Jeudi ma femme me WhatsApp une photo de numéro 2 endormi sur le canapé… Normalement pour qu’il dorme, il faut soit le menacer, soit qu’il soit malade. La préparation du weekend commence bien! Comme cela fait une bonne semaine qu’il dort mal et se réveille souvent vers les 6h30, je me dis que cela va passer rapidement.

Lorsque je rentre, il est encore sur le canapé, bouillant (38.9° C). Le temps que j’enlève mes chaussures, il vomit – je ne précise pas qu’il vomit sur le canapé, les coussins, la couverture tricotée par sa grand-mère et partout sur lui, ceux qui connaissent mon fils savent qu’il fait les choses à fond – et va (un peu tard à mon goût) au toilette pour le cas où…

Je me change (je recommande d’ailleurs aux futurs pères de garder des habits de sans-abris que vous auriez pu aider ou d’acquérir une combinaison de garagiste, ou de peintre, pour porter tous les jours… le punk, tel le pangolin pré-pubère à l’état sauvage, ne peut laisser un endroit propre lorsqu’il le quitte, c’est dans sa nature…), et monte laver mon fils qui, bien que l’eau soit bien chaude, tremble de froid parmi les effluves de vomi.

Il s’endort en 14 secondes. C’est beau un punk qui dort (tout ce qui est rare est beau)!

Vendredi, rien à signaler. Les deux semaines de vacances ont été assez rudes pour madame que les punks, très joueurs, ont passablement testée, mais qui s’est glorieusement défendue (probable source de la pugnacité des punks) . Petit mot de madame: « prévoir un taux d’occupation des journées proche de 100% équivaut à de l’instinct de survie. »

Samedi, le petit déjeuner se passe sans trop d’accrochages, malgré un début pénible  (je quitte la table un moment (en y laissant ma femme) pour que les punks se calment, pour me calmer ou pour éviter de hurler plus). Au moment de libérer junior, je m’aperçois que sa couche, son body et son pyjama ont pris très cher… sans me rendre réellement compte à quel point! Je monte donc numéro 4 qui, bien que protestant un peu, finit dans le bain. Pendant qu’il trempe, et tout en surveillant d’un œil « puduc » qui a retrouvé un derrière rose (et rouge) et une bonne odeur de savon, je parviens à déloger les restes de ses derniers repas de son pyjama… Etre père peut être très glamour parfois !

N’ayant succombé ni à l’odeur, ni à la noyade (junior dans une baignoire, même avec peu d’eau, peut inonder l’équivalent de la superficie d’un terrain de football… ce n’est pas un talent particulier, tout punk digne de ce nom peut s’avérer plus dangereux que l’ouragan Katerina, lorsqu’il est immergé dans un liquide), je redescends après avoir crémé et habillé junior.

Nous avions acheté sur internet deux entrées adultes et deux enfants pour faire de l’accro-branche… Samedi donc, la marraine d’un de mes fils (et de loin la personne qui a le plus gardé les punks) vient prendre en charge les deux plus jeunes. Nous partons pour le Signal de Bougy, malgré le parking devenu payant (c’est moche pour une coopérative).

Deuxième petit bonheur, après le parking, même notre ainée ne peut aller sur les parcours pour les grands (alors qu’elle fait une tête de plus que les nanas de son âge) et nous sommes contraints de regarder depuis le plancher des vaches nos petits évoluer à plus de 2 mètres du sol… (je compatis maintenant avec les gens de petite taille qui me regardent par en-dessous et ont mal à la nuque (nb : si les punks sont très grands, c’est aussi grâce à moi…). Après 3 heures la tête en l’air, nos cous en ont pris un (coup – humour!)). Je supervise les premiers parcours des punks pendant que madame se charge de revendre les billets adultes devenus inutiles.

Les deux grands font les trois premiers parcours et ma fille insiste pour tenter le parcours supérieur, réservé aux 6 ans et plus (5.- supplémentaires, il n’y a pas de petits profits!)… Elle me semble très petite à près de 7m du sol… Elle passe les 80% du parcours, puis commence à avoir peur et pleure… Je l’aide du mieux que je peux, depuis le sol, personne n’étant en vue, et n’étant moi-même pas équipé. Difficile sentiment d’impuissance ! Elle passe cette difficulté et refait des parcours plus faciles, très à l’aise. Au moment de faire le dernier parcours, elle veut refaire le plus dur et se lance avec courage. Même parcours, même résultat : vers la fin elle craque et se remet à pleurer. Je la guide le plus lentement possible vers la fin du parcours et la rassure, de retour sur la terre ferme !

Nous mangeons au restaurant (mais pas sur place, on préfère donner à une autre coopérative) et rentrons retrouver les autres punks. Je pars faire des courses avec numéro 2, avec les jeux habituels (lui faire retenir les codes des marchandises à peser, retenir le prix ou le poids de certains articles…) et nous rentrons manger et coucher les punks.

Dimanche matin, grâce à un orage, nous sommes réveillés à 5h45 (heure d’hiver) par les trois grands qui ont peur… on les renvoie au lit après ces quelques coups de tonnerre matinaux, ou au moins dans leurs chambres (un peu vertement, il faut dire : les parents ont de l’humour entre 8h et 20h, moins au-delà…) avec la promesse qu’ils ne feront pas de bruit… (Tout parent sait qu’ils vont faire du bruit, mais garde le secret espoir qu’ils resteront tranquilles…)

Nous somnolons vaguement et finissons par nous lever. Après une brève sieste après le petit déjeuner, j’emmène numéro 3, qui n’a pas pu venir pour l’accro-branche(trop jeune, bien que 20cm plus grand que les punks de son âge), au cinéma pour la première fois. Il a du mal à tenir toute la séance, mais adore l’escargot nucléaire « Turbo ». Nous mangeons au Magasin de Frites (Mc Do pour les intimes), et rentrons.

Au tour de madame de dormir… Je lance le désormais habituel « rangement de la maison du dimanche ». Malgré l’enthousiasme, la maison retrouve presque un air rangé. On devrait prendre une photo de ces moments qui ne durent malheureusement pas.

Pour que le ménage avance, et pour finir d’user les punks, je pars avec les 4 faire une balade. De retour après une heure de trottinette, et avoir roulé dans 438 flaques d’eau (et de boue), les punks sont calmes, devant un dessin animé. Les affaires pour demain sont prêtes, les cartables n’attendent plus que de retourner à l’école (comme Madame qui trouve que les vacances c’est bien mais que, comme les blagues, les meilleures ne sont pas forcément les plus longues…). Repas et dodo pour tout le monde, pour bien commencer la semaine, nous nous coucherons comme d’habitude vers minuit, le changement d’heure nous réussit !

Bonne semaine ! Et bon courage aux Fribourgeois et Valaisans qui ont la joie d’être en vacances !

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