je pars du boulot à 15h, sous les remarques moqueuses de certains collègues : « profite bien de ton quart de journée ! » – mesquin !

Un quart de journée classique : deux bains (3 et 4), un repas en hurlant et menaçant, deux histoires et un biberon, tout le monde dort lorsque madame rentre… Ca arrive, mais il faut reconnaître que ce n’est pas forcément la règle…

Jeudi, ma fille commence à aller mieux et reprend le chemin de l’école. A mon retour, pas trop tôt, numéro 2 a insulté sa mère et s’est déjà fait punir, 3 est épuisé et tout le monde fait pas mal de bruit jusqu’au coucher.

Vendredi numéro 3 est à plus de 38°C, ne se plaint pas trop et continue à vivre normalement (râles, provocations envers son grand frère ou sa sœur ainsi que ses parents, crises diverses), contrairement à ma fille qui est à l’article de la mort dès lors qu’elle dépasse 37.2C. Après une semaine presque normale, je m’attends à un weekend de trêve… Ce qui est mal connaître les punks : le punk lutte jusqu’au bout, et meurt l’arme à la main, sans céder un pouce de terrain, tel le combattant japonais qui poursuit le combat 10 ans après la fin du conflit, seul sur son île.

Donc samedi nous sommes épuisés, sur les rotules, à bout… Petit déjeuner et décision d’abandon : nous couchons numéro 4 et mettons un DVD pour nous débarrasser des trois autres… Parfois ça marche, mais pas cette fois ! Je me relève pour aller voir junior qui manifeste, alors qu’il fait normalement une sieste de plus de deux heures, et suis contraint de faire une pause au stand : junior a flingué sa couche.

Il est crevé, je le recouche, mais l’instinct paternel fait que je ne me recouche pas tout de suite, malgré la fatigue. Je descends lire, ranger le lave-vaisselle et m’amuser à ranger un peu… Et remonte revoir junior. Sur le moment, je me dis que c’est le reste de l’odeur de tout à l’heure, mais non ! La couche a pris chère, ainsi que le body tout propre, sans doute par solidarité. Le samedi va être long…

Au réveil de madame, nous changeons de quart : je sieste, elle punk-sit.

Au réveil, les nouvelles me rattrapent : numéro 3 a fermé ses stores et s’est couché… une sieste volontaire pour un punk, ça pue les ennuis ! Nous décidons que je vais aller manger au restaurant avec les deux grands et faire les courses, pendant que madame gère numéro 4 et essaie de redonner un air de logement décent à notre maison… elle aime les défis !

Fin de journée assez chaud, entre maladie et fatigue, avec pas mal de tension. Madame est de sortie ce soir, avec un départ avant le repas… J’hésite à lui faire une blague WhatsApp vers 21h, style : « m’ont trop gonflé, j’ai renoncé à les coucher et ils regardent la télé en finissant le Porto, histoire qu’ils dorment plus vite! » mais ma femme ne comprend pas toujours mon humour, et je suis trop fatigué pour être vraiment drôle.

Les punks sont couchés assez tôt, très fatigués encore de la semaine, et ne font pas d’histoire… J’aurais dû me méfier, je les connais un peu!

Dimanche 6h45, numéro 3 débarque, sans fièvre et sans raison. Il a pris soin, auparavant de monter voir numéro 2 (qui dormait pour une fois), et de laisser tout allumé en chemin… Je monte éteindre et recoucher numéro 2, qui se relève dès que je suis de retour au lit et rallume dans le couloir. Je n’ai pas le courage de vérifier à ce moment-là, mais je reste convaincu que les punks ont installé un système de détection sous notre lit pour frapper au pire instant possible…

Reremonte et le rerecouche (avec menace de sanction onusienne s’il rebouge ou rallume), redescends en marmonnant « rutudjudenuntudchu » et me rerecouche, en essayant de ne pas peser trop lourd sur le matelas, pour prendre en traitre le système de détection de présence…

Journée sans surprise, visite en terre fribourgeoise et retour sans drame. Deux bains, pour commencer la semaine en propreté, à défaut d’être reposé.

J’ai commencé ma rubrique samedi, ce qui est fourbe, mais devrait me permettre de dormir avant minuit : quelle que soit la semaine qui m’attend, je voudrais être prêt !

Bonne semaine et bonne nuit !

 

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